Catégorie : Pratique

Qu’est-ce qu’un ordre en Bourse ?

Qu’est-ce qu’un ordre en Bourse ?

Lorsque vous avez choisi votre courtier, il est temps d’acheter une première action.

C’est ce qu’on appelle ‘placer un ordre’.

Il existe plusieurs types d’ordre, mais il n’y en a qu’un qui va nous intéresser particulièrement.

 

Les 4 types d’ordres

Vous avez fait vos recherches…

Et vous savez maintenant quelle action acheter.

Il est donc temps maintenant de passer un ordre.

Qu’est-ce qu’un ordre ?

C’est tout simplement une demande d’achat ou de vente que vous faites à votre courtier.

En gros, vous lui dites : “Hey, j’aimerais acheter 100 actions XYZ” par exemple…

Et lui il le notera dans son carnet.

Une fois qu’un vendeur passera un ordre pour lui dire : “Hey, j’aimerais vendre 100 actions XYZ”, votre ordre et le sien seront exécutés.

Et tout le monde sera content.

Sur Binck, pour passer un ordre, il suffit de cliquer sur le bouton orange ‘Passer un ordre simple’ :

 

1. L’ordre au marché

Quand vous passez un ordre au marché, que ce soit à l’achat ou à la vente, vous êtes prioritaire sur tous les autres ordres.

Cette ordre dit à votre courtier : “Je veux acheter/vendre l’action XYZ au prix que le marché me le propose maintenant.”

Généralement, cette ordre est exécuté très rapidement puisque vous n’essayez pas d’acheter l’action à un prix particulier.

Vous pouvez soit définir la quantité d’actions concernée par l’ordre, soit le montant.

Si vous voulez acheter pour 500 € d’actions XYZ, vous allez donc choisir un ordre au marché en spécifiant le montant.

Dans l’image ci-dessous, le cours actuel de l’action est de 23,80 €…

Ce qui veut dire que si vous passez un ordre au marché, le prix d’achat ou de vente sera très légèrement aux alentours de cette somme.

 

2. L’ordre limité

L’ordre limité ressemble à un ordre au marché sauf que cette fois-ci, vous allez placer une limite.

Vous allez dire “Hey, j’aimerais acheter 100 actions XYZ mais je ne veux pas payer plus de 23,85 € par action.”

Cela vous permet de vous assurer que vous ne paierez pas une action trop chère…

Ou que vous ne vendrez pas en-dessous d’un certain prix.

 

3. L’ordre à seuil de déclenchement

Nos deux derniers ordres ne nous concernent pas vraiment puisqu’il sont plutôt destinés aux traders.

L’ordre à seuil de déclenchement est aussi appelé ordre stop.

Il permet de se protéger quand une action est en chute libre.

Vous dites à votre courtier : “Si l’action descend en-dessous de ce prix, tu vends le plus vite possible.”

Mais cela fonctionne aussi dans l’autre sens…

À l’achat ce sera : “Si l’action monte au-dessus de ce prix, tu achètes le plus vite possible.”

 

4. L’ordre à plage de déclenchement

Cet ordre est un mix entre l’ordre à seuil de déclenchement et l’ordre limité.

Vous dites à votre courtier : “Si l’action descend en-dessous de ce prix, tu vends le plus vite possible mais tu ne vends pas si le prix est en dessous de 15 €.”

 

Lequel choisir ?

Comme mentionné juste avant, les deux derniers ordres ne nous concernent pas en tant qu’investisseurs.

L’ordre limité peut être intéressant mais dans la plupart des cas, c’est l’ordre au marché que j’utiliserai.

La raison est simple : l’ordre limité est pour moi une source d’inquiétude.

Il m’est déjà arrivé de placer une limite qui n’était jamais atteinte…

Je disais à mon courtier : “Je veux payer 25 € maximum pour ces actions.”

Et le prix oscillait toujours au-dessus.

Au final pour quoi ?

Pour gagner quelques euros…

Si j’investis 250 €, cela fera très peu de différence que le prix d’achat de l’action soit de 25 € ou 26 €.

Si c’est une affaire à 25 €, cela sera aussi une affaire à 26 €.

On n’est pas des traders à scruter la moindre variation de prix…

Nous sommes des investisseurs qui se focalisent sur la valeur reçue plutôt que le prix.

Minimiser son risque en l’étalant

Minimiser son risque en l’étalant

Cette technique a été créée par le mentor de Warren Buffett, Benjamin Graham.

De nombreux investisseurs l’utilisent encore aujourd’hui…

Et cela reste un moyen très sûr de limiter son risque.

Cette technique, c’est le “Dollar Cost Averaging” ou DCA.

 

Comment ça marche ?

Nous avons 1000 € à investir.

Génial ! Nous avons de plus trouvé une action intéressante qui se vend à un bon prix.

On décide donc de faire notre achat.

1 semaine après, on se rend compte que le prix de l’action a chuté.

Bon, ce n’est pas grave, c’est sûrement temporaire.

2 semaines après, le prix chute à nouveau.

Mince !

Même si notre horizon d’investissement est le long terme, on est déçu de voir que la valeur de notre investissement est en train de chuter…

Pour éviter cette mésaventure, on va plutôt acheter notre action à un coût moyen.

Reprenons notre exemple.

Nous avons toujours 1000 € à investir.

Mais cette fois-ci, nous allons acheter en plusieurs fois.

J’aime le faire sur une période d’un mois.

Concrètement, je me dis que la 1ère semaine, j’achèterai pour 250 € d’actions

Pareil pour la 2ème, 3ème et 4ème semaine.

Au final, j’aurai acheter l’action à son prix moyen durant le mois.

Si l’action se vend à 50 € la 1ère semaine, 40 € la 2ème, 35 € la 3ème et 40 € la 4ème…

Avec la technique du DCA, je paierai un coût moyen de 41,25 € ((50+40+35+40)/4) pour mes actions.

Au lieu de 50 € si je dépense les 1000 € la 1ère semaine.

 

Oui mais si ça monte

Bien sûr, si le prix de l’action commence à monter, cela reste moins intéressant.

Mais gardez bien en tête que ce que nous voulons, c’est diminuer le risque…

Et là, c’est exactement ce que fait cette méthode :

  • Si les prix chutent, nous serons gagnants. On aura un prix moyen plus intéressant que notre prix de départ.
  • Si les prix grimpent, nous serons gagnants également. Le prix moyen sera un peu plus élevé que le prix de départ, mais les prix sont en train de grimper, on gagnera moins mais on gagnera quand même.

Mais ne vous inquiétez pas, généralement, les actions qui nous intéressent sont celles dont le prix est en train de chuter

Celles que le marché sous-estime ou dévalorise.

C’est lorsque le marché fait chuter les prix que les opportunités apparaissent, pas l’inverse.

 

Attendre que ça remonte ?

Certains investisseurs ne préfèrent pas acheter une action pendant sa chute de prix.

Ils comparent cela à essayer de rattraper des couteaux dans leur chute.

Ils attendent donc que le prix commence à remonter pour acheter.

Mais comment sait-on que cette remontée est durable ?

Difficile à dire.

En tout cas, c’est une autre stratégie.

A vous de choisir celle qui vous convient le mieux.

Pour l’instant le DCA me convient très bien.

Faites votre choix, mais gardez en tête un élément important…

Ces méthodes ne nous aideront pas à faire un bon investissement.

Elles nous aideront à minimiser notre risque face à certains mouvements de prix.

Le plus important reste d’acheter une action en-dessous de sa valeur intrinsèque…

Ainsi, nous savons que nous finirons tôt ou tard par être gagnant.

 

Quand acheter une action ?

Quand acheter une action ?

Vous savez quand est-ce que l’on fait une bonne affaire ?

C’est au moment de l’achat.

Pas quand on va revendre, non.

C’est au moment où on aura su obtenir un bon prix de l’actif que l’on achète.

Que ce soit pour de l’immobilier ou pour une action.

En immobilier, il y a la négociation qui peut transformer une affaire correct en une bonne affaire.

Mais en Bourse, cela n’existe pas.

C’est le timing qui est primordial.

Mais alors, comment savoir que c’est le bon moment ?

 

Frapper au bon moment

Warren Buffett aime prendre l’image d’un joueur de Baseball.

Lorsque le joueur adverse lance la balle au frappeur, ce-dernier réagit uniquement s’il estime que la balle lui convient.

Sinon, il n’a pas à bouger.

C’est ainsi qu’il marquera des points.

En Bourse, c’est la même chose.

Le marché vous propose des prix à longueur de journée.

C’est comme si quelqu’un venait frapper à votre porte toutes les secondes pour vous dire qu’il vend telle action à tel prix.

Et ça, tous les jours.

C’est à vous d’être attentif, serein et assez sage pour “ouvrir la porte” au bon moment.

C’est à dire pour faire votre achat lorsque le prix vous conviendra.

 

Quelques indicateurs

On a déjà pu voir ensemble un indicateur qui peut nous dire si le prix est intéressant, si on est peut-être face à une bonne affaire.

Le premier est le PER, ce ratio qui nous dit si une action est très valorisée ou pas par le marché.

Déjà, vous pouvez avoir une première idée avec ce ratio.

Si vous voyez qu’il est de 80, ce n’est peut-être pas le bon moment pour acheter cette action.

Par contre, s’il est inférieur à 10, cela mérite qu’on y jette un oeil.

Ensuite, un indicateur que j’aime bien utiliser est la variation du prix de l’action sur 52 semaines (1 an).

Vous pouvez trouver cette information sur un site comme Yahoo Finance par exemple.

Si le prix du marché est proche de la limite basse sur 52 semaines, c’est un bon signe.

L’action est peut-être sous-valorisée par le marché, il faut s’y attarder dans ce cas.

C’est deux informations sont très faciles à trouver sur Yahoo Finance.

Et elles vous disent en un coup d’oeil si le prix est intéressant ou pas.

Cela sert comme premier filtre.

 

Etre à l’aise face à l’incertitude

Soyez avides quand les autres sont craintifs et craintifs quand les autres sont avides.(Warren Buffett)

Cette citation de Warren Buffett pourrait répondre à elle seule à la question que l’on se pose dans cet article.

Les autres, le marché, devient craintif lorsque de l’incertitude s’installe autour d’une action.

Nous, en tant qu’investisseur futé, devons dépasser cette incertitude, être à l’aise avec cela, et même voir cela comme une opportunité.

Warren Buffett a fait ses meilleurs affaires lors de crises comme celle que l’on a connu en 2008.

Lorsque tout le monde craint pour le futur, nous devons être à l’affut des (nombreuses) opportunités qui vont se présenter.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut attendre une crise pour investir ?

Pas vraiment, une entreprise ou une industrie peut être entourée d’incertitude momentanément…

À cause d’une mauvaise nouvelle ou d’un changement de dirigeant par exemple.

Je vous renvoie à l’article qui parle de l’affaire Facebook et de l’incertitude qui régnait (et règne toujours) autour de cette entreprise.

C’est dans ce genre de “tempête” qu’il faut garder la tête froide pour pouvoir découvrir des opportunités.

 

Est-ce le moment d’acheter ces actions ?

Est-ce le moment d’acheter ces actions ?

On a déjà vu ensemble qu’il y avait des moments pour acheter une action.

Certains indicateurs peuvent nous indiquer si l’action est plutôt sur-cotée ou sous-cotée.

Regardons aujourd’hui quelques actions pour voir si elles méritent notre attention.

On ne regardera ces actions qu’à travers les indicateurs mentionnés dans l’article d’hier.

J’essaierai de prendre des actions que la plupart d’entre vous connaissent…

Ou du moins, des actions dont on a tous entendu parler.

En essayant cependant de diversifier au maximum…

C’est à dire de prendre des actions qui se trouvent dans des industries différentes.

Toutes les informations utilisées pour cet article seront récupérées sur le site Yahoo Finance.

 

Google

On commence par Google, le moteur de recherche n°1.

La société qui se trouve derrière s’appelle Alphabet.

En tapant Alphabet dans la barre de recherche de Yahoo Finance, on tombe sur cette page :

Regardons ensuite le PER ainsi que la variation du prix sur 52 semaines.

Pour mieux visualiser où se place le prix de l’action aujourd’hui par rapport au minimum et au maximum sur 52 semaines…

Il suffit de cliquer sur ‘1Y’ sur le graphique représentant le cours de l’action.

Ainsi il est plus simple de visualiser cette information.

Est-ce que de l’incertitude entour cette entreprise ?

Pour savoir ça, il suffit de descendre sur la page…

On a ainsi accès aux dernières news en rapport à l’entreprise.

Si on doit résumer les informations que l’on vient d’analyser, on a :

Un PER = 25,48

Un prix qui ne se trouve pas au plus bas quand on regarde la tendance sur 52 semaines.

Et pas vraiment de mauvaises news qui influeraient sur le prix de l’action.

Même si les actions technologiques ont généralement un PER plus élevé que les actions d’autres industries, ce dernier n’est tout de même pas assez bas pour que cela soit intéressant (le PER moyen étant de 15).

Le prix actuel n’étant pas au plus bas et aucune incertitude n’entourant cette entreprise, pour moi, cette action n’est actuellement pas intéressante.

 

Tesla

La société d’Elon Musk fait beaucoup parler d’elle depuis quelques années.

Ses voitures font rêver mais qu’en est-il de l’entreprise ?

Jetons un oeil au PER ainsi qu’au prix sur 52 semaines.

Ce qu’on remarque c’est qu’il n’y a pas de PER.

Et la raison à cela est simple : il n’y a pas de bénéfices.

Tesla ne gagne tout simplement pas d’argent, elle en perd…

Comme nous le montre le chiffre juste en-dessous du PER.

Pour moi, c’est un drapeau rouge, je ne vais pas plus loin.

Mettre de l’argent dans une société qui ne gagne pas d’argent est trop dangereux à mon goût.

 

BNP Paribas

On termine avec une entreprise de chez nous.

Et là, pour le coup, cela paraît déjà un peu plus intéressant :

On a un PER = 7,35. C’est un chiffre intéressant, il est bien en-dessous de la moyenne.

On s’aperçoit également que le prix de l’action est actuellement au plus bas quand on regarde la variation du prix sur 52 semaines.

Regardons un peu les news en-dessous :

En prenant quelques minutes pour lire un ou deux articles, on s’aperçoit que ce sont les taux bas actuels qui plombent l’ensemble de l’industrie banquaire.

Pour un investisseur futé, qui s’intéresse au long terme, c’est plutôt une bonne nouvelle…

Les taux ne vont pas rester bas éternellement.

C’est le parfait exemple d’une nouvelle qui apporte de l’incertitude.

Les perspectives de bénéfices risques d’être faibles sur le court ou moyen terme…

Et cela est suffisant pour faire fuir la plupart des investisseurs.

Cela ressemble à une opportunité.

Il ne faut pas s’arrêter là dans nos recherches, bien sûr, mais c’est déjà un bon signe.

Parmi les 3 actions auxquelles on s’est intéressées dans cet article, celle-ci me paraît être la plus intéressante.

 

Les arguments avancés dans cet article n’engagent que moi.

Je rappelle que je ne suis pas un professionnel et que vous devez faire vos propres recherches avant d’investir en Bourse.

Le PER ou le ratio qui vous dit si c’est une affaire

Le PER ou le ratio qui vous dit si c’est une affaire

Le monde de la Bourse est fait de chiffres.

Une entreprise cotée en Bourse se doit de révéler tous ses chiffres puisqu’elle est publique.

Et nous, en tant qu’investisseur, on se doit de les comprendre un minimum.

On commence aujourd’hui par le ratio le plus connu : le PER.

A quoi il sert et comment peut-il nous aider à mieux investir ?

 

Un ratio ?

Oui, il existe de nombreux ratios en Bourse.

Un ratio, c’est tout simplement le rapport entre deux données.

Si vous avez un salaire de 2000 € et que vos dépenses mensuelles sont de 1000 €, vous avez un ratio salaire/dépenses de 2 (2000/1000).

Les ratios sont utiles parce qu’ils permettent de mettre les choses en perspective.

Si je vous dis que vous avez un ratio salaire/dépenses de 10, vous vous dîtes que je suis sûrement riche.

Et pourtant, tout est relatif…

Si je dépense 200 € tous les mois et que je gagne 2000 €, mon ratio est de 10.

Si je dépense 1000 € par mois, pour avoir un ratio de 10, je devrais avoir un salaire de 10 000 €…

Mon ratio est le même dans les deux cas et pourtant les deux situations sont différentes.

C’est ça l’intérêt des ratios : permettre d’avoir une valeur, une donnée qui sera parlante quelle que soit l’entreprise qui nous intéresse.

 

Le PE quoi ?

PER (ou Price/Earning ratio) est le ratio prix/bénéfices.

En quoi ce ratio est-il intéressant ?

En clair, il nous dit si les investisseurs sont prêt à payer beaucoup en fonction des bénéfices d’une action.

Un PER de 2 par exemple voudra dire que si une entreprise gagne 1 € de bénéfice par action, les investisseurs sont prêts à payer 2 €.

Prenons un exemple bien concret pour que l’on puisse bien comprendre.

Je vais sur le site Yahoo finance pour avoir le prix et le bénéfice d’une action qui m’intéresse.

Prenons Amazon.

Deux données nous intéressent sur cette image.

Le prix : C’est la somme que l’on devra tirer de notre poche si l’on souhaite posséder une action Amazon (1640 $ ici).

Le bénéfice par action : C’est la partie du bénéfice qui nous revient. Attention, ce ne sont pas les dividendes. Une partie de ces bénéfices pourra être distribuée sous forme de dividendes ou réinvestis dans l’entreprise (20,14 $ ici). Plus de détails dans cet article.

Et là, il ne reste plus qu’à calculer ce ratio en faisant ce calcul : prix / bénéfice par action.

On obtient alors un PER = 81,43

Ce qui veut dire que pour chaque dollar de bénéfice, les investisseurs sont prêts à payer 81,43 $.

Alors, je vous rassure, ce ratio nous est donné.

Toujours sur Yahoo finance, vous pouvez le trouver là :

 

Alors ? C’est cher ?

Historiquement, les actions ont un PER de 15.

On peut donc dire que si une action a un PER au-dessus de 15, elle est chère…

Et au-dessous de 15, son prix commence à être intéressant.

Dans notre cas, l’action Amazon est super chère.

Pourquoi un tel prix ?

Parce que les attentes qui portent cette entreprise sont énormes.

Je vous renvoie sur l’article qui en parle.

Certains investisseurs n’achètent pas une action si son PER est au-dessus de 10.

Ce ratio est donc un bon indicateur pour avoir une idée de la valeur d’une action : si c’est une bonne affaire ou pas.

 

Aussi simple que ça ?

Si pour investir, il suffisait de regarder le PER, ça se saurait…

Certains investisseurs ne jurent que par ce ratio.

Mais la réalité est parfois un peu plus complexe que cela.

Il peut arriver qu’une entreprise ait un PER très faible et que ce ne soit pas réellement justifié : c’est là qu’il y a opportunité.

Mais parfois le PER est faible tout simplement parce que l’entreprise est criblée de dettes par exemple et qu’il sera difficile pour elle de s’en sortir…

Ou que les bénéfices sont en chute libre et que les dirigeants n’apportent aucune réponse satisfaisante.

Pour ma part, je jette toujours un oeil au PER quand je regarde une action…

Mais je ne m’arrête jamais à cela.

La première chose à faire quand on investit en Bourse

La première chose à faire quand on investit en Bourse

Par où commencer ?

J’aurais pu commencer mon blog par cet article.

On sait que la Bourse, c’est un moyen de gagner de l’argent…

Mais qu’est-ce que je dois faire en premier ?

Apprendre le jargon financier ?

Lire la biographie de Warren Buffett ?

Economiser pour investir ?

 

Ne pas perdre de temps

Pour moi, la première chose à faire, c’est ouvrir son PEA (voir l’article qui en parle ici).

Ce compte va vous permettre d’investir tout en supprimant votre imposition.

Cependant, il doit être âgé de 8 ans pour être exonéré d’impôts.

Plus tôt il sera ouvert, moins de temps on aura à attendre avant que notre PEA arrive à maturité.

J’ai ouvert mon PEA 1 an avant de réellement investir.

(Oui, j’ai pris 1 an avant de sauter dans la marmite de la Bourse…)

Dès que j’ai su que cette “niche fiscale” existait, j’ai fait les démarches nécessaires et j’ai viré 10 € sur mon PEA (il faut un premier versement pour qu’il soit ouvert).

C’est pour moi la première chose à faire quand on sait que l’on souhaite investir en Bourse.

Je vous renvoie sur cet article qui vous parle des brokers, c’est eux qui vont vous permettre d’ouvrir un PEA et de commencer à investir (article ici).

 

Se former

La règle d’or en investissement est : “Ne jamais investir dans quelque chose que l’on ne comprend pas.

D’où l’importance de se former.

J’espère que ce blog vous permet d’en apprendre un peu plus sur cet univers.

De nombreux livres existent également sur le sujet.

Attention à ne pas choisir un livre trop technique, cela aura pour effet de vous décourager.

Le livre que j’ai le plus apprécié pour l’instant est “The Dhandho Investor” de Monish Pabrai.

Malheureusement, il est uniquement en anglais, mais très facile à lire.

J’ai beaucoup apprécié dernièrement le livre d’Howard Marks, “La chose la plus importante”.

Et là pour le coup, il est en français.

Aller à votre rythme, et surtout, ne vous découragez pas.

Certains livres ou certains contenus sont tellement techniques qu’on finit par se dire que l’investissement, ce n’est pas pour nous.

Mais on n’a pas besoin de tout comprendre et de tout savoir pour commencer à investir.

 

Se lancer

Au bout de quelques semaines, je vous conseille de mettre une petite somme dans une action ou un tracker.

Si vous pensez ne pas en savoir assez pour l’instant pour acheter une action, lancez-vous dans les trackers (article ici).

Vous achetez ainsi un marché dans sa totalité.

C’est le moyen le plus simple d’investir.

L’un des trackers (ou ETF) les plus connus est celui qui suit le S&P500, l’indice américain.

Cet article d’Investopedia en parle, il fait parti, pour eux, de l’un des 3 meilleurs trackers pour le long terme.

Vous pouvez le trouver en tapant ‘SPY‘ dans la barre de recherche de votre courtier.

Et bonus, il est éligible au PEA.

Ainsi, vous aurez un peu d’argent en Bourse, et vous serez déjà familiarisé avec le processus d’achat.

Moins de 100 € est nécessaire pour commencer.

Vous verrez, une fois ces 3 étapes franchies, vous vous sentirez beaucoup plus à l’aise…

Et vous vous sentirez déjà l’âme d’un investisseur.

Le thermomètre de Warren Buffett pour connaître la température du marché

Le thermomètre de Warren Buffett pour connaître la température du marché

Les actions sont-elles chers en ce moment ou peut-on trouver facilement des opportunités ?

Le marché a tendance à être un tout homogène.

Que ce soit à la hausse ou à la baisse, il y a des sortes de “mouvement d’actions”.

Aujourd’hui on va s’intéresser à l’indicateur qui, selon Warren Buffett, est le meilleur indicateur de la tendance du marché.

 

Une formule simple

L’avantage de cet indicateur est qu’il est très parlant.

Il est composé de 2 éléments :

  1. La valeur totale de toutes les entreprises américaines
  2. La valeur totale de tout ce que le pays produit (PIB ou Produit Intérieur Brut)

 

Prenons le 1er élément.

Une entreprise a un prix…

Si on souhaitait acheter tous les actions d’une entreprise, c’est ce prix que l’on devrait payer.

On parle alors de sa capitalisation boursière.

Mais retenez simplement qu’il s’agit du prix de la totalité de l’entreprise.

Aux Etats-Unis, un indice retranscrit la capitalisation de toutes les entreprises américaines du marché : le Wilshire 5000.

En gros, cet indice est l’addition des capitalisations de toutes les entreprises américaines.

Combien devrait-on payer si on souhaitait acheter l’ensemble des entreprises américaines ?

En regardant cet indicateur, on a la réponse.

 

Ensuite, on a le 2ème élément.

Cela va vous rappeler les cours de Géo du collège : le PIB.

Pour rappel, c’est un indicateur de la richesse produite par un pays.

Je ne vais pas rentrer dans les détails du calcul du PIB…

Parce que déjà je ne les maîtrise pas et qu’ensuite je pense que ce n’est pas nécessaire pour comprendre notre indicateur.

 

Voilà, notre indicateur est composé de ces 2 éléments.

La formule exacte est : (Wilshire 5000 / PIB) x 100

Et comme je suis sympa, je vous donne le lien qui vous donne accès à cet indicateur.

 

Qu’est-ce que cela nous dit ?

Cet indicateur nous dit simplement : “Si le prix du marché américain est supérieur à ce que ce marché produit, les prix des actions sont chers.”

Plutôt clair.

C’est pour ça que je l’aime bien, il est plutôt simple à comprendre.

Au final, si cet indicateur est au-dessus de 100 % (ou 1), c’est que le marché est surévalué.

S’il est en dessous, il est sous-évalué.

Si vous avez cliqué sur le lien plus haut, vous vous êtes rendu compte qu’on est actuellement à un niveau jamais atteint auparavant…

Le marché est très surévalué, les actions sont chères.

 

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Est-ce que cela signifie qu’il ne faut pas acheter d’actions ?

Non, pas vraiment, Warren Buffett lui-même en achète en ce moment.

Mais cela veut dire qu’il est plus difficile de trouver des opportunités intéressantes.

Toutes les actions ne sont pas surévalués mais beaucoup d’entre elles le sont.

Ce n’est pas vraiment le moment à mon avis pour être agressif dans ses investissements en Bourse.

Mais en regardant bien, on se rend compte que depuis 2013 cet indicateur est au-dessus de 1.

Plus de 5 ans…

Cela fait long à attendre, si on souhaite profiter de bonnes affaires (c’est à dire quand le marché sera sous-évalué).

On discutera dans un prochain article d’une éventuelle stratégie à adopter dans ce genre de cas.

En attendant, on retiendra que cet indicateur nous donne une bonne idée de la température du marché.

Ah… et c’est vrai, c’est le marché américain.

Mais souvent, le marché américain donne la tendance pour l’ensemble des autres marchés mondiaux.

Comment investir en pilote automatique avec les trackers ?

Comment investir en pilote automatique avec les trackers ?

Investir nécessite d’avoir une stratégie.

Mais nombreux sont ceux qui ne désirent tout simplement pas apprendre à investir…

Parce qu’ils estiment que c’est trop compliqué ou qu’ils ne veulent pas y consacrer du temps.

Pour ces personnes, il y a une solution.

C’est l’investissement passif

C’est comme investir mais sans apprendre à investir.

 

La valise à actions

Cette méthode passe par les trackers ou ETF (Exchange Traded Fund).

J’aime voir ces trackers comme une valise à actions.

Au lieu de choisir l’action qui sera selon vous la plus performante…

Vous achetez une valise dans laquelle se trouve des centaines d’actions (c’est une image bien sûr).

Quelle est l’avantage de cette méthode ?

Elle vous permet d’avoir la performance d’un groupe d’actions sans chercher à connaître en détails les entreprises qui sont derrières.

En effet, si vous prenez le S&P500 par exemple, l’indice qui regroupe les 500 plus grosses entreprises américaines…

La performance moyenne depuis 40 ans est de 10 %.

Ainsi, si vous voulez avoir une performance de 10 %, il “suffit” d’acheter un tracker qui “suit” cet indice.

Vous en achetez un peu tous les mois et vous êtes assuré de voir votre épargne se développer.

 

Pourquoi un tracker ?

Avant les trackers, si on souhaitait investir en Bourse sans le faire soi-même, il fallait passer par un fond d’investissement.

On s’est malheureusement rendu compte que la performance des fonds étaient médiocres une fois les frais de gestion prélevés.

Notre agent était confié à un gestionnaire qui, souvent, ne faisait pas mieux que le marché…

Si on paie un service, c’est pour avoir un résultat…

Et là le résultat n’est pas au rendez-vous.

Le tracker a tout changé à ça.

Les frais de gestion sont minimes (moins de 0,5 % en moyenne) et la performance est celui de l’indice qu’il suit.

Il ne fera pas mieux mais il ne fera pas moins bien non plus.

Pour beaucoup d’investisseurs, cela a été une révolution.

Dorénavant, il est possible d’avoir une performance très intéressante pour des frais quasiment nuls.

Warren Buffet lui même a encouragé ses concitoyens à investir dans les trackers s’ils ne souhaitaient pas apprendre à investir.

 

Des trackers qui suivent quoi ?

Comme on l’a dit, un tracker va suivre un certain indice.

Il y en a des centaines.

Des trackers pour suivre le CAC40, des trackers pour les actions technologiques, des trackers pour l’or…

Il y a même des trackers qui suivent la performance du marché mondial.

Autant dire que vous avez le choix.

Un tracker peut suivre un secteur, un certain type d’actif ou une zone géographique.

Faites donc bien vos recherches avant de faire votre achat.

Mais un des critères à prendre en compte particulièrement sont les frais de gestion.

Même si ceux-ci sont très faibles, d’un tracker à l’autre, ils ne seront pas les mêmes.

Et même 0,1 % de différence de frais de gestion peut faire la différence sur du long terme.

 

J’espère vous avoir convaincu.

Il n’y a plus aucune raison maintenant de ne pas investir en Bourse…

C’est la méthode la plus simple et ne demandant presqu’aucun effort.

Cependant, ce n’est pas la stratégie d’investissement que je privilégie…

Et je vous dirai pourquoi dans un prochain article.

Le PEA ou comment éviter d’être imposé en Bourse

Le PEA ou comment éviter d’être imposé en Bourse

Les impôts… difficile d’y échapper.

Surtout en France, le 2ème pays le plus taxé au monde.

Alors quand des dispositifs existent pour nous en libérer un peu, il ne faut pas hésiter.

Et en Bourse,  il y n’y en a qu’un de dispositif pour le particulier qui souhaite investir.

Certains le considèrent presque comme une niche fiscale tellement il est avantageux.

Il s’agit du PEA.

 

Des impôts ? Où ?

Si vous touchez un salaire, vous payez des impôts.

C’est l’impôt sur le revenu.

À partir du moment où vous gagnez de l’argent, vous êtes imposé…

En tout cas, cela se passe comme ça en France.

En Bourse, c’est la même chose…

Si vous faites une plus-value, c’est à dire que vous revendez plus cher que ce que vous avez payé, vous êtes imposé.

Si vous gagnez des dividendes, vous êtes imposé.

Donc à partir du moment où vous gagnerez de l’argent en Bourse, vous aurez l’impôt sur le revenu à payer…

Plus les charges sociales.

À partir de 2019, cela reviendra à une imposition de 30 % au total…

Au lieu de 39,7 % il y a encore quelques mois.

C’est pour vous montrer à quel point l’état français souhaite vous encourager à investir !

Mais 30 % c’est quand même beaucoup…

Si on fait une plus-value de 1000 €, on devra donner 300 € à l’état français.

C’est là qu’entre en scène les vrais avantages du PEA.

 

Des conditions à respecter

Alors, bien sûr, si les impôts vous font une fleur c’est qu’il y a des conditions à respecter…

Mais avant d’aborder les conditions à respecter, précisons ce qu’est réellement un PEA.

Un PEA (Plan Epargne Actions) est un compte, comme votre compte courant que vous utilisez pour faire vos achats de tous les jours.

Sauf que là, ce compte vous permettra d’acheter des actions.

Vous pouvez en ouvrir dans une banque mais la méthode la plus économique est de le faire via une banque en ligne ou un courtier en ligne…

Les frais seront beaucoup plus faibles que si vous passiez par votre banque.

J’utilise personnellement Binck.

Ensuite, notre PEA ouvert, il ne nous reste plus qu’à acheter des actions…

En respectant bien sûr les conditions.

Et oui, vous vous souvenez, je vous ai dit que si vous respectiez certaines conditions, vous n’allez pas payer 30 % d’impôts mais plutôt 17,2 %.

Ca vaut le coup d’y jeter un oeil.

1ère condition : on ne doit retirer aucune somme avant 8 ans.

Personnellement, j’investis pour le long terme.

Cela ne m’embête pas du tout de laisser mon argent travailler pour moi pendant 8 ans, bien au contraire.

2ème condition : on n’a accès qu’à une certaine catégorie d’actions ou de trackers (on reviendra là-dessus dans un prochain article).

On ne peut investir que dans des actions européennes.

Si vous vouliez acheter des actions Apple ou Amazon, ce ne sera malheureusement pas avec un PEA.

Cette condition m’embête un peu plus mais on ne peut pas tout avoir non plus.

3ème condition : Il y a un plafond de versement qui est de 150 000 €.

Cela veut dire que si vous souhaitez investir davantage, ce ne sera pas via un PEA.

 

Comment cela se passe si on souhaite retirer notre argent avant les 8 ans ?

La réponse en tableau.

Conséquences si il y a retrait avant les 8 ans (tableau de BforBank)

Pour rappel, les prélèvements sociaux sont de 17,2 %.

 

Dernières précisions :

  • On ne peut avoir qu’un seul PEA.
  • Ouvrez votre PEA le plus vite possible, aujourd’hui même ! Cela ne vous coûte rien et votre PEA gagne déjà en ancienneté.
  • On ne peut pas échapper aux prélèvements sociaux : dans tous les cas, on aura au moins 17,2 % d’impôts à payer.

 

Dites-moi si vous avez fait la démarche pour ouvrir votre PEA.

Plus vous le faites tôt, mieux ce sera.

Qu’est-ce qu’une obligation ?

Qu’est-ce qu’une obligation ?

La première chose auquel on pense quand on pense à la Bourse, ce sont les actions.

Mais il y a aussi un marché pour ce qu’on appelle les obligations.

Qu’est-ce que c’est ?

Comment ça marche ?

On voit tout ça ici.

 

Un emprunt inversé

Avez-vous déjà fait un emprunt ?

Pour votre voiture, votre appartement ou votre maison peut-être.

Vous êtes allé à la banque et celle-ci vous a prêté une certaine somme.

Maintenant, cette somme vous la remboursez tous les mois.

Et bien, une obligation c’est la même chose mais c’est vous qui allez prêter cet argent.

Vous pouvez le prêter à une entreprise ou à un Etat.

Ces derniers ont alors “obligation” de vous rembourser.

L’argent investi dans une obligation est donc plutôt sûr…

Sauf si l’entreprise a qui vous avez prêté de l’argent fait faillite…

Ou que les caisses  de l’Etat soient vides (il y a quand même peu de chance).

Ensuite, qu’est-ce qui se passe ?

Comme pour un emprunt à la banque, l’obligation vous donne droit à des intérêts.

On va appeler ça le coupon.

Il est plus ou moins élevé en fonction du risque qui y est associé.

Généralement, un coupon d’Etat est moins élevé que celui d’une entreprise.

Tout simplement parce qu’un Etat a moins de chance de vous faire défaut qu’une entreprise.

Mais contrairement à un emprunt classique à la banque, le capital qu’on vous a emprunté n’est remboursé qu’au terme de votre obligation.

 

Je prête à la France

Imaginons donc  que vous avez une obligation d’Etat sur 10 ans.

Vous y avez investi 1 000 €.

Ce qui veut dire que vous avez prêté à la France 1 000 €…

Que celle-ci va vous payer des intérêts sur 10 ans (le coupon) et qu’à la fin de ces 10 ans, elle vous remboursera le capital (1 000 €).

Ici, contrairement à votre emprunt bancaire (que vous payez tous les mois), le paiement du coupon se fera tous les ans.

Si l’obligation a un taux d’intérêt de 2 %, cela veut donc dire que tous les ans, vous recevrez 20 € (1000 x 2 %)…

Et cela pendant 10 ans.

Faisons le calcul :

20 € pendant 10 ans équivaut à 200 €…

Si on ajoute le capital remboursé à l’échéance, cela fait 1200 € (200 + 1000).

 

Obligation ou action ?

Une obligation est donc plus sûre qu’une action…

Dans le sens où le coupon sera obligatoirement versé à moins que l’Etat ou l’entreprise qui a délivré le coupon fasse faillite.

Mais qui dit investissement plus sûr…

Dit aussi rendement moins important.

Vous n’aurez pas de surprise avec une obligation.

Si son taux d’intérêt est de 2 % quand vous l’achetez…

À son terme, il sera toujours de 2 %.

Si on doit résumer simplement, l’obligation est idéale pour apporter un peu plus de sécurité à son porte-feuille…

Mais il ne faudra pas espérer démultiplier rapidement son capital grâce à ce genre d’investissement.