Catégorie : Pratique

Y aura-t-il une crise l’année prochaine ?

Y aura-t-il une crise l’année prochaine ?

Un indicateur a prévu toutes les crises qui se sont déroulées en bourse.

La crise de 2008, la bulle Internet des années 2000…

En regardant cet indicateur, on aurait pu savoir dès la fin 2006 qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.

Et aujourd’hui ?

Est-ce que tout va bien ?

 

La courbe d’inversion des taux

Il y a quelque chose qu’on n’a pas encore vu ensemble sur ce blog, ce sont les obligations.

Pour faire simple, c’est comme un crédit, mais dans l’autre sens.

Ainsi, c’est nous qui prêtons de l’argent quand nous souscrivons à une obligation…

Ce prêt peut se faire à une entreprise ou à un état.

Et l’entreprise ou l’état à qui l’on prête, devra nous rembourser un intérêt tous les ans.

Les obligations qui nous intéressent ici sont les obligations d’état.

Il existe des obligations de court terme : 3 mois

Ou des obligations de long terme : 10 ans.

Il y en a d’autres mais on s’intéressera uniquement à ces deux là aujourd’hui.

Laquelle de ces deux obligations est plus rémunérateur d’après vous ?

Celle sur 3 mois ou celle sur 10 ans ?

Bien-sur, c’est celle qui est sur 10 ans : plus on prête longtemps,  plus le taux d’intérêt est élevé…

C’est pareil pour nous quand nous allons à la banque.

Imaginons que le taux d’intérêt pour une obligation d’état sur 10 ans  soit de 3 %…

Une sur 3 mois sera peut-être de 0,8 %.

C’est normal : plus on prête longtemps, plus il y a de risque...

Et plus il y a de risque, plus la rémunération doit être importante.

Ok, très bien, mais c’est quoi le rapport avec une possible crise l’année prochaine ?

Et bien c’est très simple : si le taux d’intérêt d’une obligation de 3 mois devient supérieur à celle d’une obligation de 10 ans, quelque chose ne va pas.

 

Fiabilité : 100 %

Ce rapport entre le taux d’intérêt d’une obligation à 10 ans et une obligation à 3 mois peut se voir ici sous forme de courbe.

Tant que la courbe est au-dessus de 0, tout va bien.

Lorsqu’elle descend en-dessous, il y a toujours eu une crise dans les mois ou années qui suivent l’inversion de la courbe.

Je vous invite à aller sur la page vous montrant cette courbe.

Et de cliquer ensuite sur ‘Max’.

Vous verrez alors toutes les crises en grisées.

Et on s’aperçoit qu’avant chaque crise, quelques mois ou 1 an avant, la courbe des taux s’inversait.

Cet indicateur a donc fonctionné à chaque fois.

Il ne nous dit pas quand exactement cela va se produire, mais il nous dit que c’est pour bientôt.

 

Aujourd’hui ? C’est comment ?

La courbe s’est inversée très récemment : du 22 au 26 mars.

Mais elle a repris son allure habituelle.

Aujourd’hui, tout est normal.

Cela ne veut pas dire non plus que tout va bien, cela veut dire qu’il faut être prudent…

La courbe peut à nouveau s’inverser et cette fois de manière bien plus franche.

Surtout que le marché affiche des valorisation très élevées.

Mais personnellement, je pense qu’il n’y a pas vraiment de soucis à se faire pour cette année (2019).

Je reste néanmoins prudent et pense qu’une crise n’est pas très loin (l’année prochaine ?).

Ma stratégie dans cette situation ?

Je garde beaucoup d’espèces afin d’être prêt en cas de crise et donc de bonnes affaires…

Cela ne m’empêche pas d’investir mais j’y réfléchis souvent à deux fois.

 

Comment investir avec ses valeurs et principes ?

Comment investir avec ses valeurs et principes ?

L’un des aspects qui m’intéressent le plus dans l’investissement est de donner du sens à ce que je fais.

Comprendre et faire des investissements qui me parlent.

Si on veut investir pour le long terme, je pense qu’il est important que cet aspect ne soit pas négliger.

C’est, en effet, en faisant des investissements en accord avec nos valeurs et principes que l’on réussira à intégrer ce processus d’investissement à notre vie.

 

Trouver une mission que l’on veut soutenir

L’aspect financier est important.

Il ne viendrait à l’idée de personne de faire un investissement qui nous ferait perdre de l’argent.

Mais j’ai envie également que mon argent aille à une société dont je soutiens les valeurs…

Une société qui a une mission forte et qui m’inspire.

Et toutes les entreprises en ont une.

C’est le cap que la compagnie va suivre.

Si la mission n’est pas inspirante ou mal définie, l’entreprise risque d’errer et d’avoir des résultats peu satisfaisants.

D’où l’importance de cette mission.

J’aime voir le processus d’investissement comme la création d’une histoire

Tous les chiffres et ratios permettent de construire cette histoire…

Et la mission de la compagnie est le fil rouge, l’élément central autour duquel tout gravite.

Si l’histoire de cette société n’est pas inspirante, je vais voir ailleurs.

 

Comment connaître la mission d’une compagnie ?

On va utiliser notre vieil ami pour ça : Google.

Il suffira généralement de taper ‘mission statement‘ + ‘le nom de la société’

Allez, on regarde ça ensemble ?

Si je tape ‘mission statement disney‘, j’obtiens cette page :

On voit que le 2ème lien mène sur le site officiel…

C’est donc là-dessus que je vais plutôt aller.

Et là, la première chose que l’on voit, c’est la mission de la société :

En bon français, cela donne :

La mission de la Walt Disney Company est de divertir, d’informer et d’inspirer les personnes tout autour du monde via la puissance unique des histoires, en reflétant les licences emblématiques, les esprits créatifs et les technologies innovantes qui font de nous la première compagnie de divertissement au monde.

On essaie d’en trouver une autre ?

Netflix ? Tout le monde connait ? Super !

On tape donc ‘mission statement netflix‘ et le premier lien nous donne déjà ce que l’on recherche :

Ce qui donne :

L’essence de notre stratégie est de développer les souscriptions à notre service de streaming, localement et dans le monde entier. Nous améliorons continuellement l’expérience utilisateur avec une attention particulière sur l’augmentation de contenus disponibles, l’amélioration notre interface utilisateur et l’expansion de notre service à encore plus d’objets connectés, tout en respectant nos objectifs de résultat net.

 

Qu’est-ce qu’une bonne mission ?

La mission de l’entreprise doit nous parler.

Elle doit résonner avec nous et on doit se dire : “C’est une mission que j’ai envie de supporter !”

Mais au-delà de ça, il y a 3 éléments auxquels je porte particulièrement attention :

  • Inspirante : La mission doit presque me faire rêver. Elle doit être audacieuse et donner envie de se dépasser. Dans le cas de Netflix, par exemple, je ne trouve pas leur mission très inspirante. Mais en regardant de plus près, on peut voir que la vision de l’entreprise, elle, est beaucoup plus intéressante à ce niveau. Elle dit notamment qu’elle souhaite “aider les créateurs du monde entier à trouver une audience mondiale”.
  • Précise : La mission doit être claire et précise. Si la mission est inspirante sans réellement donner les éléments sur lesquels la société va travailler pour atteindre cette mission, cela a peu de valeur. Disney, par exemple, a une mission inspirante et nous dit qu’elle mettra son focus sur les licences, la créativité et les technologies. Même si le storytelling restera le coeur de son activité, elle recherche malgré tout à se développer. La mission de Netflix, elle, est très claire également, les objectifs qu’elle se fixe sont précis.
  • Simple : Pour moi, une mission doit pouvoir être exprimée très simplement et en très peu de mots. On doit voir clairement ce que la société vise. L’exemple parfait pour ça est la société Google qui a pour mission : “Organiser les informations à l’échelle mondiale dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous.” Simple et courte, moins de 20 mots pour exprimer leur mission. C’est pour moi le signe d’un focus fort et d’une vision claire de l’avenir de l’entreprise.

 

À votre tour maintenant !

Amusez-vous à rechercher les missions des sociétés que vous côtoyez tous les jours…

Et demandez-vous si leur mission vous parle et si vous seriez prêt à les supporter (et donc à investir dans leurs actions).

Dites moi en commentaire les missions qui vous inspirent le plus.

 

Comment savoir si une action réalise REELLEMENT du cash-flow ?

Comment savoir si une action réalise REELLEMENT du cash-flow ?

Vous savez, le cash-flow, l’argent qui reste après avoir tout payé…

L’argent qui tombe réellement dans notre poche.

Pour un appartement, si on arrive à avoir du cash-flow (net), on a fait une belle opération.

Dans le cas contraire, si notre appartement ne nous rapporte aucun cash-flow, on est parti pour enlever de notre poche et financer une partie du bien…

Comment voir la même chose pour une action ?

 

Revenu ? Cash-flow ? Bénéfices ?

Arnold : ” Hey, mais on l’avait déjà calculé la dernière fois ça, non ? ”

Sylvestre : ” La dernière fois, on avait vu comment reconnaître une action qui fait du profit. ”

Arnold : ” Oui, eh ben alors, ce n’est pas la même chose ? Si je fais un profit, c’est que j’ai de l’argent à me mettre dans la poche. ”

Sylvestre : ” T’as pas tord. Mais quand on analyse une action, il y a quand même quelques subtilités. ”

Arnold : ” Allez, vas-y, explique-moi tout… ”

Sylvestre : ” Quand tu regardes le résultat net que tu vois affiché sur le compte de résultat, ce n’est pas réellement le cash que l’entreprise a engendré. Parce que là-dedans, tu as les chèques qui ont été faits mais pas encore encaissés. ”

Arnold : ” Et c’est sûr que certains chèques ne seront jamais encaissés, il y en a toujours… ”

Sylvestre : ” Exactement ! Tu as aussi l’amortissement qui est pris en compte dans le résultat net et ça c’est quelque chose de purement comptable, cela ne rajoute aucun cash dans les caisses. ”

Arnold : ” L’amortissement ? ”

Sylvestre : “T’inquiète, on reviendra là-dessus une prochaine fois. ”

Arnold : “Ok, bon… Y’a un endroit alors où je peux voir réellement le cash que l’entreprise a engendré ? ”

Sylvestre : ” Yes ! Pour ça, il faudra qu’on aille regarder du côté du tableau des flux de trésorerie ou cash-flow statement dans la langue de Jay-Z. ”

 

Du cash, du vrai

Ici, dans ce tableau des flux de trésorerie, c’est réellement le cash qui entre et qui sort qu’on regarde.

Pas de manipulation comptable, pas de chèques encaissés, pas encaissés…

Que du cash.

On va faire attention surtout à 2 lignes :

La première est le Flux de trésorerie nets fournis par les activités d’exploitation ou en anglais Net cash provided by operating activities (on l’appelle aussi operating cash-flow).

Voyons d’abord où cela se trouve exactement.

Super ! Mais c’est quoi en fait ?

Et bien c’est tout simplement le cash (le vrai) réalisé par la société grâce à son activité.

Génial !

Oui mais il reste une petite chose.

Ce n’est pas exactement le cash qui va rester à la toute fin.

Avant, l’entreprise doit investir.

Vous savez, soit pour remplacer des machines qui auraient besoin d’un petit coup de neuf ou soit investir dans de nouvelles machines qui permettraient à l’entreprise de se développer.

Une fois que l’entreprise aura réalisé ses investissements, l’argent qui restera sera pour elle (et pour nous, si nous sommes investisseurs et actionnaires).

Pour voir ce qu’il reste, on regardera la ligne Flux de tréso disponible (c’est la dernière ligne) ou Free cash flow en anglais.

Et là, super !

On voit qu’Amazon fait du gros cash-flow tous les ans et qu’il est même en croissance (sauf en 2017).

 

Dernier détail

Ce Free cash flow est important parce qu’il nous révèle si la société dans laquelle on investira potentiellement gagne de l’argent.

Il existe en effet des entreprises qui font de jolis bénéfices mais qui sont obligées de tout réinvestir pour se maintenir à flot…

Malheureusement, dans ce cas là, il ne lui restera pas de Free cash flow et ce n’est pas ce qu’on veut.

Point important : le Free cash flow ne ment pas.

Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Si on voit qu’une entreprise a des bénéfices constants ou en croissance et un Free cash flow qui diminue au fil des années, c’est mauvais signe

Cela signifie qu’il y a de la manipulation comptable et que la société essaie de cacher quelque chose.

Nous, on va tout simplement s’éloigner de ce genre de sociétés et aller vite chercher ailleurs.

 

Comment décrypter la fiche action de son courtier ?

Comment décrypter la fiche action de son courtier ?

Quand on se connecte sur notre courtier, on a accès à notre espace personnel où on peut voir notre compte-titres ou notre PEA.

Aujourd’hui, je tape dans ma barre de recherche ‘Disney’.

On va voir ensemble ce que Mickey nous affiche.

 

Tout savoir sur une action

Je suis chez Binck.

Quand je tape ‘Disney’ dans ma barre de recherche, je tombe sur ça :

Alors, regardons un peu ce qu’on a sur cette page…

1. C’est le nom de l’entreprise/ de l’action qui nous intéresse.

2. Le prix auquel la dernière action a été vendue. Attention cependant, généralement le prix est affiché avec un peu de retard (sauf si vous êtes un trader et que vous avez payé pour avoir les cours en direct). Si vous souhaitez acheter ou vendre une action Disney, le prix sera légèrement différent (de quelques centimes).

3. C’est la baisse qu’a connue le titre ce jour : il a perdu 0,11 $.

4. On a la même chose que précédemment mais cette fois-ci sous forme de pourcentage. Le titre a perdu 0,10 %.

5. Ici on a plusieurs choses :

Symbole : C’est le petit nom de l’action. On l’utilise pour faire une recherche plus rapidement. Il est généralement composé de quelques lettres ou chiffres.

Bourse : C’est le marché boursier sur lequel se trouve l’action. Ici, l’action Disney se trouve sur le NYSE (New York Stock Exchange).

ISIN : C’est la référence de l’action. Dans les documents administratifs, pour identifier une action, on va plutôt utiliser ce numéro ISIN.

Secteur : Ça, je vous laisse deviner 😉

6. Sur ce graphique, on voit le cours de l’action (la variation de son prix) en fonction de la période de temps choisie.

La ligne verte correspond au prix.

Les barres verticales grisées correspondent au volume d’actions échangées (on revient là-dessus juste après).

7. Je pense que ce tableau est assez clair. On a juste :

Ouverture : C’est le prix de l’action quand le marché a ouvert (et on a dit qu’elle était sur quel marché ? Oui ! Le NYSE)

Clôture : Même chose mais quand le marché a fermé.

Volume : C’est le nombre d’actions échangées. Ce jour, il y a eu plus de 29 000 000 d’actions échangées, ce qui fait près de 3 millards de transaction juste pour l’action Disney, sur une seule journée !

8. Le carnet d’ordre est l’endroit où est mentionné les ordre qui sont en attente d’exécution.

On rappelle qu’un ordre c’est une demande d’achat ou de vente d’une action.

9. Trois éléments ici :

Positions : Le nombre d’actions que je possède : on voit ici que je ne possède aucune action Disney.

Couv. disponible : C’est la somme dont je dispose sur mon compte-titres (en espèces).

SRD : C’est la somme dont je dispose à crédit. En effet, votre courtier peut vous proposer de vous prêter de l’argent pour acheter des actions. Personnellement, je n’utilise que la somme que je possède sur mon compte.

 

Tout savoir sur une action (le retour)

Allez, on a quasiment fait le tour. Il reste juste le bas de page qui ressemble à ça :

10. Je ne vous fais pas un dessin 🙂

11. Ce sont les plus hauts et les plus bas qu’a connus le prix de l’action : sur 7 jours, 30 jours et 1 an.

 

Comme on vient de voir, il n’y a rien de bien sorcier.

J’apprécie le fait qu’il n’y ait pas trop d’informations sur cette page.

On retrouve l’essentiel.

Comment savoir si notre argent est bien investi ?

Comment savoir si notre argent est bien investi ?

Derrière une action, il y a toujours une entreprise.

Et dans cette entreprise, il y a des dirigeants.

Vous vous souvenez, on avait dit que la qualité des dirigeants était un point capital à prendre en compte lors d’un investissement.

Aujourd’hui, on regarde si l’argent investi dans une action est correctement utilisé…

En d’autres termes, on va analyser la performance d’un dirigeant.

 

Où se trouve notre argent ?

Quand on achète une action, on donne cet argent à une entreprise.

Par la suite, elle l’utilisera pour se développer, investir dans des projets qui lui permettront de grandir.

L’argent des investisseurs, on appelle ça les fonds propres ou en anglais equity.

En tant qu’investisseur, cet argent nous appartient puisqu’il vient de notre proche…

Et que nous sommes propriétaire d’une part de l’entreprise.

La question est : quelle est la somme donnée à l’entreprise par les actionnaires ?

Pour le savoir, on va aller voir le bilan.

Prenons l’exemple de l’action Microsoft (MSFT).

On pourra trouver ce bilan sur le site de Morningstar par exemple.

Tout en bas du bilan, on a une ligne qui s’appelle Total des capitaux propres ou Total stockholder’s equity (un stockholder est un actionnaire).

Pour Microsoft, en 2018, le Total des capitaux propres = 82 718 $ (les nombres sont en millions)

Ça, c’est notre argent, l’argent des actionnaires.

Les dirigeants d’une entreprise vont allouer cet argent dans des projets.

Et ces projets rapporteront de l’argent.

Pour savoir combien cela nous a rapporté, on ira regarder dans le compte de résultat cette fois-ci.

On regardera la ligne Résultat net ou Net income en anglais.

Je vous renvoie sur cet article si vous souhaitez en savoir plus sur le résultat net.

Pour Microsoft donc, ce Résultat net = 16 571 $

 

Quelle performance ?

Si on devait traduire simplement en français, cela donnerait : les dirigeants de l’entreprise ont utilisé les 82 718 $ des actionnaires dans des projets qui ont rapporté 16 571 $ à l’entreprise.

Alors ? C’est bon ça ou pas ?

Pour le savoir on va calculer un ratio qu’on appelle le Retour sur fond propres ou Return on Equity (ROE).

Ce ratio nous dit à quel point un dirigeant est performant dans sa capacité à allouer de l’argent aux projets qui rapportent le plus.

Pour le calculer on fera le calcul : ROE = Résultat net / Total des capitaux propres

Ce qui nous donne : ROE = 16 571 / 82 718 = 0,20 = 20 %

Et 20 % c’est bien ?

20 % c’est très bien !

Généralement on considère qu’au-dessus de 10 %, les dirigeants de la société sont en train de faire du bon travail.

Et certaines sociétés arrivent à avoir ce genre de performance pendant plusieurs années.

C’est ce genre de sociétés qui nous intéressent.

C’est elles qui seront les plus à même de faire développer notre capital.

Attention cependant à comparer ce qui est comparable.

Dans certains secteurs, il est très difficile d’être aussi performant sur le ROE.

Il faudra donc comparer le ROE d’une entreprise avec les autres entreprises de son secteur pour avoir une image plus juste de la performance des dirigeants.

 

J’aime pas les calculs

Si on ne préfère pas faire ce petit calcul nous-même, il est toujours possible d’obtenir le ROE sur Morningstar.

Il suffit d’aller dans Ratios clés et tout en bas vous trouverez le Retour sur fonds propres.

Pourquoi je n’ai pas commencé par ça ?

Parce qu’il est toujours intéressant de comprendre les chiffres et ratios qu’on utilise 🙂

Comment annualiser un rendement de plusieurs années ?

Comment annualiser un rendement de plusieurs années ?

Aujourd’hui, ça va être très pratique.

Je vois souvent sur Internet des sites qui mentionnent des choses comme : 212 % de rendement depuis  2012…

Cela peut paraître impressionnant.

Mais au final, pas très parlant.

Ce qui est plus parlant c’est le rendement annuel.

 

Quelques rendements annuels

Le rendement historique du S&P500, l’indice principale de la Bourse américaine, est de 10 %.

C’est un rendement plutôt accessible puisqu’il suffirait de détenir un tracker pour avoir cette performance.

Si on utilise notre règle des 72, cela voudrait dire qu’il faudra un peu plus de 7 ans pour doubler la somme investie.

Warren Buffet, lui, a une performance de 21 % en moyenne depuis plus de 50 ans (!)

21 % c’est quelque chose de réalisable mais sur une durée aussi longue, très peu y arrivent.

Toujours avec notre règle des 72, cela veut dire que tous les 3 ans et demi, la somme, que Warren avait investit, doublait.

Et  ça, pendant plus de 50 ans…

Nous, ce qu’on peut espérer obtenir comme performance, avec une bonne stratégie d’investissement, ce serait quelque chose comme du 15 %.

La somme investie doublerait alors tous les 5 ans.

Vous voyez alors qu’il y a une grande différence entre 10 % de rendement et 15 % : on gagne 2 ans.

D’où l’importance d’apprendre à investir.

Si on veut calculer soit même son rendement, il suffit de diviser la somme valorisée par la somme investie à la fin de la période. Puis on enlève 1 au résultat. On termine par multiplier par 100 pour avoir le résultat en pourcentage, ce  qui donne :

Rendement = ((somme valorisée / somme investie) – 1) x 100

On obtiendra le rendement sur la période désirée.

Imaginons par exemple que j’investis 200 € au 1er janvier et que 5 ans plus tard, je me retrouve avec 1000 €, j’aurai donc :

Rendement = ((1000 / 200) – 1) x 100

Rendement = (5 – 1) x 100 = 400 %

J’obtiens un rendement de 400 % sur 5 ans.

 

Mise en bouche

Passons maintenant aux vrais calculs.

Vous allez voir, rien de bien compliqué.

On va avoir cependant besoin d’une calculatrice.

Et pour l’exemple, on ira voir la performance du porte-feuille des daubasses.

C’est un blog que j’apprécie beaucoup et qui traite de l’investissement dans la valeur…

C’est le type d’investissement que pratiquait Warren Buffett à ses débuts.

Si vous allez sur ce blog, vous pouvez voir dans la colonne de gauche qu’ils ont eu un porte-feuille qui a eu une durée de vie de presque 10 ans (9 ans et 308 jours).

Et ce porte-feuille a eu une performance de 978,6 % sur ces 10 ans.

Cela paraît énorme !

Et les daubasses précisent même que cette performance leur a permis de multiplier leur investissement par 10,8.

 

Voyons maintenant ce que cela nous donne annuellement.

  1. On avait vu dans cette article que pour connaître la valeur future de notre investissement, il fallait faire :

capital initial x (1 + performance) = valeur dans 1 an

Si on investit 1 000 € par exemple avec une performance de 10 %, cela nous fait :

1 000 x (1 + 10 %) = 1 000 x (1 + 0,1) = 1 000 x 1,1 = 1 100 €

2. Si on veut avoir la même chose mais sur 10 ans, il faudra faire :

capital initial x (1 + performance) x (1 + performance) x …. x (1 + performance) = valeur dans 10 ans

On multipliera donc par (1 + performance) en 10 fois, puisqu’on veut connaître la valeur dans 10 ans de notre somme investie.

Cela revient donc à faire :

capital initial x (1 + performance)^10 = valeur dans 10 ans

 

Plat principal

Ça va ? Vous me suivez toujours pour l’instant ?

C’est ce qu’on a déjà vu ensemble dans l’article qui parlait de la valeur future de notre argent.

Revenons maintenant avec les daubasses et on appelons perf10 la performance de leur porte-feuille sur 10 ans.

On a donc perf10 = 978,6 % = 9,786

3. D’après ce qu’on a vu tout à l’heure :

capital initial x (1 + performance)^10 = valeur dans 10 ans

C’est la même chose que de faire :

capital initial x (1 + perf10) = valeur dans 10 ans

Ce qui nous donne :

(1 + performance)^10 = (1 + perf10)

4. Une fois qu’on a cette égalité, on peut maintenant calculer performance grâce à perf10 :

performance = √(1 + perf10)^nbrannées – 1

 

Bon, si il n’y a qu’une chose à retenir, c’est cette dernière formule.

Reprenons la performance du porte-feuille daubasses. Cela nous donne :

performance =√(1 + 9,786)^10 – 1

performance =√(10,786)^10 – 1

Si on fait ça sur la calculatrice, cela nous donne :

1.Je tape : 10,786

2. Puis : 

3. Ensuite : 10

4. Ici :

5. Enfin : 1

 

Bien sûr, si la performance est sur une période différente, (20 ans, 30 ans…), on ne mettra pas 10 mais bien la période correspondante.

Ce qui nous fait une jolie performance annuelle de 0,268 soit 26,8 %. Énorme !

La valeur de notre argent dans le temps : comment la calculer ?

La valeur de notre argent dans le temps : comment la calculer ?

Vous préférez avoir 100 € tout de suite ou 102 € dans 1 an ?

Il y a de grandes chances que vous choisissiez de prendre sans attendre les 100 €.

Et vous avez raison.

Mais à partir de quel montant est-il préférable de choisir la somme futur ?

105 € ? 110 € ? 120 € ?

 

Le temps, le risque, l’inflation

Peter vient voir Tony afin que ce dernier lui prête un peu d’argent…

En effet, il a besoin de se fabriquer un nouveau costume et il sait que Tony est un bon ami sur qui il peut compter.

” – Tony, mon ami, j’aurais besoin de 100 €. Tu sais, les temps sont durs mais je sais que toi tu t’en sors bien avec ta société. ”

” – Je veux bien mon cher Peter, mais quand  est-ce que tu comptes me rembourser ? Et quelle somme exactement je récupèrerais ? ”

” – Dans 1 an, Tony. Et ne t’inquiète pas, je te rembourserai 105 €, ainsi tu pourras récupérer 5 € sur les 100 € que tu m’as prêtés. ”

” – 105 € Peter ? C’est un peu juste, tu ne trouves pas ? Ca nous fait du 5 % sur 1 an (105 / 100).

Si on prend l’inflation, ça nous fait déjà du 2 % par an.

Ensuite, tu sais, ça m’embête quand même un peu de ne pas les avoir ces 100 € pendant 1 année, j’ai un costume à fabriquer également et il est pas donné. Mais un taux de 4 % compenserait cette attente.

Pour terminer Peter, qui est-ce qui me dit que je les reverrai ces 100 € ? C’est pas la première fois que tu me fais le coup. Et même si tu es un bon ami mon cher Peter, il est déjà arrivé que je ne puisse plus revoir ce que je t’ai prêté. Pour cette prise de risque, je veux bien accepter un taux de 6 %.

Alors, 2 % d’inflation, 4 % pour l’attente d’1 an et 6 % pour la prise de risque, cela nous fait un taux total de 12 % (2+4+6). Et donc une somme de 112 € à rembourser dans 1 an. ”

” – T’es vraiment une machine Tony… c’est vraiment parce que j’ai besoin de ce costume… Va pour 112 €. ”

 

La valeur de l’argent

Tony a bien compris que 100 € maintenant, ce n’est pas la même chose que 100 € dans 1 an, surtout s’il le prête.

L’argent a une valeur, c’est son pouvoir d’achat.

Et ce pouvoir d’achat diminue au fil du temps.

Imaginons que l’on souhaite garder nos économies sous notre lit…

On n’a aucune confiance envers les banques…

Y’a qu’à regarder ce qu’il s’est passé en Grèce.

Bref, notre petit billet de 100 € donc, sous le matelas.

20 ans plus tard, on décide de le récupérer ce petit billet de 100 €.

On soulève notre matelas et… notre billet n’a pas changé, c’est toujours un billet de 100 €.

Tout content, nous allons vite le dépenser, mais là, horreur…

On se rend compte que notre billet de 100 € ne vaut plus que 67 €.

Ce que nous pouvions acheter avec notre billet il y a 20 ans a augmenté.

La valeur de notre argent a donc diminué.

 

Comment calculer tout ça ?

Nos 100 € ont perdu en valeur parce que l’inflation est passée par là.

Vous vous souvenez, on avait dit qu’elle était de 2 % en moyenne par an.

Ce qui veut dire que chaque année, notre argent perd 2 % de sa valeur.

Nos 100 €, dans 1 an, vaudront 98 € (100 / 1,02).

Dans 2 ans, 96 € (98 / 1,02).

C’est comme ça qu’on a pu obtenir 67 € au bout de 20 ans.

Si la valeur de notre argent diminue d’un certain taux tous les ans, il faudra diviser notre somme par 1 + taux.

Donc si c’est 2 %, on divise par 1 + 2 % donc 1 + 0,02 = 1,02.

Mais imaginons maintenant que notre argent, on l’investit.

Et que cet investissement nous fait gagner 10 % par an (c’est le rendement historique de la Bourse).

Et bien cette fois-ci, au lieu de diviser, on va multiplier.

Si la valeur de notre argent augmente d’un certain taux tous les ans, on va multiplier notre somme de départ par 1 + taux.

Donc si c’est 10 %, on multiplie par 1 + 10 % donc 1 + 0,1 = 1,1.

Si nous plaçons 10 000 € sur un tracker qui reproduirait la performance du marché, par exemple, et qu’on atteindrait une vingtaine d’années, cela nous ferait :

10 000 x 1,1 et cela en 20 fois…

Soit 10 000 x 1,1^20 (le ^20 veut dire puissance 20, donc la même multiplication en 20 fois).

Cela nous donne un résultat de 67 274 €.

Pas mal pour quelque chose de complètement passif.

Quel courtier en Bourse choisir ?

Quel courtier en Bourse choisir ?

Vos actions, c’est votre courtier qui va les acheter.

C’est lui aussi qui va les garder pour vous.

Votre courtier, c’est un peu comme votre banque…

Mais au lieux de garder votre argent, il gardera vos actions.

Autant dire que si vous voulez investir en Bourse, il faudra en prendre un de compétent.

 

Choisir sur quel critère ?

Si vous tapez ‘Meilleur courtier en Bourse’ sur Google, vous trouvez des articles qui vous aident à faire votre choix.

Ici, cependant, j’aimerais vraiment me focaliser sur le côté pratique.

Je ferai un comparatif des courtiers en ligne, qui ne font pas payer de frais de garde.

Pourquoi ?

Parce que les courtiers en ligne ont les frais les plus faibles et que cela n’a pas de sens de payer un courtier juste pour laisser nos actions chez lui alors que d’autres ne nous le font pas payer.

J’aimerais prendre en compte des critères bien précis pour pouvoir les comparer au mieux :

  • La simplicité et la facilité de prise en main de l’interface
  • Les frais de transaction
  • L’ancienneté du courtier
  • La gamme de produits proposés
  • Le service client

On commence tout de suite !

 

Degiro

On entend souvent parler de ce courtier parce que c’est celui qui a les frais de transactions les plus bas.

Interface :

L’interface me paraît agréable.

Elle n’est pas trop chargée et les informations importantes sont bien visibles.

Il y a des couleurs et ça j’aime bien 🙂

Frais de transaction :

Sur ce point, Degiro est le grand gagnant.

C’est le moins cher.

Il prend 0,04 % sur votre transaction.

Si vous achetez 100 € d’action, vous paierez 0,04 €.

Ancienneté du courtier :

Il s’est lancé sur le marché des particuliers en 2013.

C’est le plus jeune de notre liste, donc celui avec le moins d’expérience.

Gamme de produits proposés :

La gamme est assez large.

Degiro nous donne accès à 50 places boursières de 30 pays.

Vous pourrez donc investir en actions ou en ETF en Europe ou aux Etats-Unis.

Attention ! Il n’est pas possible d’avoir un PEA chez Degiro !

C’est pour moi un gros point noir.

Service client :

N’étant pas client chez eux, je suis allé faire mes petites recherches sur le site Trustpilot.

La plupart des clients trouvent le service client réactif.

Il y en a quand même deux qui ont trouvé le service client désagréable.

 

Binck

C’est le courtier que j’ai choisi. Il sera donc plus facile pour moi de vous dire ce que j’en pense.

Interface :

À première vue, l’interface semble moins accessible que celle de Degiro qu’on a vu plus haut.

Mais je la trouve quand même très facile d’accès.

J’arrive à trouver toutes les informations dont j’ai besoin et il est assez simple de se retrouver dans les différents menus.

Frais de transaction :

Si votre ordre fait moins de 1000 €, vous paierez 2,50 €.

Cela reste très accessible, surtout pour des investisseurs comme nous qui n’allons pas passer des ordres chaque semaine.

Vous pourrez trouver la grille complète des tarifs ici.

Ancienneté du courtier :

Binck existe depuis 2000.

Il a donc de l’expérience et on peut lui faire confiance.

Gamme de produits proposés :

Il sera possible d’investir en actions et en ETF en Europe ou aux Etats-Unis.

Service client :

J’ai eu affaire personnellement au service client.

Ils ont été très pro et très réactifs.

Après quelques recherches, Binck est plutôt bien noté sur son service client.

 

Fortunéo

Contrairement à nos deux courtiers précédents, Fortunéo est multi-casquette. Elle propose également des services bancaires.

Interface :

À défaut de trouver une image de la partie Bourse, je vous ai mis une capture de Fortunéo Banque.

Il semble que les parties banque, Bourse et assurance-vie se gèrent dans le même espace.

Ce n’est peut-être pas l’idéal…

Frais de transaction :

Ici, ce sera 1,95  € pour un ordre de moins de 500 €…

Ou 3,90 € pour un ordre de moins de 2000 €.

Pour la grille complète, c’est par là.

Ancienneté du courtier :

Fortunéo a également de l’expérience en tant que courtier puisqu’il est sur le marché depuis 2000.

Gamme de produits proposés :

Après 5 minutes de recherches, je n’ai rien trouvé quant aux places de marchés accessibles via Fortunéo…

Pour moi, c’est un point qui va me freiner.

Attention ! Il est nécessaire de déposer un minimum de 1000 € à l’ouverture de son compte.

Service client :

Les avis trouvés sur le net classent le service client de Fortunéo un peu en-dessous de ses concurrents.

 

BforBank

Également banque en ligne, BforBank a été créée par le Crédit Agricole.

Interface :

Contrairement à Fortunéo, l’espace Bourse semble être séparé de l’espace banque.

L’interface est sobre et simple.

Les menus paraissent faciles d’accès.

Frais de transaction :

On paiera 2,50 € pour un ordre de moins de 1000 €

Et 5 € pour un ordre de moins de 3000 €.

La grille complète par ici.

Ancienneté du courtier :

Ce n’est pas le plus ancien de notre liste puisqu’il est sur le marché depuis 2009.

Gamme de produits proposés :

Les marchés proposés par BforBank n’ont pas été simples à trouver…

Mais il est possible d’investir en Europe ainsi que sur plusieurs marchés internationaux avec eux.

Service client :

Les avis semblent être plutôt positifs même si certains clients ont eu parfois du mal à les joindre.

 

Conclusion

D’autres courtiers en ligne existent mais je pense que vous trouverez votre bonheur parmi l’un des quatre listés dans cet article.

Pour ma part, je suis très satisfait de Binck mais les 3 autres courtiers sont également de qualité.

Degiro est cependant contraignant à cause d’un PEA inexistant.

Et Fortunéo demande à déposer 1000 € lors de l’ouverture d’un compte chez eux…

Dites moi si vous avez une préférence ou si vous avez déjà choisi votre courtier.

 

Quelle est la différence entre rendement et performance ?

Quelle est la différence entre rendement et performance ?

C’est le rendement que l’on recherche quand on fait un investissement.

Mais on entend aussi souvent parler de performance dans le monde de la Bourse.

C’est deux notions semblent proches mais pourtant il est important de bien faire la différence.

 

Des sous en poche

Il existe des actions qui vous paient un dividende et des actions qui n’en paient pas.

Si on fait le parallèle avec un bien immobilier, les dividendes seraient le loyer que l’on reçoit chaque mois déduit des charges.

On appelle ça aussi le cashflow, c’est à dire l’argent qui se retrouve dans notre poche une fois que l’on a tout payé.

Le rendement est très lié à cette notion de cashflow.

Prenons une action que l’on a payé 100 € par exemple.

Si le dividende qu’elle nous verse chaque année est de 5 €…

Son rendement sera de 5 % ( 5 / 100 ).

C’est la même chose pour un appartement.

Pour calculer son rendement, il suffira de diviser le cashflow (le loyer – les charges) par le prix total du bien immobilier.

Un appartement acheté à 50 000 euros, avec un cashflow de annuel de 4 200 € (350 € par mois), aura un rendement de 8,4 % (4 200 / 50 000).

 

Valoriser son capital

Quand on parle de performance, c’est différent.

Il n’y a pas de cashflow en jeu.

Il y a simplement une valorisation de capital.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

C’est lorsque votre argent, investit sous forme d’actions, prend de la valeur.

Cela va concerner les actions qui ne paient pas de dividendes.

Quand vous achetez ce genre d’actions, vous attendez, qu’à terme, celles-ci valent plus que ce que vous avez payez au début.

Il n’y a pas de rendement puisqu’il n’y a pas de dividendes, pas de cashflow.

Prenons un exemple.

Imaginons que nous achetons une action sans rendement.

C’est à dire… qu’elle ne paiera pas de dividendes.

Super, vous avez suivi !

On paie cette action 50 €.

1 an plus tard, cette action vaut 75 €.

Elle a donc pris en valeur.

Pour calculer sa performance, il suffira donc de diviser 75 € par 50 €.

On obtient 1,5 ce qui veut dire que le prix a été multiplié par 1,5 en 1 an…

Ce qui nous fait une performance de 50 %.

 

Performance ou rendement ?

J’ai expliqué ces 2 notions de manière séparée mais cela ne veut pas dire qu’elles s’excluent.

L’action qui ne paie pas de dividende, si elle a une performance de 50 % en 1 an et que nous décidons de la vendre, cela nous fera du cashflow.

On aura donc 25 € en poche…

25 € de cashflow…

Et donc… oui, oui… on ne parlera plus de performance, mais de rendement.

Par conséquent, si il y a vente de l’action, cette action nous aura fourni un rendement de 50 %.

De plus, il est tout à fait possible qu’une action paie un dividende et se valorise également au fil du temps.

Cette action nous apportera non seulement un rendement, avec ses dividendes

Mais elle apportera également une performance, via sa prise de valeur au fil du temps.

 

Ma stratégie

Pour ma part, je préfère me concentrer sur l’aspect performance de mon porte-feuille.

Je me dis qu’il est préférable que mon capital (l’argent que j’investis) prenne de la valeur le plus vite possible…

Pour qu’ensuite, dans un deuxième temps, je me focalise sur les rendements.

Je me dis, qu’au final, les dividendes ne sont pas si importants que ça pour l’instant.

Warren Buffet ne s’est jamais réellement intéressé aux rendements…

Il considère qu’une entreprise de qualité paiera nécessairement ses actionnaires d’une manière ou d’une autre…

Si ce n’est pas via les dividendes, ce sera via la valorisation de son capital au fil des années.

 

Comment trouver des actions intéressantes avec les screeners ?

Comment trouver des actions intéressantes avec les screeners ?

Il existe plus de 100 000 compagnies qui ont leurs actions en Bourse.

C’est énorme et il est impossible de s’intéresser à toutes.

Cependant, un outil nous aide à faire le tri dans tout ça.

Ce sont les screeners, le moteur de recherche des actions.

 

Comment ça marche ?

Comme pour un moteur de recherche, un screener va nous aider à trouver les actions intéressantes.

Mais qu’est-ce qu’une action intéressante ?

Plusieurs critères sont à prendre en compte avant de pouvoir dire si une action est de qualité.

Mais on a vu ensemble qu’il y a un chiffre qui peut nous dire si une action est plutôt bon marché ou pas.

C’est le PER (Price/Earnings Ration).

On va donc s’intéresser uniquement à ce ratio dans cet article afin que cela soit plus simple.

Que va donc faire le screener ?

Il va nous aider à rechercher des actions en fonction d’un critère particulier.

Ici on va rechercher les actions qui ont un PER intéressant.

Mais un screener peut prendre en compte tout un tas de paramètres…

Au fur et à mesure que vous maitriserez ces paramètres, vous pourrez affiner vos recherches.

 

Un exemple ?

On va aller sur un site français et facile à prendre en main afin que l’on voit bien comment cela fonctionne.

Mais sachez qu’il y a d’autres screeners plus performants mais qui sont en anglais…

Direction donc le site de Yahoo Finance.

Ensuite, pour accéder au screener, allez dans l’onglet ‘Panorama du marché‘ puis dans ‘Equity screener‘.

Et là vous arrivez sur un formulaire qui ressemble à ça.

Faisons un point ensemble sur les champs qu’on nous propose.

La région, je pense que vous avez compris.

La capitalisation boursière correspond à la taille de l’entreprise : petite, moyenne, grande, géante.

Le cours correspond au prix de l’action, mais on ne s’intéressera pas à ce critère.

Et le secteur, c’est l’industrie dans laquelle se trouve la compagnie derrière l’action : Facebook par exemple sera dans le secteur des technologies.

Bon, on ne va rien toucher à tout ça, même si ces paramètres ne nous intéressent pas spécialement pour l’instant.

Nous, on va ajouter un paramètre, qui est le PER.

Pour ça, on n’a qu’à cliquer sur ‘Ajouter un autre filtre‘.

Et là, vous avez la liste des filtres que ce screener peut prendre en compte.

Ça en fait pas mal…

Celui qui nous intéresse, c’est le PER.

Il se trouve dans ‘Valuation Measures‘.

Mais si vous voulez le trouver plus rapidement, faites simplement une recherche dans la page (Ctrl+F ou Cmd+F sur Mac) et entrer ‘PER sur 12 mois‘…

Vous devriez pouvoir le trouver comme ça.

Ajoutez-le et là vous voyez que vous pouvez maintenant faire vos recherches en fonction de ce critère : on cherchera les PER entre 0 et 20.

Malgré tout, le screener de Yahoo ne nous permet pas de faire une recherche très précise (PER inférieur à 10 par exemple).

La liste des entreprises est donc encore assez conséquente (3785 actions retournées pour le marché US et 303 pour le marché français).

Mais cela permet déjà de faire un peu le tri dans toutes ces actions.

Ensuite, pour pallier à ce problème, on peut rajouter des critères ou aller sur d’autres screeners plus performants…

Mais ces derniers seront malheureusement en anglais et cibleront le marché américain.

Je vous donne malgré tout les alternatives qui existent : il y a Zacks (mon préféré) ou Finbox.io

 

Le screener est donc le moyen le plus simple de trouver des idées d’achat.

Il faudra ensuite faire des recherches approfondies sur les actions qui nous semblent les plus intéressantes.