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Vivre richement sans être riche

Vivre richement sans être riche

Dans l’imaginaire collectif, être riche est un doux rêve qu’on ose à peine imaginer.

Si on allait dans la rue et qu’on demandait aux gens ce qu’être riche signifie pour eux, on aurait des réponses du genre :

“C’est être millionaire !”

Ou des “Voyager en 1ère classe à chaque vol.”

Et pour d’autres ce serait : “Me payer une Ferrari.”

Chacun a sa propre vision de la richesse.

Mais on se rend compte qu’il y a toujours l’idée de pouvoir se payer ce qu’on veut, quand on veut.

Si je vous demandais d’imaginer quelqu’un de riche, il y a des chances que vous pensiez à une star qui possède des millions.

Autrement dit, il s’agit d’un autre univers pour la grande majorité d’entre nous.

Mais si on changeait notre définition de la richesse et qu’on rendait cela beaucoup plus accessible ?

 

Briser le rêve

Si je vous dis “Pirate des Caraïbes”, ça vous dit quelque chose ?

Probablement.

Vous connaissez sûrement Mr Johnny Depp qui joue le célèbre Jack Sparrow.

Je pense que tout le monde serait d’accord pour dire que Mr Depp est quelqu’un de riche.

Il gagne près de 20 millions de dollars par film et possède pas loins de… 14 résidences.

Plusieurs à Los Angeles, un château dans le sud de la France, des îles aux Bahamas, etc…

Au cours de sa carrière, Johnny Depp aurait accumulé plus de 650 millions de dollars.

Oui mais voilà, une grande partie de cette fortune s’est évaporée.

Les poursuites judiciaires dont il a fait l’objet ont mis en lumière son train de vie extravagant.

Il y a par exemple plus de 30 000 dollars de vin par mois ou les 350 000 dollars d’entretien de son yacht, ça aussi tous les mois…

On a également l’ensemble des employés de Mr Depp qu’il faut payer, ça se chiffre à 3,6 millions de dollars par an.

Les 45 véhicules, voitures et motos, ont aussi un coût important, sans parler des voyages en jet privé…

Bref, malgré son immense fortune, Johnny Depp s’est retrouvé dernièrement bien mal financièrement.

Certains persisteront à dire que c’est quand même la belle vie d’avoir un yacht, un château en France ou de voyager en jet privé…

Mais Mr Depp a sûrement dû passer un très mauvais moment lorsque ses anciens managers l’ont réclamé plusieurs millions de dollars et qu’il ne lui restait plus grand chose pour les régler…

Ses managers qui, au passage, ont laissé glisser que Johnny Depp dépensait 2 millions de dollars par mois pendant deux décennies.

Si c’est ce genre de vie à laquelle on rêve, autant dire que cela restera un doux rêve lointain…

Bien que je ne suis pas sûr que ce soit si merveilleux que ça.

Être un acteur aussi successful que Johnny Depp n’est pas donné à tout le monde.

Le problème n’est pas que Johnny dépense son argent, il a travaillé dur pour ça et il en fait ce qu’il veut.

Le problème est que cet acteur s’est retrouvé piégé par ce biais qui nous pousse à adapter nos dépenses à notre salaire.

C’est un biais naturel mais qui peut au final nous mener à la ruine.

C’est pour cette raison que des personnes avec un salaire très confortable se retrouvent parfois dans des situations difficiles financièrement.

Ce qu’elles ont gagné, elle l’ont à peine aperçu et à la fin de l’histoire, cela peut faire très mal.

 

Le minimalisme

Pour moi, la vie de Johnny Depp n’est pas une vie riche.

C’est une vie extravagante, exubérante ou une vie de dingue mais pas une vie riche.

Et c’est un style de vie surtout inaccessible pour la plupart d’entre nous.

Ce que je vous propose, c’est une alternative.

Une alternative bien plus intéressante parce que beaucoup plus accessible et beaucoup plus gratifiante.

Cette alternative, c’est le minimalisme.

Je me considère comme minimaliste depuis quelques années et je n’en vois que des bienfaits.

Qu’est-ce que c’est ?

Alors pour le dire simplement, c’est se concentrer sur l’essentiel en éliminant le superflu.

C’est un mouvement qui fait de plus en plus parler de lui, surtout aux Etats-Unis.

De nombreuses personnes sont fatiguées de toujours courir après un salaire ou derrière une attitude de plus en plus consumériste.

Le minimalisme permet de mettre un peu d’ordre dans tout ça.

D’abord, la première chose c’est décider de ce qui a réellement de la valeur pour nous.

Ensuite, c’est supprimer les choses qui n’en ont pas.

Et cela englobe tous les aspects de notre vie : les relations, la consommation, les finances, les loisirs…

Pourquoi continuer à se faire des petits achats plaisirs à chaque fois que l’on va faire un tour dans un centre commercial ?

Est-ce que ces achats nous font réellement plaisir ou prennent-ils la poussière 2 mois après ?

Le minimalisme met de l’ordre dans tout ça.

Cela peut devenir un facteur de changement énorme dans notre vie.

 

Se priver pour se faire plaisir ?

Quand on entend ça, on a l’impression qu’il faut se priver…

Il y a peut-être cette idée que dépenser excessivement est “mal”.

Mais ce n’est pas tout à fait ça.

Ce que le minimalisme encourage, en tout cas, comme moi je le conçois, c’est de limiter le superflu dans notre vie

Mais de ne pas hésiter à la remplir de choses qui nous procurent de la joie et une vraie valeur.

Est-ce Mr Depp a réellement besoin d’avoir un yacht ?

Peut-être qu’il aurait pu le louer ?

Surtout si cela lui coûte 350 000 dollars d’entretien par mois.

A-t-on besoin de s’acheter de nouveaux vêtements tous les mois ?

Pour certains, la réponse sera ‘oui’ !

Ils adorent changer de style et c’est une vraie source de bonheur dans leur vie.

Pour moi, par contre, c’est le contraire.

Je dois m’acheter des vêtements deux fois dans l’année…

Faire les magasins, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé.

C’est un domaine dans lequel je ne dépense quasiment pas.

Par contre, quand je pars en vacances, j’aime ne pas regarder le prix des choses…

J’aime aller dans un restaurant et ne pas regarder le prix par exemple, parce que ces souvenirs vont rester avec moi toute ma vie et ça, ce sont des choses qui ont de la valeur pour moi.

Je me souviens encore d’un restaurant Thailandaïs découvert par hasard à Montmartre, c’est quelque chose que je ne suis pas prêt d’oublier…

Et je suis bien content ce soir là de ne m’être pas privé.

Le minimalisme est donc une question d’équilibre.

Remettre cet équilibre qu’on a tous tendance à perdre dans nos sociétés où tout est si accessible.

Se poser la question du temps, de l’énergie et de l’argent que l’on consacre à chaque chose.

C’est ainsi que l’on peut réellement se créer une vie beaucoup plus riche.

 

Et l’investissement dans tout ça ?

Pourquoi je vous parle de ça ?

On parle d’investissement sur ce podcast et pas un mot sur la bourse aujourd’hui…

L’investissement a beaucoup à voir avec le mindset.

C’est souvent l’état d’esprit qui fait la différence entre tel ou tel investisseur.

Ce qu’on essaie de découvrir ensemble, ce n’est pas une méthode pour devenir riche rapidement.

La bourse, comme je la vois, n’est pas un moyen pour être riche en quelques mois.

Je ne suis pas sûr qu’il existe une réelle solution pour ça d’ailleurs.

Beaucoup oublie aussi que pour être riche, il faut avoir de l’argent…

Et pour avoir de l’argent, il faut appendre à ne pas le dépenser.

Ce n’est que bien après qu’on apprendra à le dépenser correctement.

J’avais envie aujourd’hui qu’on se pose la question :

Qu’est-ce qu’être riche, réellement ?

Si on attend de l’investissement qu’il nous rende riche, on risque de se faire de faux espoirs.

Je suis convaincu que la bourse peut nous rendre libre et riche financièrement…

Mais la route est longue et il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir 1 million d’euros sur son compte en banque pour se considérer comme riche.

Si on arrive à consacrer du temps, de l’énergie et de l’argent à ce qui compte réellement pour nous, à ce qui a de la valeur à nos yeux, c’est déjà beaucoup.

L’investissement n’est pas à aborder en aillant en tête le résultat, autrement on se lassera bien vite.

L’investissement est un processus et on doit pouvoir aimer ce processus du début à la fin.

Alors bien sûr, le résultat est important.

Bien sûr, on investit pour gagner de l’argent et devenir riche.

Mais on n’oubliera pas sur la route qu’il est toujours possible de vivre richement sans posséder des millions.

 

Qui a la meilleure histoire ?

Qui a la meilleure histoire ?

J’adore les histoires.

Tout le monde adore les histoires.

C’est le moyen qu’on a trouvé pour se réunir, partager nos émotions et faire passer des messages.

Une bonne histoire vaut mille argumentations.

Si vous voulez convaincre, racontez une histoire.

Si vous voulez faire ressentir des émotions à quelqu’un, c’est souvent à travers une histoire.

Lorsque des personnes ont décidé d’écrire une pétition afin de pousser les réalisateurs de Game of Thrones à refaire la dernière saison, la raison était simple : l’histoire n’était pas assez bonne.

Si je vous disais maintenant qu’investir, c’est choisir la meilleure histoire ?

 

L’histoire la plus universelle

Si je plaçais un billet de 50 € et une banane en face de vous et que je vous demandais ensuite de choisir, vous prendriez sûrement le billet.

Faites la même expérience avec un chimpanzé et il est plus que probable que c’est vers la banane qu’il se dirigera.

Le chimpanzé n’hésite pas et ignore presque ce billet de 50 € parce que cela n’a aucune valeur pour lui.

Et il a raison.

Intrinsèquement, un billet de 50 € n’a aucune valeur.

Sa valeur, c’est nous qui la lui donnons.

C’est parce qu’il est possible d’échanger ce billet contre d’autres biens que celui-ci a de la valeur.

C’est parce que nous croyons tous à la même histoire, celle qui dit que l’argent a de la valeur, que nous passons une grande partie de notre vie à essayer d’en gagner.

À bien y regarder, notre réalité est une histoire que notre environnement et nous-mêmes créons tous les jours.

Et l’investissement, c’est la même chose.

 

Une histoire de chiffres

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la bourse, tout ce que j’ai découvert c’était des graphiques et des chiffres.

Il vous est sûrement déjà arrivé de tomber sur les chaînes d’information où vous avez un bandeau en bas vous donnant l’évolution du prix de certaines actions.

Je me suis toujours demandé qui pouvait regarder ça.

Cela a-t-il un quelconque intérêt pour quelqu’un ?

Je me pose encore la question.

Je ne suis pas tombé amoureux de la bourse au premier regard.

Un chiffre ça peut être parlant mais ça n’a rien de concret.

Ça ne me parle pas et ne me touche pas.

Si on vient vous voir et qu’on vous dit que 1000 enfants meurent chaque jour parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau potable, cela va peut-être vous impressionner.

Mais si quelqu’un vous raconte plutôt l’histoire de cet enfant qui se bat chaque jour pour pouvoir profiter d’un peu d’eau, ça, ça vous marquera et il y a des chances pour que vous vous en souveniez toute votre vie.

Il y a même des chances pour que vous vous mobilisiez pour aider une association qui lutte contre ce problème.

Les chiffres montrent la réalité, une histoire nous la fait sentir.

Et c’est lorsque nous ressentons les choses que cela prend sens pour nous.

À première vue donc, la bourse est loin de raconter une histoire.

Ce sont des chiffres qui montrent la réalité d’une entreprise mais cela reste froid et lointain.

Cependant, il est possible de voir cela autrement.

 

Au delà des chiffres

J’essaie de plus en plus de changer ma vision de voir les choses.

J’essaie de moins me focaliser sur les chiffres, les calculs, les graphiques mais de faire plus attention à l’histoire qui se cache derrière.

Parce que derrière chaque chiffre il y a une histoire, mais c’est à nous de la chercher.

C’est à nous de la construire puisque celle-ci nous est pas racontée.

Derrière chaque action, il y a une entreprise, un dirigeant, des employés, des clients, des produits…

Lorsque nous achetons une action, c’est une ligne sur un écran que nous voyons.

Mais cela représente bien plus que ça.

Malheureusement, c’est souvent ça le problème de la bourse.

Les personnes n’investissent pas en bourse parce que cela n’est pas concret pour eux…

Et cela l’a été aussi pour moi pendant longtemps.

Aujourd’hui, quand j’investis dans une action, je me dis que j’achète en fait l’entreprise entière…

Que je fait confiance à cette société, à son dirigeant, que je crois en ses produits et en la valeur qu’elle apporte.

Autrement, cela n’a aucun sens pour moi et je n’accroche pas.

Comment faire alors pour aller au-delà des chiffres et des graphiques ?

Comment rendre cela concret et remplit de sens ?

 

Faire parler un chiffre

Pour un investisseur en bourse, le document le plus important est le rapport annuel.

Ce document indique ce que l’entreprise gagne, ce qu’elle a comme dette, comment elle gagne de l’argent, dans quoi elle investit, etc…

C’est la base.

Mais il y a un problème.

C’est un document officiel et je le trouve personnellement imbuvable.

Il fait plusieurs dizaines de pages et présente la comptabilité de l’entreprise.

Je trouve que le langage utilisé est assez difficile d’accès et ne permet pas à monsieur tout le monde de comprendre correctement ce qui y est présenté.

Mais comme on l’a dit, c’est la base.

Il n’est pas envisageable pour un investisseur de ne pas s’intéresser au rapport annuel d’une entreprise dans laquelle il investit.

Ce que j’essaie de faire cependant, c’est de m’intéresser à l’essentiel.

Les choses qui ont du sens et qui sont réellement importantes pour pouvoir faire mon choix d’investir ou pas.

Et j’essaie ensuite de faire parler ces chiffres.

De comprendre l’histoire qu’ils racontent.

Parce que chaque chiffre, chaque ratio, raconte une petite partie de l’histoire de l’entreprise.

Pour exemple, il y a un ratio qui est le rendement des capitaux propres (en anglais ROE ou Return On Equity).

C’est l’un des ratios préférés de Warren Buffett.

Ce ratio nous dit si l’entreprise a investit correctement l’argent qu’elle a eu à sa disposition durant l’année.

Un ratio supérieur à 10 % est un bon signe.

Cela est une marque de la compétence des dirigeants à bien investir l’argent qu’ils ont à charge.

Lorsque je vois un ROE supérieur à 10 %, je me dis que les dirigeants sont compétents et font bien leur travail.

Si ce ROE est aussi élevé pendant plusieurs années, je me dis que cette entreprise réussit à travailler pour le long terme et c’est encore un meilleur signe pour moi.

Mon job ne sera pas de faire parler tous les chiffres de l’entreprise…

Mais plutôt de la comprendre, de la donner du sens, avec le maximum d’éléments à ma disposition.

Je ne comprendrai pas tout, mais je comprendrai l’essentiel.

Et chaque bout d’histoire que j’aurai construit me donnera, assemblés à la fin, l’histoire de la société.

 

Qui a la meilleure histoire ?

Il est très rare de tomber sur le scénario parfait.

L’histoire parfaite qui nous tiendra en haleine du début jusqu’à la fin.

Il y a toujours un couac…

Un rythme problématique, des éléments non cohérents ou un manque de profondeur.

L’entreprise parfaite n’existe pas non plus.

Il y aura toujours un grain de sable : une croissance en perte de vitesse, une dette un peu trop élevée ou une rentabilité qui stagne…

Notre but en tant qu’investisseur n’est donc pas de trouver l’histoire parfaite, mais de chercher les meilleurs histoires.

Les entreprises qui nous parlent et qui résonnent en nous.

Chacune d’entre elles a une histoire.

Certaines parleront davantage à d’autres qu’à nous.

Mais un investisseur futé réussira à construire les histoires de ses investissements.

Il réussira à voir au-delà des chiffres, des graphiques ou des ratios.

Les superinvestisseurs de Graham et Doddsville

Les superinvestisseurs de Graham et Doddsville

Imaginez que l’on organise une grande compétition de pile ou face.

225 millions d’orang-outans y participent.

Ils peuvent bien y participer, cela ne demande pas d’avoir une compétence particulière de jouer à pile ou face.

Il y aura toujours un gagnant et un perdant.

Chaque participant possède au début de la compétition 1 € et mise, à chaque partie, toute la somme qu’il possède.

À la fin du 1er jour, la moitié des orang-outans aura gagné et l’autre moitié aura perdu.

Les gagnants auront donc 2 € à la fin du 1er jour.

Le 2ème jour, à nouveau une partie.

Encore une moitié de gagnant et une moitié de perdant.

Au bout de 20 jours, il y aura précisément 215 orang-outans qui auront gagné plus d’1 millions d’euros.

Ces 215 gagnants auront réussi à deviner 20 fois de suite le côté sur lequel allait tomber la pièce.

Ces orang-outans pourraient presque se prendre pour des génies, mais il n’en est rien, tout cela n’est que mathématique.

Imaginez maintenant que sur ces 215 orang-outans, il y en 40 qui viennent du même zoo.

On serait alors sûrement intéressé de savoir s’il y a un “truc”.

Peut-être qu’ils mangent une nourriture particulière, peut-être qu’ils font un certain type d’exercice ou peut-être qu’ils ont lu un livre qui leur a permis de faire la différence.

Dans le monde de l’investissement, ce zoo, c’est Graham et Doddsville.

 

La valeur, la valeur, la valeur

Graham et Dodd sont à l’origine d’une méthode d’investissement qui a permis à ceux qui l’ont adoptée de devenir de superinvestisseurs.

Des investisseurs qui surperforment sur de longues périodes les performances du marché.

Cette méthode, c’est l’investissement dans la valeur.

Ces investisseurs sont Warren Buffett, Charlie Munger, Walter Schloss, Howard Marks et d’autres.

Ils ont tous réussi à surperformer le marché sur de longues périodes.

Jetons alors un coup d’oeil à cette méthode qui n’a l’air de ne faire que des heureux.

Comme on l’a dit, cela consiste à investir dans la valeur mais la valeur, qu’est-ce que c’est réellement ?

Les actifs

Si on devait résumer simplement en quoi cela consiste, ce serait acheter des actions qui valent 1 € au prix de 0,50 €.

Toute l’histoire sera donc de trouver le moyen d’estimer le plus justement possible la valeur d’une action.

Pour ça, on va arrêter de considérer une action comme une ligne dans un porte-feuille mais plutôt comme une entreprise.

Au final, une action c’est bien un morceau d’entreprise, une part de la propriété d’une compagnie.

Maintenant comment savoir combien vaut cette entreprise ?

Pour Mr Graham et Mr Dodd, la valeur se trouve à l’origine dans ce que possède une entreprise, ses actifs.

Imaginez par exemple que l’on souhaite acheter une boulangerie.

Alors je n’ai aucune idée de combien cela pourrait se vendre, mais imaginons que l’emplacement vaut 100 000 € et que tout ce que la boulangerie possède, ses machines, son four, ses ustensiles, etc… valent 50 000 €.

Nous savons aussi que ce business n’a aucune dette.

Super, rien à devoir à la banque…

Intuitivement, on comprend qui si nous arrivons à avoir cette boulangerie pour moins de 150 000 €, on fera une affaire.

En achetant cette boulangerie, on obtiendrait 150 000 € d’actifs et aucune dette.

Dans le pire des cas, même si le business tournait mal et que la boulangerie ne fonctionnait pas, on pourrait tout revendre et empocher 150 000 €.

Vous vous dites peut-être que le boulanger n’a aucune raison de vendre sa boulangerie à moins de 150 000 €, il lui suffirait de tout vendre lui-même.

Et pourtant, sur les marchés boursiers, il peut exister des entreprises qui se vendent à un prix inférieur à la valeur de leurs actifs.

Ce sont de vrais bonnes affaires.

C’est un peu comme si c’était les soldes et qu’on nous vendait des actions à -50 %.

Au début de sa carrière, Warren Buffett ne recherchait que ce genre d’opportunités.

Internet n’existait pas et il était beaucoup plus fastidieux à l’époque de faire ce travail de recherche et d’analyse.

Aujourd’hui, un screener peut nous faire ce travail et vous imaginez donc bien que ce genre d’opportunités aujourd’hui devient de plus en plus rare.

C’est pourquoi aujourd’hui, la valeur ce n’est plus uniquement les actifs qu’une compagnie possède.

Les bénéfices

Une entreprise, ce sont des actifs mais c’est surtout une capacité à faire des bénéfices.

Une société n’aurait aucune raison d’être si elle ne peut pas gagner de l’argent.

Les bénéfices seront donc un aspect capital pour savoir si une entreprise a de la valeur ou non.

Quelle est donc cette valeur ?

Il existe une méthode de calcul qui permet d’estimer cela.

Mais cela consiste en fait à se dire : combien suis-prêt à payer aujourd’hui, pour recevoir les bénéfices futurs de cette entreprise ?

Si on investit 1 000 € aujourd’hui, ce n’est pas pour recevoir 1 000 € dans 1 an.

On veut un retour sur investissement.

Une rentabilité qui nous permettrait de prendre le risque de placer notre argent.

La valeur de ces bénéfices sera donc la somme de tous les bénéfices futurs de cette entreprise en faisant attention à prendre en compte le temps qui se sera écoulé lorsque l’on percevra ces bénéfices.

Ce n’est pas aussi intimidant que cela peut paraître.

Une formule simple permet d’estime cela.

On ne rentrera pas dans le détail de ce calcul dans cet épisode mais si cela vous intéresse, il s’agit de la méthode d’évaluation DCF (Discounted Cash Flow).

Notre boulangerie de tout à l’heure vaudra donc bien plus cher si on s’aperçoit que depuis quelques années il s’agit d’une entreprise qui voit ses bénéfices augmenter années après années…

Par contre, si cette boulangerie perd chaque année de l’argent, vous imaginez bien que son prix de vente sera un prix au rabais.

Lorsque j’évalue la valeur d’une société, c’est l’aspect des bénéfices qui m’intéresse le plus.

J’aime savoir que les actions que je possède sont les actions d’une société qui gagne de l’argent et encore mieux, d’une société qui voit ses bénéfices augmenter année après année.

La croissance

Il y a enfin un dernier aspect qui entre en compte dans l’estimation de la valeur d’une entreprise.

C’est son potentiel de croissance.

C’est à dire sa capacité à grandir et à devenir de plus en plus profitable.

Il s’agit là de l’aspect le plus spéculatif de cette méthode, le plus sensible et le plus difficile à appréhender.

Comment savoir comment va évoluer une société dans 5, 10 ou 20 ans ?

On ne le peut pas.

On peut essayer, mais on fera au mieux, une estimation qui ne tombera pas très loin de la réalité.

C’est pour cette raison qu’il faut faire très attention à ne pas donner trop d’importance à ce critère.

Vous connaissez sûrement Tesla.

C’est une société extraordinaire qui change déjà le monde.

Les voitures électriques sont sûrement le futur du transport mais Tesla est une compagnie qui ne gagne pas d’argent.

Depuis qu’elle est publique, depuis qu’il est possible d’acheter ses actions sur les marchés, Tesla ne gagne pas d’argent.

Et pourtant, cette entreprise vaut plus de 33 milliards de dollars.

Cette valeur est soutenue principalement par les attentes des investisseurs vis-à-vis de sa futur croissance.

Cela a de la valeur.

Mais une valeur qu’il faut prendre avec précaution.

 

Pourquoi si peu d’habitants à Graham et Doddsville ?

Cette méthode est simple.

Elle repose sur des principes que tout le monde peut comprendre.

On recherche de la valeur dans les actifs, les bénéfices et une possibilité de croissance.

Une fois cette valeur estimée, il reste cependant une dernière étape : se protéger.

Notre estimation ne sera jamais exacte.

C’est une estimation.

On se réservera donc une marge de sécurité afin que, même en cas d’erreur ou d’évènement imprévu, on ne perdra pas d’argent.

Si on estime la valeur d’une action à 100 €, on peut se garder une marge de sécurité de 30 % par exemple et n’investir que si le prix de l’action est à 70 € ou moins.

En ayant une marge de sécurité, dans tous les cas où une action se vend à un prix inférieur à sa valeur, il y a possibilité d’investissement.

Une dernière question se pose quand même.

Si cette méthode est si efficace, pourquoi si peu de personnes investissent de cette manière ?

Lorsqu’on a posé la question à Warren Buffett, sa réponse a été : “Parce que personne ne veut devenir riche lentement”.

Cette méthode n’est pas sexy.

Elle demande de la patience, il faut parfois plusieurs années avant que le marché reconnaisse la valeur d’une action.

Et elle requiert une certaine maîtrise de soi.

Il y aura des moments où tout le monde cherchera à vendre ses actions : en tant qu’investisseur dans la valeur, on doit pouvoir avoir assez de sang froid pour repérer que c’est dans ces moments qu’apparaissent les meilleurs opportunités.

Mais il est difficile d’acheter quand tout le monde est effrayé et cherche à fuir les marchés.

Il faut avoir cette force d’esprit d’aller souvent à contre courant, pouvoir ne pas suivre les foules.

Mais si on arrive à rester fidèle aux principes de Mr Graham et Mr Dodd, à garder la tête froide même dans les périodes les plus difficiles, il y a de bonnes chances pour que l’on puisse faire partie de la famille des investisseurs de Graham et Doddsville.

 

Les 3 qualités qui ont permis à Warren Buffett de réussir

Les 3 qualités qui ont permis à Warren Buffett de réussir

C’est la personne de Warren Buffett qui m’a d’abord intéressé, plus que sa réussite.

Sa simplicité et sa générosité.

Il n’hésite pas à partager régulièrement ce qu’il sait en matière d’investissement mais de façon à ce que tout le monde puisse comprendre, très simplement.

S’il y avait une chose qu’il aimerait que les gens gardent en mémoire de lui un jour, ce serait qu’il a fait de son mieux pour être le meilleur professeur possible.

Il accorde davantage de valeur à ce qu’il transmet qu’à la richesse qu’il possède.

Et lorsqu’on s’intéresse à sa vie, on se rend compte que Warren Buffett est un riche qui ne vit pas du tout comme un riche…

Et c’est là probablement la clé de sa réussite.

 

Qui est Warren Buffett?

Avant de parler de Monsieur Buffett, parlons un peu de son histoire pour mieux le comprendre.

Warren est quelqu’un qui a grandi et qui vit aujourd’hui encore à Omaha, aux Etats-Unis.

Il a acheté sa première action à l’âge de 12 ans.

Et il a su dès son plus jeune âge qu’il voulait devenir riche.

Pas pour les Lamborghini ou le luxe, non, il a compris assez tôt que ce n’est pas ce qui allait le rendre heureux.

Lui, ce qu’il voulait, c’était de la liberté, de l’indépendance et l’argent est un très bon moyen d’en avoir.

Il découvre son mentor, Benjamin Graham, à l’université.

C’est lui qui va tout lui apprendre en matière d’investissement.

Et encore aujourd’hui, ce sont les principes de Graham qu’il utilise pour investir.

Cette méthode consiste à voir une action comme une entreprise et à l’acheter à un prix inférieur à ce qu’elle vaut réellement.

C’est de l’investissement dans la valeur.

À l’époque, Warren comme son mentor, ne recherchaient la valeur d’une entreprise uniquement dans ce qu’elle possédait, ses actifs.

Et ça, quelque soit l’entreprise.

Souvent il s’agissait d’entreprises au bord du dépôt de bilan, des entreprises qui n’avaient parfois plus d’avenir.

Mais lorsque Warren croise la route de Charlie Munger en 1959, Charlie lui fera voir les choses autrement :

“Il est bien plus intéressant d’acheter une compagnie extraordinaire à un prix correct qu’une compagnie correct à un prix extraordinaire.”

C’était ce que Charlie à encourager Warren à faire : rechercher de la valeur ailleurs que dans ses actifs mais à regarder aussi le dirigeant de la compagnie, la croissance potentielle, l’avantage compétitif ou l’image de l’entreprise.

Warren a donc pris ce virage et est aujourd’hui la 4ème richesse mondiale.

Mais les principes de son mentor sont encore d’actualité aujourd’hui et même si sa manière de voir les choses ont évolué, ce qu’il a appris en tant que jeune étudiant de Benjamin Graham lui sont d’une valeur inestimable encore aujourd’hui.

 

De la sobriété dans son style de vie

Maintenant qu’on connaît un peu mieux l’homme qui se cache derrière l’investisseur, venons maintenant à ce qui, à mon avis, a fait son succès.

Warren Buffett est un homme intelligent mais il a surtout des qualités qui lui ont permis d’arriver là où il en est aujourd’hui.

Des qualités que l’on peut tous développer et qui peuvent nous aider même au-delà de l’univers de l’investissement.

La première de ces qualités est la sobriété.

C’est la première chose qui m’a marqué lorsque j’ai vu pour la première fois un reportage sur sa vie.

Warren Buffett vit comme monsieur tout le monde.

Il vit dans la même maison depuis 1958.

Maison qu’il a acheté pour 31 500 $.

La voiture qu’il conduit depuis des années est une Cadillac.

Bon, il s’est fait plaisir récemment et en a acheté une nouvelle en 2014 à 45 000 $.

Mais pas de yacht en vue, pas de voiture de luxe ou de villas à plusieurs millions de dollars.

Ce n’est pas ce qu’il possède qui le rend heureux mais plutôt ce qu’il construit, ce qu’il partage et le temps passé avec les personnes qu’il estime.

Warren répète souvent que si on n’arrive pas à être heureux avec quelques milliers de dollars, ce n’est pas avec quelques millions qu’on le sera.

Vous me direz que c’est facile à dire pour quelqu’un qui possède des milliards…

Mais ces milliards ne sont effectivement pas dépensé dans un matérialisme qui n’aurait pas de sens.

Est-ce un détail ?

Nombre de millionnaires vivent et profitent pleinement de leur argent, pourquoi est-ce que ce ne serait pas possible de faire la même chose ?

Parce que pour devenir financièrement indépendant, il faut savoir réussir à ne pas dépenser l’argent que l’on a.

Et bien souvent, on dépense de l’argent que l’on n’a pas, en prenant celui de la banque par exemple.

La sobriété ce n’est pas se priver, mais c’est se contenter de l’essentiel sans chercher le superflu.

Des études ont démontré qu’on a tendance à adapter notre style de vie à notre salaire.

Je gagne plus d’argent, je dépense plus d’argent.

Je gagne encore plus, je dépense encore plus.

Bien souvent, c’est du superflu qu’on a tendance à combler dans ces  cas là.

On se trouve des besoins qui n’existaient pas quelques années plus tôt.

La sobriété a donc deux facettes  qui me semblent essentiels :

  • D’abord, elle permet de se rendre compte qu’on n’a pas besoin d’être riche pour vivre riche. Les choses qui comptent réellement, les choses qui ont de la valeur dans notre vie, si on y fait attention, ce ne sont pas généralement des choses qui demandent des millions.
  • Ensuite, la sobriété est le meilleur moyen d’atteindre l’indépendance financière. Et cette indépendance financière est surtout là pour nous permettre d’avoir plus d’indépendance et de temps. Cette liberté que l’on cherche à obtenir ne peut pas être acquise si on a des besoin qui nous ruinent tous les mois.

 

La fidélité à ses principes et ses méthodes

Vers la fin des années 90, lorsque les entreprises technologiques explosaient et que les marchés  atteignaient des sommets records, tout le monde voulait sa part du gâteau.

Tout le monde voulait investir dans ces entreprises voyant là des profits faciles à se faire.

Warren Buffett ne faisait cependant pas partie de ces personnes.

Il a longtemps resté éloigné des entreprises technologiques parce qu’il ne les comprenait pas.

Lorsque la bulle a éclaté durant les années 2000, Warren ne faisait donc pas partie des  victimes de cette folie.

Ce qui guide Warren, ce qui lui donne une ligne directrice ce sont ses principes et sa méthode d’investissement.

Il leurs est resté fidèle quelque soit la situation.

Le gain facile peut se trouver partout, dernièrement, c’était dans les crypto-monnaies avec le bitcoin.

Mais sans une ligne directrice, on sera là comme un poulet sans tête à courir vers la moindre opportunité qui brille.

Warren a  des principes de vie et d’investissement forts.

Il est capitaliste mais n’est pas matérialiste.

Ses investissements sont dans des sociétés qui apportent de la valeur à toutes les parties prenantes (investisseurs, clients, employés,…)

Toujours, ce qu’il recherche c’est de la valeur à prix intéressant.

Il ne spécule jamais.

Sa méthode d’investissement n’a que très peu changé au cours de sa vie.

C’est cette constance qui fait son succès.

Quelque soit la stratégie, il est nécessaire d’avoir de la constance sinon les résultats ne seront pas là.

Sans des principes forts, le gain pour le gain ne nous fera pas tenir dans le temps.

Faire de l’investissement une pratique de vie, une pratique basée sur des principes solides et en accord avec ce que l’on croit, c’est quelque chose de primordiale pour réellement réussir et pas seulement faire des “coups”.

 

La patience

Le dernier trait de caractère que Warren Buffett possède est peut-être le plus important.

C’est la patience.

Sa capacité à voir sur le long terme tout en prenant plaisir dans le processus.

En étant humain, on a un biais qui nous pousse à chercher la satisfaction immédiate.

On recherche à avoir des résultats tout de suite et sans attendre.

C’est pour cette raison qu’il est si difficile d’épargner, d’aller à la salle de sport ou de manger sainement.

Ce sont des efforts qui n’apportent pas un résultat immédiat.

Mais les résultats les plus intéressants s’obtiennent avec cette vision de long terme.

Encore plus dans l’investissement.

La magie des intérêts composés est de plus en plus puissante chaque année d’investissement.

Tant de personnes ont beaucoup de mal avec cette approche et c’est pourquoi lorsqu’on parle de la bourse, c’est souvent le trading qui vient en premier.

Le trading, c’est acheter et revendre des actions sur une courte période.

Les résultats que l’on obtient sont quasi immédiats et apportent donc une satisfaction plus grande que s’il fallait attendre plusieurs années.

Malheureusement, le trading est souvent un jeu où l’on perd de l’argent et même dans les cas où on arrive à être gagnant, les résultats obtenus sont loin des résultats de l’investissement à long terme.

Warren Buffett est devenu millionaire à 30 ans.

Mais il avait commencé à investir presque 20 ans auparavant.

Aujourd’hui il a 88 ans et il continue à investir.

Il faut de la patience pour investir, oui, mais pas seulement.

Il faut pouvoir apprécier ce moment d’attente.

Un jeune garçon a posé la question à Warren à la réunion annuelle de Berkshire Hathaway il y a quelques jours :

“Comment fait-il pour maîtriser aussi bien la gratification retardée ?”

En d’autres termes, comment faire pour se libérer de notre biais qui nous pousse à aller vers la gratification immédiate ?

La réponse de Warren a été claire : si nous ne trouvons pas le moyen de profiter du processus, du chemin qui mène vers le résultat, cela va être très compliqué.

Warren investit encore aujourd’hui parce que c’est ce qu’il aime faire.

Être patient est bien plus intéressant lorsqu’on sait que l’on va s’amuser.

 

 

Les 4 clés pour un bon investissement

Les 4 clés pour un bon investissement

La finance, ce n’est pas mon univers.

Je ne suis pas les news financières chaque jour.

Je regarde le prix de mes actions le moins souvent possible.

Et j’évite d’analyser les graphiques des cours des actions.

Pour moi, ce ne sont pas des choses importantes quand il faut investir.

Ce qui compte réellement ce sont 4 éléments.

 

L’investissement à la Warren Buffett

La première fois que je me suis intéressé à la bourse, je n’y ai pas compris grand chose.

En fait, je n’étais pas rentré par la bonne porte.

J’essayais de comprendre le jargon ou les manières d’analyser les courbes des cours.

Ça ne m’a pas parlé, ça manquait de sens et de concret.

Il a fallu alors quelques années avant que je découvre la manière d’investir de Warren Buffett.

Warren, lui, était plus clair.

Pour lui, une action est une société.

Pour faire de bons investissements, il “suffit” d’acheter les actions de bonnes sociétés.

Et cela s’arrête à là.

Mais qu’est-ce qu’une bonne société ?

Pour trouver cela, il utilise 4 clés qui lui permettent de trouver l’investissement idéal.

 

Le sens

Le premier élément est le sens.

Quand on fait un investissement, on doit le comprendre.

Il doit être dans notre cercle de compétence.

La bourse, c’est immense.

Il existe des milliers d’actions et il est impossible de toutes les connaître.

Warren Buffett lui-même met de côté 90 % des actions.

Pour moi, par exemple, il n’est pas envisageable que je m’intéresse aux actions de l’industrie pharmaceutique.

Je prends parfois du paracétamol mais cela ne suffit pour que je me sente compétent pour comprendre ce que fait une société pharmaceutique.

À l’opposé, j’utilise beaucoup les nouvelles technologies, c’est donc un endroit qui a davantage de sens pour moi.

On doit rester dans notre cercle de compétence.

Et vous en avez nécessairement un.

Regardez ce que vous aimez, ce qui vous passionne, ce dans quoi vous dépensez votre argent : votre cercle de compétence n’est sûrement pas loin.

Si la photographie par exemple a une place importante dans votre vie, il y a des chances que vous ayez des connaissances dans ce domaine.

Votre prochain investissement sera donc sûrement dans une compagnie qui a un lien avec la photographie.

À l’épreuve du temps

Pourquoi est-ce important que notre investissement ait du sens pour nous ?

Parce que nous allons faire des investissements que nous allons garder plusieurs mois voire plusieurs années.

Et sur des périodes de temps aussi longues, les entreprises changent.

Peut-être qu’elle va créer de nouveaux produits, peut-être qu’elle va se diversifier, peut-être même qu’elle va changer complètement de business modèle.

Ces éléments peuvent avoir une répercussion sur notre investissement.

Voilà pourquoi il est essentiel de comprendre dans quoi nous avons mis notre argent afin de réagir de la bonne manière.

Au delà de ça, la mission qui anime la compagnie doit également nous parler.

Nous allons investir pendant de longues années et s’il n’y a que le gain qui nous attire, notre pratique de l’investissement sera superficielle.

À la moindre tempête, à la moindre crise, on risque de tout laisser tomber.

Mais si notre argent se trouve avec des entreprises qui nous tiennent à coeur et dont on soutient les actions, investir prend alors une toute autre dimension.

 

Le capitaine

La deuxième clé importante dans notre processus d’investissement est le dirigeant : celui qui mène le bateau.

C’est lui qui a une part du destin de l’entreprise entre ses mains.

Et vous vous souvenez, on n’investit pas dans des actions mais dans des sociétés.

Si la société se porte bien, l’action elle aussi se portera bien.

Le dirigeant a donc un rôle important pour nos investissements.

Comment savoir alors qu’un dirigeant est de qualité ?

Parce que, bien sûr, on ne sera jamais face à face avec le PDG de telle société, comment juger alors de sa compétence ?

Un élément important est sa capacité à allouer efficacement l’argent de la société.

Est-ce que l’argent alloué à tel ou tel projet à un bon retour sur investissement ?

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas si difficile que ça de le savoir.

Sans trop entrer dans les détails, en regardant les chiffres de la société, le ‘Retour sur fonds propres’ (ou ‘Return on equity’ en anglais) est un bon indicateur de la performance du dirigeant.

Deuxième chose, notre dirigeant doit être digne de confiance.

Et là à nouveau, difficile de se faire une idée sans pouvoir le rencontrer.

Mais grâce à la magie d’Internet, il est possible aujourd’hui de savoir beaucoup de choses depuis chez soi.

Et là, c’est à nous de faire nos petites recherches.

En tapant le nom du dirigeant sur Google, on peut parfois en apprendre beaucoup.

On peut alors voir si cette personne a été impliqué dans des scandales…

Ou si au contraire, elle a réussit à résoudre des situations qui étaient critiques pour la société.

Un bon indicateur pour cela également est la transparence dont le dirigeant fait preuve.

Quelqu’un digne de confiance n’aura pas peur de faire face à ses erreurs.

Si vous voyez de l’honnêteté, de la transparence et une faculté à prendre complètement ses responsabilités, c’est bon signe.

C’est le moment donc d’utiliser toutes nos compétences de stalker à bon escient.

 

Un avantage compétitif

La  troisième clé pour faire un bon investissement est de chercher des sociétés qui possèdent un avantage compétitif.

Un exemple et ce sera plus clair.

Facebook a un avantage compétitif énorme par exemple : il possède une communauté de 2,3 milliard d’utilisateurs.

Est-ce que vous imaginez à quel point cela serait difficile pour un concurrent de faire sa place ?

Quelqu’un qui voudrait lancer son propre réseau social aurait beaucoup de mal.

Quel serait l’intérêt pour un utilisateur de Facebook de changer de réseau social  alors que tous ses amis sont déjà sur Facebook ?

C’est ça un avantage compétitif.

Warren Buffett aime voir  ça comme une sorte de muraille qui protègerait une société de ses concurrents.

Sans cette muraille, n’importe qui pourrait venir récupérer les bénéfices d’une société.

Imaginez une crêperie par exemple : c’est la seule de toute la ville.

C’est un succès, tout le monde aime les crêpes et la petite crêperie fait un tabac.

Voyant cela, Mr Dupont se dit qu’il pourrait lui aussi démarrer sa petite crêperie.

Que se passe-t-il ?

Notre première crêperie perd des clients et donc de l’argent puisque Mr Dupont s’est installé.

Cela fonctionne de la même manière pour une société qui se trouve en bourse.

Si elle ne possède pas un avantage compétitif, une muraille, elle risque de perdre des bénéfices…

Et donc de voir le prix de ses actions chuter.

Un dernier exemple : vous connaissez Coca-Cola ?

Oui, tout le monde a déjà bu un Coca.

Je suis sûr que vous avez même le logo blanc sur fond rouge en tête.

C’est également un avantage compétitif : l’image forte que certaines compagnies arrivent à créer.

 

La marge de sécurité

La dernière clé est la marge de sécurité.

Pour le mentor de Warren Buffett, Benjamin Graham, c’est la chose la plus importante dans un investissement.

Aucun investissement, aussi bon soit-il, ne vaut un prix  infini.

Nous devons être capable de payer sa valeur réelle moins une marge de sécurité.

Prenons un exemple.

Imaginons qu’on estime la valeur de notre prochain investissement à 200 €.

C’est sa valeur réelle.

On estime qu’aujourd’hui, en payant 200 €, on devrait être capable d’obtenir une certaine performance de la part de cette action.

Oui mais imaginons que l’on se soit trompé.

Les bénéfices prévus sont peut-être inférieurs à ce qui étaient prévu…

La croissance attendue est peut-être moins importante que ce que l’on avait envisagé…

Bref, cela ne se passe pas comme prévu.

Notre investissement se révèle pas si  bon que ça finalement.

On aurait pu éviter cette situation avec une marge de sécurité.

Si on estime qu’en payant 200 € notre performance sera satisfaisante, dans le cas où tout se passe bien…

On peut se dire alors qu’en payant un peu moins de 200 €, on se protège d’un quelconque imprévu.

Et même si tout se passe  comme prévu, notre performance sera alors meilleure que ce qu’on avait envisagé.

Reprenons notre exemple de tout à l’heure.

On suppose qu’en investissant 200 € dans l’action Neptune, l’année prochaine on pourrait voir le prix de celle-ci grimper à 220 €, soit une performance de 10 %.

Oui mais comme on aime prendre nos précautions et s’assurer une marge de sécurité, on décide que cette marge sera de 20 %, soit 40 €.

On devra donc payer notre action Neptune au prix de 160 € si on souhaite toujours avoir une performance de 10 % et garder une marge de sécurité de 20%.

Au final, l’année d’après, le prix de l’action sera de 205 €.

Sans marge de sécurité, notre performance aurait été de 2,5 %.

Avec notre marge de sécurité, elle est de 28 %.

Alors bien sûr, plus  il y a de risques, plus la marge de sécurité doit être importante.

Mais  elle doit toujours exister : un investissement avec un risque 0 n’existe pas.

 

Conclusion

Pour récapituler, les 4 éléments qui comptent réellement quand on investit sont :

  • Le sens, réussir à comprendre son investissement et soutenir la mission que poursuit la société
  • Le dirigeant, la  personne qui mène la société doit être quelqu’un d’intègre et de compétent
  • L’avantage compétitif, une muraille doit pouvoir  protéger la société des autres concurrents
  • La marge de sécurité, c’est elle qui nous protège en cas d’imprévu

Si on arrive à trouver une action qui réponde à ces 4 critères, il y a de bonnes chances que notre futur investissement soit le bon.

La bourse, est-ce vraiment risqué ?

La bourse, est-ce vraiment risqué ?

Les français n’aiment pas la bourse.

Il suffit de regarder ce qu’ils en disent pour comprendre pourquoi :

– C’est trop risqué.

– C’est une arnaque !

– Je n’ai pas envie de perdre mon argent.

La bourse est donc assimilée à une sorte de grand casino un peu incompréhensible.

Et pourtant, c’est le meilleur placement qui existe à long terme.

 

Une réputation justifiée ?

Depuis la crise de 2008, le nombre d’investisseurs en bourse a diminué de moitié en France.

Ce sont ces évènements qui refroidissent les investisseurs.

Ces moments où on voit que l’argent que l’on a investi a perdu la moitié de sa valeur…

Ou ces moments où l’on ne comprend pas ce qu’il se passe, pourquoi il y a une chute des prix des actions.

À la fin, on se dit que tout ça, c’est peut-être un casino et qu’il serait préférable de ne pas y mettre les pieds.

Cela se comprend.

Et c’est ce que j’ai cru également pendant plusieurs années.

Je pensais que la bourse était une machine incompréhensible, faite pour des professionnels ayant fait des études en finances et qui ne cherchaient au final que le gain.

Je me suis alors détourné de cet univers pendant longtemps.

Jusqu’au moment où j’ai vu la bourse autrement.

Ce moment où je découvre que depuis que la bourse existe, elle crée de la richesse pour ceux qui y participent sur de longues périodes.

Lorsqu’on prend de la hauteur et qu’on regarde les résultats sur le long terme, on s’aperçoit que c’est le meilleur moyen d’investir son argent.

Alors, bien sûr, il y aura des moments difficiles…

Mais ces moments difficiles ne doivent pas effacer les périodes où la bourse crée de la richesse pour chacun.

 

La femme qui a surpris l’Amérique

L’histoire de Grace Groner est fascinante et permet de comprendre plus facilement la puissance de la bourse sur le long terme.

Grace Gorner est une femme qui est décédée en 2010 à l’âge de 100 ans.

Elle vivait à Lake Forest, aux Etats-Unis.

Sa vie était celle d’une secrétaire qui menait une vie simple.

Elle passait son temps à marcher depuis le jour où elle s’était faite voler sa voiture.

Vivre simplement c’est ce qu’elle a fait durant toute sa vie.

Elle n’avait ni mari, ni enfants mais avait beaucoup d’amis.

C’est lorsqu’elle a eu 25 ans qu’elle a pris une décision qui allait la rendre célèbre 75 ans plus tard.

À 25 ans donc, elle se fait embaucher à Abbott, entreprise pour qui elle travaillera pendant 43 ans.

Mais surtout, elle décide d’acheter 3 actions d’Abbott.

3 actions et pas une de plus.

Cela lui coûtera 180 $.

Elle n’y touchera plus jamais.

Elle n’achètera pas davantage d’actions, ni ne vendra quoi que ce soit.

Les dividendes que ses actions versaient, étaient systématiquement réinvestis.

75 ans plus tard, elle détient 100 000 actions qui ont une valeur totale de 7 millions de dollars.

Et pourtant, Mme Groner a connu de nombreuses crises…

9 très exactement.

En comptant bien sûr la crise de 2008 et l’éclatement de la bulle Internet pendant les années 2000.

Comment est-ce possible ?

Comment se fait-il qu’une dame qui ne connait rien à la bourse termine sa vie en étant millionaire sans que personne ne le sache avant sa mort ?

La réponse n’a rien de bien sorcier : Grace Groner a investi pour le long terme.

Et en ayant cette vision de long terme, il est possible d’avoir des résultats extraordinaires en bourse.

Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut acheter qu’une action et attendre qu’elle se valorise ?

Bien sûr que non, il y a des risques à ne posséder qu’une seule action.

Mme Groner a eu la chance de choisir la bonne société mais elle aurait pu aussi bien choisir une société qui aurait fait faillite 10 ou 20 ans après.

Elle aurait alors tout perdu.

Elle a donc eu de la chance sur ce coup là.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut attendre la mort avant de pouvoir être riche ?

En effet, cela ne vous aura pas échapper, Grace Groner n’a jamais pu profiter de ses 7 millions de dollars.

Cet argent est allé à une institution qui lui tenait à coeur : le Lake Forest College.

Malgré tout, il est tout à fait possible d’investir et de profiter à un moment de ses investissements.

Mais la leçon à retenir de cette histoire est que sur le long terme, les risques de crises financières ont peu d’impact.

Le risque tout court a peu d’impact si on investit pour plusieurs années.

Il ne faut donc pas se demander si la bourse est risquée mais plutôt sur quel horizon de temps je suis prêt à investir.

 

Quel est le risque de ne PAS investir en bourse ?

Mais si on retournait la question dans l’autre sens ?

En moyenne, la bourse rapporte 10 % par an…

Si on sait un minimum ce que l’on fait et qu’on arrive à être patient.

Mais supposons que l’on n’a aucune patience et que la crainte du risque trotte toujours dans notre tête et nous bloque?

Y a-t-il un risque de ne pas investir ?

C’est ce que fait une grande partie des français.

Paradoxalement, même si nous faisons parti, nous les français, des investisseurs en bourse les plus frileux…

Nous sommes quand même parmi les plus gros épargnants.

14 % de ce que l’on gagne est épargné, 11 % en Europe.

Où se trouve cet argent ?

Sur un compte courant.

Aucun risque de le perdre ainsi.

Mais à le laisser dormir cet argent, on est en réalité en train de le perdre.

Comment ?

À cause de l’inflation.

L’inflation nous fait perdre chaque année 2 % de  pouvoir d’achat.

Cela veut dire que tous les ans, notre argent perd 2 % de sa valeur.

Et ce risque là, on ne le voit pas…

Parce qu’il est discret, léger et invisible lorsque l’on regarde notre compte en banque.

Si vous avez laissé 1000 € sur votre compte, l’année prochaine, vous retrouverez vos 1000 €…

Sauf que ces 1000 € vaudront moins que l’année précédente.

La notion est subtile et on pourra en reparler dans un prochain podcast…

Mais c’est de là que vient le risque.

Si on n’arrive pas à investir notre argent à au moins 2 % de rentabilité, on est en train de perdre de l’argent.

Oui, quand on investit dans un livret A, on est en train de perdre notre argent.

Les 0,75 % promis ne permettent pas de compenser l’inflation.

L’équation est alors simple : soit on investit, soit on perd de l’argent.

 

Et l’immobilier ?

L’immobilier peut être une bonne alternative.

Pour beaucoup, c’est plus simple et plus rentable que la bourse.

Un bien a l’avantage d’être concret : on sait et on voit ce que l’on achète.

Certains se disent que dans le pire des cas, un bien on peut y vivre…

Des actions, si cela nous rapporte pas, on ne peut rien en faire.

Tout n’est pas faux.

Mais il y a quand même quelques idées reçues dans ce que je viens de dire.

D’abord, une étude : celle de la London Business School et du Credit Suisse qui ont analysé plusieurs actifs sur la période 1900 à 2018.

Je vous mets le lien dans la description de ce podcast.

Cette étude nous montre que les actifs qui ont été les plus rentables sur cette période ont été les actions.

Alors bien sûr, il est facile de trouver des gens qui ont perdu beaucoup d’argent en bourse…

Ou des personnes qui ont très bien réussi dans l’immobilier.

Mais dire que l’immobilier est plus rentable que la bourse est tout simplement faux.

Ensuite, l’immobilier est-ce vraiment plus simple ?

J’ai déjà investi en immobilier et même si le processus en lui-même n’a rien de compliqué, il demande quand même une bonne dose d’énergie et de temps.

Acheter un bien immobilier requiert de faire des visites et de traiter avec de nombreux intermédiaires comme les agents immobiliers, les notaires, les vendeurs, les artisans, etc…

Une action, aujourd’hui, cela s’achète en quelques clics, depuis le confort de son canapé, chez soi.

Cela demandera quand même une recherche préalable et c’est sûrement là-dessus que beaucoup de monde s’arrête.

Mais à mon avis, cela dépend de chacun.

Je trouve pour ma part qu’investir en bourse est beaucoup plus simple et accessible que l’immobilier.

Je n’oublie pas quand même que l’immobilier a un avantage que la bourse n’a pas.

Il est possible d’investir l’argent de la banque en immobilier.

Et la banque peut parfois être généreuse si on sait s’y prendre.

C’est un effet de levier énorme.

En bourse, cela existe aussi mais il est très peu recommandé de l’utiliser, cela peut être beaucoup plus dangereux.

Investir en immobilier peut alors parfois donner l’impression de se créer de la richesse rapidement.

Mais ce n’est qu’une impression.

 

Investir ou ne pas investir ?

La  bourse est une machine.

Et comme toute machine, c’est ce qu’on en fait qui importe.

Si on n’y prend pas garde, on peut se blesser et perdre de l’argent.

Mais si on apprend à l’utiliser, au final, on en ressort gagnant.

Le risque ne vient pas tant de la bourse mais plutôt de l’investisseur.

Celui qui saura se former un minimum, être patient et garder la tête froide aura de bonnes chances d’éviter les risques de l’investissement.

Mais attention, dans l’histoire, il serait peut être plus risqué de ne rien faire que de passer à l’action…

Comment gagner de l’argent en bourse ?

Comment gagner de l’argent en bourse ?

Warren Buffett est l’un des meilleurs investisseurs.

Il n’a hérité de rien mais a commencé à investir à 11 ans en achetant 6 actions au prix de 38 $ chacune.

Et depuis, il n’a pas cessé d’acheter des actions.

Par contre, il ne lui arrive que très rarement de vendre.

S’il a le choix, il préfère ne pas le faire.

Il ne passe pas non plus son temps devant un écran à surveiller le prix de ses actions.

En fait, dans son bureau, il n’y a pas d’ordinateur.

Il passe plutôt son temps à lire.

Pas vraiment l’image que l’on se fait d’un investisseur n’est-ce pas ?

Comment fait-il alors pour gagner de l’argent ?

La bourse ce n’est pas acheter bas et vendre haut ?

 

La spéculation

Il y a trois manières de gagner de l’argent en bourse.

La première est celle qui nous vient tout de suite à l’esprit quand on parle de la bourse.

C’est acheter une action en pensant que son prix augmentera bientôt.

Si on achète une action 10 € et que son prix sur les marchés augmente à 12 € quelques jours plus tard, on peut faire une plus-value de 2 € en la revendant.

En immobilier, cela s’appellerait de l’achat-revente.

Sauf qu’en immobilier, on essaie d’apporter de la valeur au bien après l’achat.

C’est en faisant des rénovations, des agencements appropriés ou en faisant une déco qui créera le coup de cœur, qu’on réussira à vendre notre bien en faisant une plus-value.

En bourse, c’est différent.

Pour réussir une opération d’achat-revente, il faudra choisir la bonne action.

Celle qui a un potentiel de gain important.

C’est penser par exemple que Tesla est l’avenir de l’automobile et que le prix de son action ne peut que grimper.

C’est un peu comme essayer de lire dans l’avenir mais sans boule de cristal.

Si on regarde bien, cela ressemble un peu à un pari.

Pourquoi  je n’aime pas la spéculation ?

Mais une chose me dérange dans cette méthode.

Plusieurs choses, en réalité.

Cette approche est généralement tournée vers le court terme.

Quand on parle d’acheter bas pour revendre haut, généralement, c’est pour revendre dans l’année, dans le mois ou même parfois dans la journée.

C’est du court-terme.

Et sur le court-terme, la bourse peut connaître des variations importantes, parfois difficiles à anticiper.

C’est un jeu.

Ou en tout cas, cela y ressemble beaucoup.

La chance a un rôle très présent dans notre investissement et personnellement, je n’ai pas envie de tenter ma chance et de jouer avec mon argent.

L’autre aspect contraignant est au niveau des frais.

Plus on fait de transactions, c’est à dire des achats et des ventes d’actions, plus on aura de frais à payer.

Et cela peut faire grimper très vite l’addition.

Plus de frais c’est moins d’argent dans notre poche.

Ce n’est pas vraiment ce qu’on recherche.

Je n’aime pas non plus le fait que l’on s’intéresse très peu aux actions en elles-mêmes avec cette méthode.

La seule chose que l’on regarde est le potentiel de gain.

On investit pour gagner de l’argent, c’est vrai, mais il faut aussi que cela ait du sens pour nous.

Pour moi, il n’est pas pensable d’investir dans les actions d’une société qui fabrique des cigarettes par exemple.

Je ne suis pas prêt à gagner de l’argent avec ce genre de sociétés.

Mais l’aspect des valeurs est trop souvent oublié.

Et c’est sûrement pour cette raison que la bourse est vue comme le repère de financiers qui ne recherchent que le gain.

Je pense que vous aurez compris que ce n’est pas la méthode que j’affectionne le plus quand on parle d’investissement en bourse.

 

Les dividendes

La seconde méthode pour gagner de l’argent en bourse est basée sur les dividendes.

Un dividende, qu’est-ce que c’est ?

C’est une part des bénéfices de la société dont on possède les actions.

Parce que oui, quand on achète une action, on achète une part de société.

Et beaucoup de ces sociétés partagent une part de l’argent qu’elles gagnent à la fin de l’année avec leurs actionnaires.

Cette manière de gagner de l’argent en bourse est intéressante parce qu’elle permet d’avoir un revenu de manière absolument passive.

Le simple fait de posséder une action nous donne le droit de recevoir son dividende.

Il faut voir ça un peu comme le loyer que l’on perçoit si on est propriétaire d’un appartement par exemple.

Beaucoup d’investisseurs adoptent cette méthode et choisissent d’acheter les actions des meilleurs payeurs de dividendes.

Ils s’assurent ainsi un revenu régulier et parfois même croissant.

Cependant, quelle est la différence avec un loyer ?

De l’argent dans notre poche

Tout d’abord, la majorité des dividendes est payée tous les ans et non pas tous les mois.

Personnellement, cela ne me dérange pas plus que ça.

Et deuxièmement, un loyer, c’est nous qui le fixons, le dividende, c’est l’entreprise à qui l’on a acheté les actions qui le fixe.

Et en moyenne, ce dividende nous donne un rendement de 2,5%.

Qu’est-ce que cela représente 2,5 % ?

Prenons un exemple : si l’on achète une action à 100 €, cela voudrait dire que le dividende versé tous les ans serait de 2,50 €.

Aïe, pas vraiment de quoi se faire un complément de revenu.

Combien faudrait-il investir alors pour avoir un complément de revenu, disons de 1000 € par mois ?

Cela ferait très exactement un investissement de 480 000 €.

Ce n’est pas le genre de somme que l’on garde sous son oreiller…

Même s’il est possible d’avoir des dividendes avec un meilleur rendement, la somme à investir pour avoir un complément de revenu intéressant restera importante.

Et c’est sûrement pour cette raison que beaucoup de monde pense que la bourse est un endroit où seuls ceux qui ont de l’argent peuvent y investir.

Mais ce n’est qu’un cliché, parce qu’il y a une 3ème méthode pour gagner de l’argent en bourse et moi, c’est celle que je préfère.

 

La valorisation de capital

Cette méthode est celle qu’utilisent Warren Buffett et d’autres grands investisseurs.

Elle n’a rien de compliqué et c’est peut-être même la plus simple des trois.

Cette méthode consiste à attendre.

Oui, à attendre et à être patient.

A attendre quoi ?

Et bien que nos actions se valorisent.

Cette méthode ressemble beaucoup à la première.

Elle consiste elle aussi à acheter bas.

Mais pas seulement, il y a en fait 3 choses qui seront importantes : choisir des actions de qualité, les acheter le moins cher possible et les garder le plus longtemps possible.

Pourquoi les garder le plus longtemps possible ?

Parce que les meilleurs résultats en bourse s’obtiennent sur le long terme.

On a parlé aussi d’action de qualité, qu’est-ce que cela veut dire ?

Avant de répondre à cette question, j’aimerais rappeler qu’une action est une part d’entreprise.

Ce n’est pas juste une ligne sur un écran.

Quand on investit dans une action, on investit dans l’entreprise qui se trouve derrière.

Pour moi, une action de qualité c’est une action d’entreprise qui saura grandir au fil des prochaines années.

Si elle grandit, son prix grandira également au fil des années.

À nouveau, cela ressemble beaucoup à notre première méthode sauf que là, notre objectif n’est pas de vendre notre action mais de la garder le plus longtemps possible.

Sur le long terme, les marchés sont plus rationnels et si on réussit à obtenir un prix correct lors de l’achat de nos actions, nous serons récompensé dans le futur.

Oui, mais le futur c’est quand ?

Et bien quand je parle de long terme, je parle de plusieurs années.

Pourquoi si longtemps ?

Parce que le prix des actions prend du temps à se valoriser.

Et c’est normal, il faut du temps aux entreprises pour créer de la valeur.

Attendre, être patient et passif permet de minimiser le plus possible nos frais.

Et comme dans tout, si on a moins de frais à payer, c’est toujours mieux.

Simplicité et efficacité

Une dernière chose : il n’y pas de jeu ici.

On prendra du temps pour analyser des sociétés qui nous tiennent à cœur et qui sont en accord avec nos valeurs.

Et si on s’aperçoit que cela pourrait être un bon investissement, on passe à l’action et on attend.

C’est la méthode qui me parle le plus.

D’abord parce que c’est la plus simple.

Et donc la plus accessible.

Sélectionner de bonnes actions, acheter bas et attendre : on ne peut pas faire plus simple.

Mais ce n’est pas la méthode la plus sexy : elle demande de la patience, du contrôle de soi et une certaine sobriété.

Ce n’est pas la méthode la plus excitante non plus…

Attendre n’a rien d’excitant…

Mais c’est celle qui nous récompensera le plus sur le long terme.

[Podcast] La Grande Maison

[Podcast] La Grande Maison

La majorité du contenu que je consomme est sous format audio.

J’adore les podcasts…

Et encore plus les podcasts qui parlent d’investissement.

Chez nos amis anglophones, le sujet est assez bien traité…

Par contre, en France, je n’ai pas trouvé de podcasts réellement intéressants (si vous avez des recommandations, je suis preneur).

Alors si la bourse et l’investissement au format audio, ça vous tente…

Abonnez-vous à La Grande Maison dans Itunes.

Vous pourrez aussi  l’écouter sur ce blog chaque mercredi 🙂