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Les 4 clés pour un bon investissement

Les 4 clés pour un bon investissement

La finance, ce n’est pas mon univers.

Je ne suis pas les news financières chaque jour.

Je regarde le prix de mes actions le moins souvent possible.

Et j’évite d’analyser les graphiques des cours des actions.

Pour moi, ce ne sont pas des choses importantes quand il faut investir.

Ce qui compte réellement ce sont 4 éléments.

 

L’investissement à la Warren Buffett

La première fois que je me suis intéressé à la bourse, je n’y ai pas compris grand chose.

En fait, je n’étais pas rentré par la bonne porte.

J’essayais de comprendre le jargon ou les manières d’analyser les courbes des cours.

Ça ne m’a pas parlé, ça manquait de sens et de concret.

Il a fallu alors quelques années avant que je découvre la manière d’investir de Warren Buffett.

Warren, lui, était plus clair.

Pour lui, une action est une société.

Pour faire de bons investissements, il “suffit” d’acheter les actions de bonnes sociétés.

Et cela s’arrête à là.

Mais qu’est-ce qu’une bonne société ?

Pour trouver cela, il utilise 4 clés qui lui permettent de trouver l’investissement idéal.

 

Le sens

Le premier élément est le sens.

Quand on fait un investissement, on doit le comprendre.

Il doit être dans notre cercle de compétence.

La bourse, c’est immense.

Il existe des milliers d’actions et il est impossible de toutes les connaître.

Warren Buffett lui-même met de côté 90 % des actions.

Pour moi, par exemple, il n’est pas envisageable que je m’intéresse aux actions de l’industrie pharmaceutique.

Je prends parfois du paracétamol mais cela ne suffit pour que je me sente compétent pour comprendre ce que fait une société pharmaceutique.

À l’opposé, j’utilise beaucoup les nouvelles technologies, c’est donc un endroit qui a davantage de sens pour moi.

On doit rester dans notre cercle de compétence.

Et vous en avez nécessairement un.

Regardez ce que vous aimez, ce qui vous passionne, ce dans quoi vous dépensez votre argent : votre cercle de compétence n’est sûrement pas loin.

Si la photographie par exemple a une place importante dans votre vie, il y a des chances que vous ayez des connaissances dans ce domaine.

Votre prochain investissement sera donc sûrement dans une compagnie qui a un lien avec la photographie.

À l’épreuve du temps

Pourquoi est-ce important que notre investissement ait du sens pour nous ?

Parce que nous allons faire des investissements que nous allons garder plusieurs mois voire plusieurs années.

Et sur des périodes de temps aussi longues, les entreprises changent.

Peut-être qu’elle va créer de nouveaux produits, peut-être qu’elle va se diversifier, peut-être même qu’elle va changer complètement de business modèle.

Ces éléments peuvent avoir une répercussion sur notre investissement.

Voilà pourquoi il est essentiel de comprendre dans quoi nous avons mis notre argent afin de réagir de la bonne manière.

Au delà de ça, la mission qui anime la compagnie doit également nous parler.

Nous allons investir pendant de longues années et s’il n’y a que le gain qui nous attire, notre pratique de l’investissement sera superficielle.

À la moindre tempête, à la moindre crise, on risque de tout laisser tomber.

Mais si notre argent se trouve avec des entreprises qui nous tiennent à coeur et dont on soutient les actions, investir prend alors une toute autre dimension.

 

Le capitaine

La deuxième clé importante dans notre processus d’investissement est le dirigeant : celui qui mène le bateau.

C’est lui qui a une part du destin de l’entreprise entre ses mains.

Et vous vous souvenez, on n’investit pas dans des actions mais dans des sociétés.

Si la société se porte bien, l’action elle aussi se portera bien.

Le dirigeant a donc un rôle important pour nos investissements.

Comment savoir alors qu’un dirigeant est de qualité ?

Parce que, bien sûr, on ne sera jamais face à face avec le PDG de telle société, comment juger alors de sa compétence ?

Un élément important est sa capacité à allouer efficacement l’argent de la société.

Est-ce que l’argent alloué à tel ou tel projet à un bon retour sur investissement ?

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas si difficile que ça de le savoir.

Sans trop entrer dans les détails, en regardant les chiffres de la société, le ‘Retour sur fonds propres’ (ou ‘Return on equity’ en anglais) est un bon indicateur de la performance du dirigeant.

Deuxième chose, notre dirigeant doit être digne de confiance.

Et là à nouveau, difficile de se faire une idée sans pouvoir le rencontrer.

Mais grâce à la magie d’Internet, il est possible aujourd’hui de savoir beaucoup de choses depuis chez soi.

Et là, c’est à nous de faire nos petites recherches.

En tapant le nom du dirigeant sur Google, on peut parfois en apprendre beaucoup.

On peut alors voir si cette personne a été impliqué dans des scandales…

Ou si au contraire, elle a réussit à résoudre des situations qui étaient critiques pour la société.

Un bon indicateur pour cela également est la transparence dont le dirigeant fait preuve.

Quelqu’un digne de confiance n’aura pas peur de faire face à ses erreurs.

Si vous voyez de l’honnêteté, de la transparence et une faculté à prendre complètement ses responsabilités, c’est bon signe.

C’est le moment donc d’utiliser toutes nos compétences de stalker à bon escient.

 

Un avantage compétitif

La  troisième clé pour faire un bon investissement est de chercher des sociétés qui possèdent un avantage compétitif.

Un exemple et ce sera plus clair.

Facebook a un avantage compétitif énorme par exemple : il possède une communauté de 2,3 milliard d’utilisateurs.

Est-ce que vous imaginez à quel point cela serait difficile pour un concurrent de faire sa place ?

Quelqu’un qui voudrait lancer son propre réseau social aurait beaucoup de mal.

Quel serait l’intérêt pour un utilisateur de Facebook de changer de réseau social  alors que tous ses amis sont déjà sur Facebook ?

C’est ça un avantage compétitif.

Warren Buffett aime voir  ça comme une sorte de muraille qui protègerait une société de ses concurrents.

Sans cette muraille, n’importe qui pourrait venir récupérer les bénéfices d’une société.

Imaginez une crêperie par exemple : c’est la seule de toute la ville.

C’est un succès, tout le monde aime les crêpes et la petite crêperie fait un tabac.

Voyant cela, Mr Dupont se dit qu’il pourrait lui aussi démarrer sa petite crêperie.

Que se passe-t-il ?

Notre première crêperie perd des clients et donc de l’argent puisque Mr Dupont s’est installé.

Cela fonctionne de la même manière pour une société qui se trouve en bourse.

Si elle ne possède pas un avantage compétitif, une muraille, elle risque de perdre des bénéfices…

Et donc de voir le prix de ses actions chuter.

Un dernier exemple : vous connaissez Coca-Cola ?

Oui, tout le monde a déjà bu un Coca.

Je suis sûr que vous avez même le logo blanc sur fond rouge en tête.

C’est également un avantage compétitif : l’image forte que certaines compagnies arrivent à créer.

 

La marge de sécurité

La dernière clé est la marge de sécurité.

Pour le mentor de Warren Buffett, Benjamin Graham, c’est la chose la plus importante dans un investissement.

Aucun investissement, aussi bon soit-il, ne vaut un prix  infini.

Nous devons être capable de payer sa valeur réelle moins une marge de sécurité.

Prenons un exemple.

Imaginons qu’on estime la valeur de notre prochain investissement à 200 €.

C’est sa valeur réelle.

On estime qu’aujourd’hui, en payant 200 €, on devrait être capable d’obtenir une certaine performance de la part de cette action.

Oui mais imaginons que l’on se soit trompé.

Les bénéfices prévus sont peut-être inférieurs à ce qui étaient prévu…

La croissance attendue est peut-être moins importante que ce que l’on avait envisagé…

Bref, cela ne se passe pas comme prévu.

Notre investissement se révèle pas si  bon que ça finalement.

On aurait pu éviter cette situation avec une marge de sécurité.

Si on estime qu’en payant 200 € notre performance sera satisfaisante, dans le cas où tout se passe bien…

On peut se dire alors qu’en payant un peu moins de 200 €, on se protège d’un quelconque imprévu.

Et même si tout se passe  comme prévu, notre performance sera alors meilleure que ce qu’on avait envisagé.

Reprenons notre exemple de tout à l’heure.

On suppose qu’en investissant 200 € dans l’action Neptune, l’année prochaine on pourrait voir le prix de celle-ci grimper à 220 €, soit une performance de 10 %.

Oui mais comme on aime prendre nos précautions et s’assurer une marge de sécurité, on décide que cette marge sera de 20 %, soit 40 €.

On devra donc payer notre action Neptune au prix de 160 € si on souhaite toujours avoir une performance de 10 % et garder une marge de sécurité de 20%.

Au final, l’année d’après, le prix de l’action sera de 205 €.

Sans marge de sécurité, notre performance aurait été de 2,5 %.

Avec notre marge de sécurité, elle est de 28 %.

Alors bien sûr, plus  il y a de risques, plus la marge de sécurité doit être importante.

Mais  elle doit toujours exister : un investissement avec un risque 0 n’existe pas.

 

Conclusion

Pour récapituler, les 4 éléments qui comptent réellement quand on investit sont :

  • Le sens, réussir à comprendre son investissement et soutenir la mission que poursuit la société
  • Le dirigeant, la  personne qui mène la société doit être quelqu’un d’intègre et de compétent
  • L’avantage compétitif, une muraille doit pouvoir  protéger la société des autres concurrents
  • La marge de sécurité, c’est elle qui nous protège en cas d’imprévu

Si on arrive à trouver une action qui réponde à ces 4 critères, il y a de bonnes chances que notre futur investissement soit le bon.

La bourse, est-ce vraiment risqué ?

La bourse, est-ce vraiment risqué ?

Les français n’aiment pas la bourse.

Il suffit de regarder ce qu’ils en disent pour comprendre pourquoi :

– C’est trop risqué.

– C’est une arnaque !

– Je n’ai pas envie de perdre mon argent.

La bourse est donc assimilée à une sorte de grand casino un peu incompréhensible.

Et pourtant, c’est le meilleur placement qui existe à long terme.

 

Une réputation justifiée ?

Depuis la crise de 2008, le nombre d’investisseurs en bourse a diminué de moitié en France.

Ce sont ces évènements qui refroidissent les investisseurs.

Ces moments où on voit que l’argent que l’on a investi a perdu la moitié de sa valeur…

Ou ces moments où l’on ne comprend pas ce qu’il se passe, pourquoi il y a une chute des prix des actions.

À la fin, on se dit que tout ça, c’est peut-être un casino et qu’il serait préférable de ne pas y mettre les pieds.

Cela se comprend.

Et c’est ce que j’ai cru également pendant plusieurs années.

Je pensais que la bourse était une machine incompréhensible, faite pour des professionnels ayant fait des études en finances et qui ne cherchaient au final que le gain.

Je me suis alors détourné de cet univers pendant longtemps.

Jusqu’au moment où j’ai vu la bourse autrement.

Ce moment où je découvre que depuis que la bourse existe, elle crée de la richesse pour ceux qui y participent sur de longues périodes.

Lorsqu’on prend de la hauteur et qu’on regarde les résultats sur le long terme, on s’aperçoit que c’est le meilleur moyen d’investir son argent.

Alors, bien sûr, il y aura des moments difficiles…

Mais ces moments difficiles ne doivent pas effacer les périodes où la bourse crée de la richesse pour chacun.

 

La femme qui a surpris l’Amérique

L’histoire de Grace Groner est fascinante et permet de comprendre plus facilement la puissance de la bourse sur le long terme.

Grace Gorner est une femme qui est décédée en 2010 à l’âge de 100 ans.

Elle vivait à Lake Forest, aux Etats-Unis.

Sa vie était celle d’une secrétaire qui menait une vie simple.

Elle passait son temps à marcher depuis le jour où elle s’était faite voler sa voiture.

Vivre simplement c’est ce qu’elle a fait durant toute sa vie.

Elle n’avait ni mari, ni enfants mais avait beaucoup d’amis.

C’est lorsqu’elle a eu 25 ans qu’elle a pris une décision qui allait la rendre célèbre 75 ans plus tard.

À 25 ans donc, elle se fait embaucher à Abbott, entreprise pour qui elle travaillera pendant 43 ans.

Mais surtout, elle décide d’acheter 3 actions d’Abbott.

3 actions et pas une de plus.

Cela lui coûtera 180 $.

Elle n’y touchera plus jamais.

Elle n’achètera pas davantage d’actions, ni ne vendra quoi que ce soit.

Les dividendes que ses actions versaient, étaient systématiquement réinvestis.

75 ans plus tard, elle détient 100 000 actions qui ont une valeur totale de 7 millions de dollars.

Et pourtant, Mme Groner a connu de nombreuses crises…

9 très exactement.

En comptant bien sûr la crise de 2008 et l’éclatement de la bulle Internet pendant les années 2000.

Comment est-ce possible ?

Comment se fait-il qu’une dame qui ne connait rien à la bourse termine sa vie en étant millionaire sans que personne ne le sache avant sa mort ?

La réponse n’a rien de bien sorcier : Grace Groner a investi pour le long terme.

Et en ayant cette vision de long terme, il est possible d’avoir des résultats extraordinaires en bourse.

Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut acheter qu’une action et attendre qu’elle se valorise ?

Bien sûr que non, il y a des risques à ne posséder qu’une seule action.

Mme Groner a eu la chance de choisir la bonne société mais elle aurait pu aussi bien choisir une société qui aurait fait faillite 10 ou 20 ans après.

Elle aurait alors tout perdu.

Elle a donc eu de la chance sur ce coup là.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut attendre la mort avant de pouvoir être riche ?

En effet, cela ne vous aura pas échapper, Grace Groner n’a jamais pu profiter de ses 7 millions de dollars.

Cet argent est allé à une institution qui lui tenait à coeur : le Lake Forest College.

Malgré tout, il est tout à fait possible d’investir et de profiter à un moment de ses investissements.

Mais la leçon à retenir de cette histoire est que sur le long terme, les risques de crises financières ont peu d’impact.

Le risque tout court a peu d’impact si on investit pour plusieurs années.

Il ne faut donc pas se demander si la bourse est risquée mais plutôt sur quel horizon de temps je suis prêt à investir.

 

Quel est le risque de ne PAS investir en bourse ?

Mais si on retournait la question dans l’autre sens ?

En moyenne, la bourse rapporte 10 % par an…

Si on sait un minimum ce que l’on fait et qu’on arrive à être patient.

Mais supposons que l’on n’a aucune patience et que la crainte du risque trotte toujours dans notre tête et nous bloque?

Y a-t-il un risque de ne pas investir ?

C’est ce que fait une grande partie des français.

Paradoxalement, même si nous faisons parti, nous les français, des investisseurs en bourse les plus frileux…

Nous sommes quand même parmi les plus gros épargnants.

14 % de ce que l’on gagne est épargné, 11 % en Europe.

Où se trouve cet argent ?

Sur un compte courant.

Aucun risque de le perdre ainsi.

Mais à le laisser dormir cet argent, on est en réalité en train de le perdre.

Comment ?

À cause de l’inflation.

L’inflation nous fait perdre chaque année 2 % de  pouvoir d’achat.

Cela veut dire que tous les ans, notre argent perd 2 % de sa valeur.

Et ce risque là, on ne le voit pas…

Parce qu’il est discret, léger et invisible lorsque l’on regarde notre compte en banque.

Si vous avez laissé 1000 € sur votre compte, l’année prochaine, vous retrouverez vos 1000 €…

Sauf que ces 1000 € vaudront moins que l’année précédente.

La notion est subtile et on pourra en reparler dans un prochain podcast…

Mais c’est de là que vient le risque.

Si on n’arrive pas à investir notre argent à au moins 2 % de rentabilité, on est en train de perdre de l’argent.

Oui, quand on investit dans un livret A, on est en train de perdre notre argent.

Les 0,75 % promis ne permettent pas de compenser l’inflation.

L’équation est alors simple : soit on investit, soit on perd de l’argent.

 

Et l’immobilier ?

L’immobilier peut être une bonne alternative.

Pour beaucoup, c’est plus simple et plus rentable que la bourse.

Un bien a l’avantage d’être concret : on sait et on voit ce que l’on achète.

Certains se disent que dans le pire des cas, un bien on peut y vivre…

Des actions, si cela nous rapporte pas, on ne peut rien en faire.

Tout n’est pas faux.

Mais il y a quand même quelques idées reçues dans ce que je viens de dire.

D’abord, une étude : celle de la London Business School et du Credit Suisse qui ont analysé plusieurs actifs sur la période 1900 à 2018.

Je vous mets le lien dans la description de ce podcast.

Cette étude nous montre que les actifs qui ont été les plus rentables sur cette période ont été les actions.

Alors bien sûr, il est facile de trouver des gens qui ont perdu beaucoup d’argent en bourse…

Ou des personnes qui ont très bien réussi dans l’immobilier.

Mais dire que l’immobilier est plus rentable que la bourse est tout simplement faux.

Ensuite, l’immobilier est-ce vraiment plus simple ?

J’ai déjà investi en immobilier et même si le processus en lui-même n’a rien de compliqué, il demande quand même une bonne dose d’énergie et de temps.

Acheter un bien immobilier requiert de faire des visites et de traiter avec de nombreux intermédiaires comme les agents immobiliers, les notaires, les vendeurs, les artisans, etc…

Une action, aujourd’hui, cela s’achète en quelques clics, depuis le confort de son canapé, chez soi.

Cela demandera quand même une recherche préalable et c’est sûrement là-dessus que beaucoup de monde s’arrête.

Mais à mon avis, cela dépend de chacun.

Je trouve pour ma part qu’investir en bourse est beaucoup plus simple et accessible que l’immobilier.

Je n’oublie pas quand même que l’immobilier a un avantage que la bourse n’a pas.

Il est possible d’investir l’argent de la banque en immobilier.

Et la banque peut parfois être généreuse si on sait s’y prendre.

C’est un effet de levier énorme.

En bourse, cela existe aussi mais il est très peu recommandé de l’utiliser, cela peut être beaucoup plus dangereux.

Investir en immobilier peut alors parfois donner l’impression de se créer de la richesse rapidement.

Mais ce n’est qu’une impression.

 

Investir ou ne pas investir ?

La  bourse est une machine.

Et comme toute machine, c’est ce qu’on en fait qui importe.

Si on n’y prend pas garde, on peut se blesser et perdre de l’argent.

Mais si on apprend à l’utiliser, au final, on en ressort gagnant.

Le risque ne vient pas tant de la bourse mais plutôt de l’investisseur.

Celui qui saura se former un minimum, être patient et garder la tête froide aura de bonnes chances d’éviter les risques de l’investissement.

Mais attention, dans l’histoire, il serait peut être plus risqué de ne rien faire que de passer à l’action…

Comment gagner de l’argent en bourse ?

Comment gagner de l’argent en bourse ?

Warren Buffett est l’un des meilleurs investisseurs.

Il n’a hérité de rien mais a commencé à investir à 11 ans en achetant 6 actions au prix de 38 $ chacune.

Et depuis, il n’a pas cessé d’acheter des actions.

Par contre, il ne lui arrive que très rarement de vendre.

S’il a le choix, il préfère ne pas le faire.

Il ne passe pas non plus son temps devant un écran à surveiller le prix de ses actions.

En fait, dans son bureau, il n’y a pas d’ordinateur.

Il passe plutôt son temps à lire.

Pas vraiment l’image que l’on se fait d’un investisseur n’est-ce pas ?

Comment fait-il alors pour gagner de l’argent ?

La bourse ce n’est pas acheter bas et vendre haut ?

 

La spéculation

Il y a trois manières de gagner de l’argent en bourse.

La première est celle qui nous vient tout de suite à l’esprit quand on parle de la bourse.

C’est acheter une action en pensant que son prix augmentera bientôt.

Si on achète une action 10 € et que son prix sur les marchés augmente à 12 € quelques jours plus tard, on peut faire une plus-value de 2 € en la revendant.

En immobilier, cela s’appellerait de l’achat-revente.

Sauf qu’en immobilier, on essaie d’apporter de la valeur au bien après l’achat.

C’est en faisant des rénovations, des agencements appropriés ou en faisant une déco qui créera le coup de cœur, qu’on réussira à vendre notre bien en faisant une plus-value.

En bourse, c’est différent.

Pour réussir une opération d’achat-revente, il faudra choisir la bonne action.

Celle qui a un potentiel de gain important.

C’est penser par exemple que Tesla est l’avenir de l’automobile et que le prix de son action ne peut que grimper.

C’est un peu comme essayer de lire dans l’avenir mais sans boule de cristal.

Si on regarde bien, cela ressemble un peu à un pari.

Pourquoi  je n’aime pas la spéculation ?

Mais une chose me dérange dans cette méthode.

Plusieurs choses, en réalité.

Cette approche est généralement tournée vers le court terme.

Quand on parle d’acheter bas pour revendre haut, généralement, c’est pour revendre dans l’année, dans le mois ou même parfois dans la journée.

C’est du court-terme.

Et sur le court-terme, la bourse peut connaître des variations importantes, parfois difficiles à anticiper.

C’est un jeu.

Ou en tout cas, cela y ressemble beaucoup.

La chance a un rôle très présent dans notre investissement et personnellement, je n’ai pas envie de tenter ma chance et de jouer avec mon argent.

L’autre aspect contraignant est au niveau des frais.

Plus on fait de transactions, c’est à dire des achats et des ventes d’actions, plus on aura de frais à payer.

Et cela peut faire grimper très vite l’addition.

Plus de frais c’est moins d’argent dans notre poche.

Ce n’est pas vraiment ce qu’on recherche.

Je n’aime pas non plus le fait que l’on s’intéresse très peu aux actions en elles-mêmes avec cette méthode.

La seule chose que l’on regarde est le potentiel de gain.

On investit pour gagner de l’argent, c’est vrai, mais il faut aussi que cela ait du sens pour nous.

Pour moi, il n’est pas pensable d’investir dans les actions d’une société qui fabrique des cigarettes par exemple.

Je ne suis pas prêt à gagner de l’argent avec ce genre de sociétés.

Mais l’aspect des valeurs est trop souvent oublié.

Et c’est sûrement pour cette raison que la bourse est vue comme le repère de financiers qui ne recherchent que le gain.

Je pense que vous aurez compris que ce n’est pas la méthode que j’affectionne le plus quand on parle d’investissement en bourse.

 

Les dividendes

La seconde méthode pour gagner de l’argent en bourse est basée sur les dividendes.

Un dividende, qu’est-ce que c’est ?

C’est une part des bénéfices de la société dont on possède les actions.

Parce que oui, quand on achète une action, on achète une part de société.

Et beaucoup de ces sociétés partagent une part de l’argent qu’elles gagnent à la fin de l’année avec leurs actionnaires.

Cette manière de gagner de l’argent en bourse est intéressante parce qu’elle permet d’avoir un revenu de manière absolument passive.

Le simple fait de posséder une action nous donne le droit de recevoir son dividende.

Il faut voir ça un peu comme le loyer que l’on perçoit si on est propriétaire d’un appartement par exemple.

Beaucoup d’investisseurs adoptent cette méthode et choisissent d’acheter les actions des meilleurs payeurs de dividendes.

Ils s’assurent ainsi un revenu régulier et parfois même croissant.

Cependant, quelle est la différence avec un loyer ?

De l’argent dans notre poche

Tout d’abord, la majorité des dividendes est payée tous les ans et non pas tous les mois.

Personnellement, cela ne me dérange pas plus que ça.

Et deuxièmement, un loyer, c’est nous qui le fixons, le dividende, c’est l’entreprise à qui l’on a acheté les actions qui le fixe.

Et en moyenne, ce dividende nous donne un rendement de 2,5%.

Qu’est-ce que cela représente 2,5 % ?

Prenons un exemple : si l’on achète une action à 100 €, cela voudrait dire que le dividende versé tous les ans serait de 2,50 €.

Aïe, pas vraiment de quoi se faire un complément de revenu.

Combien faudrait-il investir alors pour avoir un complément de revenu, disons de 1000 € par mois ?

Cela ferait très exactement un investissement de 480 000 €.

Ce n’est pas le genre de somme que l’on garde sous son oreiller…

Même s’il est possible d’avoir des dividendes avec un meilleur rendement, la somme à investir pour avoir un complément de revenu intéressant restera importante.

Et c’est sûrement pour cette raison que beaucoup de monde pense que la bourse est un endroit où seuls ceux qui ont de l’argent peuvent y investir.

Mais ce n’est qu’un cliché, parce qu’il y a une 3ème méthode pour gagner de l’argent en bourse et moi, c’est celle que je préfère.

 

La valorisation de capital

Cette méthode est celle qu’utilisent Warren Buffett et d’autres grands investisseurs.

Elle n’a rien de compliqué et c’est peut-être même la plus simple des trois.

Cette méthode consiste à attendre.

Oui, à attendre et à être patient.

A attendre quoi ?

Et bien que nos actions se valorisent.

Cette méthode ressemble beaucoup à la première.

Elle consiste elle aussi à acheter bas.

Mais pas seulement, il y a en fait 3 choses qui seront importantes : choisir des actions de qualité, les acheter le moins cher possible et les garder le plus longtemps possible.

Pourquoi les garder le plus longtemps possible ?

Parce que les meilleurs résultats en bourse s’obtiennent sur le long terme.

On a parlé aussi d’action de qualité, qu’est-ce que cela veut dire ?

Avant de répondre à cette question, j’aimerais rappeler qu’une action est une part d’entreprise.

Ce n’est pas juste une ligne sur un écran.

Quand on investit dans une action, on investit dans l’entreprise qui se trouve derrière.

Pour moi, une action de qualité c’est une action d’entreprise qui saura grandir au fil des prochaines années.

Si elle grandit, son prix grandira également au fil des années.

À nouveau, cela ressemble beaucoup à notre première méthode sauf que là, notre objectif n’est pas de vendre notre action mais de la garder le plus longtemps possible.

Sur le long terme, les marchés sont plus rationnels et si on réussit à obtenir un prix correct lors de l’achat de nos actions, nous serons récompensé dans le futur.

Oui, mais le futur c’est quand ?

Et bien quand je parle de long terme, je parle de plusieurs années.

Pourquoi si longtemps ?

Parce que le prix des actions prend du temps à se valoriser.

Et c’est normal, il faut du temps aux entreprises pour créer de la valeur.

Attendre, être patient et passif permet de minimiser le plus possible nos frais.

Et comme dans tout, si on a moins de frais à payer, c’est toujours mieux.

Simplicité et efficacité

Une dernière chose : il n’y pas de jeu ici.

On prendra du temps pour analyser des sociétés qui nous tiennent à cœur et qui sont en accord avec nos valeurs.

Et si on s’aperçoit que cela pourrait être un bon investissement, on passe à l’action et on attend.

C’est la méthode qui me parle le plus.

D’abord parce que c’est la plus simple.

Et donc la plus accessible.

Sélectionner de bonnes actions, acheter bas et attendre : on ne peut pas faire plus simple.

Mais ce n’est pas la méthode la plus sexy : elle demande de la patience, du contrôle de soi et une certaine sobriété.

Ce n’est pas la méthode la plus excitante non plus…

Attendre n’a rien d’excitant…

Mais c’est celle qui nous récompensera le plus sur le long terme.

[Podcast] La Grande Maison

[Podcast] La Grande Maison

La majorité du contenu que je consomme est sous format audio.

J’adore les podcasts…

Et encore plus les podcasts qui parlent d’investissement.

Chez nos amis anglophones, le sujet est assez bien traité…

Par contre, en France, je n’ai pas trouvé de podcasts réellement intéressants (si vous avez des recommandations, je suis preneur).

Alors si la bourse et l’investissement au format audio, ça vous tente…

Abonnez-vous à La Grande Maison dans Itunes.

Vous pourrez aussi  l’écouter sur ce blog chaque mercredi 🙂