Catégorie : Investissement

Qui a la meilleure histoire ?

Qui a la meilleure histoire ?

J’adore les histoires.

Tout le monde adore les histoires.

C’est le moyen qu’on a trouvé pour se réunir, partager nos émotions et faire passer des messages.

Une bonne histoire vaut mille argumentations.

Si vous voulez convaincre, racontez une histoire.

Si vous voulez faire ressentir des émotions à quelqu’un, c’est souvent à travers une histoire.

Lorsque des personnes ont décidé d’écrire une pétition afin de pousser les réalisateurs de Game of Thrones à refaire la dernière saison, la raison était simple : l’histoire n’était pas assez bonne.

Si je vous disais maintenant qu’investir, c’est choisir la meilleure histoire ?

 

L’histoire la plus universelle

Si je plaçais un billet de 50 € et une banane en face de vous et que je vous demandais ensuite de choisir, vous prendriez sûrement le billet.

Faites la même expérience avec un chimpanzé et il est plus que probable que c’est vers la banane qu’il se dirigera.

Le chimpanzé n’hésite pas et ignore presque ce billet de 50 € parce que cela n’a aucune valeur pour lui.

Et il a raison.

Intrinsèquement, un billet de 50 € n’a aucune valeur.

Sa valeur, c’est nous qui la lui donnons.

C’est parce qu’il est possible d’échanger ce billet contre d’autres biens que celui-ci a de la valeur.

C’est parce que nous croyons tous à la même histoire, celle qui dit que l’argent a de la valeur, que nous passons une grande partie de notre vie à essayer d’en gagner.

À bien y regarder, notre réalité est une histoire que notre environnement et nous-mêmes créons tous les jours.

Et l’investissement, c’est la même chose.

 

Une histoire de chiffres

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la bourse, tout ce que j’ai découvert c’était des graphiques et des chiffres.

Il vous est sûrement déjà arrivé de tomber sur les chaînes d’information où vous avez un bandeau en bas vous donnant l’évolution du prix de certaines actions.

Je me suis toujours demandé qui pouvait regarder ça.

Cela a-t-il un quelconque intérêt pour quelqu’un ?

Je me pose encore la question.

Je ne suis pas tombé amoureux de la bourse au premier regard.

Un chiffre ça peut être parlant mais ça n’a rien de concret.

Ça ne me parle pas et ne me touche pas.

Si on vient vous voir et qu’on vous dit que 1000 enfants meurent chaque jour parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau potable, cela va peut-être vous impressionner.

Mais si quelqu’un vous raconte plutôt l’histoire de cet enfant qui se bat chaque jour pour pouvoir profiter d’un peu d’eau, ça, ça vous marquera et il y a des chances pour que vous vous en souveniez toute votre vie.

Il y a même des chances pour que vous vous mobilisiez pour aider une association qui lutte contre ce problème.

Les chiffres montrent la réalité, une histoire nous la fait sentir.

Et c’est lorsque nous ressentons les choses que cela prend sens pour nous.

À première vue donc, la bourse est loin de raconter une histoire.

Ce sont des chiffres qui montrent la réalité d’une entreprise mais cela reste froid et lointain.

Cependant, il est possible de voir cela autrement.

 

Au delà des chiffres

J’essaie de plus en plus de changer ma vision de voir les choses.

J’essaie de moins me focaliser sur les chiffres, les calculs, les graphiques mais de faire plus attention à l’histoire qui se cache derrière.

Parce que derrière chaque chiffre il y a une histoire, mais c’est à nous de la chercher.

C’est à nous de la construire puisque celle-ci nous est pas racontée.

Derrière chaque action, il y a une entreprise, un dirigeant, des employés, des clients, des produits…

Lorsque nous achetons une action, c’est une ligne sur un écran que nous voyons.

Mais cela représente bien plus que ça.

Malheureusement, c’est souvent ça le problème de la bourse.

Les personnes n’investissent pas en bourse parce que cela n’est pas concret pour eux…

Et cela l’a été aussi pour moi pendant longtemps.

Aujourd’hui, quand j’investis dans une action, je me dis que j’achète en fait l’entreprise entière…

Que je fait confiance à cette société, à son dirigeant, que je crois en ses produits et en la valeur qu’elle apporte.

Autrement, cela n’a aucun sens pour moi et je n’accroche pas.

Comment faire alors pour aller au-delà des chiffres et des graphiques ?

Comment rendre cela concret et remplit de sens ?

 

Faire parler un chiffre

Pour un investisseur en bourse, le document le plus important est le rapport annuel.

Ce document indique ce que l’entreprise gagne, ce qu’elle a comme dette, comment elle gagne de l’argent, dans quoi elle investit, etc…

C’est la base.

Mais il y a un problème.

C’est un document officiel et je le trouve personnellement imbuvable.

Il fait plusieurs dizaines de pages et présente la comptabilité de l’entreprise.

Je trouve que le langage utilisé est assez difficile d’accès et ne permet pas à monsieur tout le monde de comprendre correctement ce qui y est présenté.

Mais comme on l’a dit, c’est la base.

Il n’est pas envisageable pour un investisseur de ne pas s’intéresser au rapport annuel d’une entreprise dans laquelle il investit.

Ce que j’essaie de faire cependant, c’est de m’intéresser à l’essentiel.

Les choses qui ont du sens et qui sont réellement importantes pour pouvoir faire mon choix d’investir ou pas.

Et j’essaie ensuite de faire parler ces chiffres.

De comprendre l’histoire qu’ils racontent.

Parce que chaque chiffre, chaque ratio, raconte une petite partie de l’histoire de l’entreprise.

Pour exemple, il y a un ratio qui est le rendement des capitaux propres (en anglais ROE ou Return On Equity).

C’est l’un des ratios préférés de Warren Buffett.

Ce ratio nous dit si l’entreprise a investit correctement l’argent qu’elle a eu à sa disposition durant l’année.

Un ratio supérieur à 10 % est un bon signe.

Cela est une marque de la compétence des dirigeants à bien investir l’argent qu’ils ont à charge.

Lorsque je vois un ROE supérieur à 10 %, je me dis que les dirigeants sont compétents et font bien leur travail.

Si ce ROE est aussi élevé pendant plusieurs années, je me dis que cette entreprise réussit à travailler pour le long terme et c’est encore un meilleur signe pour moi.

Mon job ne sera pas de faire parler tous les chiffres de l’entreprise…

Mais plutôt de la comprendre, de la donner du sens, avec le maximum d’éléments à ma disposition.

Je ne comprendrai pas tout, mais je comprendrai l’essentiel.

Et chaque bout d’histoire que j’aurai construit me donnera, assemblés à la fin, l’histoire de la société.

 

Qui a la meilleure histoire ?

Il est très rare de tomber sur le scénario parfait.

L’histoire parfaite qui nous tiendra en haleine du début jusqu’à la fin.

Il y a toujours un couac…

Un rythme problématique, des éléments non cohérents ou un manque de profondeur.

L’entreprise parfaite n’existe pas non plus.

Il y aura toujours un grain de sable : une croissance en perte de vitesse, une dette un peu trop élevée ou une rentabilité qui stagne…

Notre but en tant qu’investisseur n’est donc pas de trouver l’histoire parfaite, mais de chercher les meilleurs histoires.

Les entreprises qui nous parlent et qui résonnent en nous.

Chacune d’entre elles a une histoire.

Certaines parleront davantage à d’autres qu’à nous.

Mais un investisseur futé réussira à construire les histoires de ses investissements.

Il réussira à voir au-delà des chiffres, des graphiques ou des ratios.

Les superinvestisseurs de Graham et Doddsville

Les superinvestisseurs de Graham et Doddsville

Imaginez que l’on organise une grande compétition de pile ou face.

225 millions d’orang-outans y participent.

Ils peuvent bien y participer, cela ne demande pas d’avoir une compétence particulière de jouer à pile ou face.

Il y aura toujours un gagnant et un perdant.

Chaque participant possède au début de la compétition 1 € et mise, à chaque partie, toute la somme qu’il possède.

À la fin du 1er jour, la moitié des orang-outans aura gagné et l’autre moitié aura perdu.

Les gagnants auront donc 2 € à la fin du 1er jour.

Le 2ème jour, à nouveau une partie.

Encore une moitié de gagnant et une moitié de perdant.

Au bout de 20 jours, il y aura précisément 215 orang-outans qui auront gagné plus d’1 millions d’euros.

Ces 215 gagnants auront réussi à deviner 20 fois de suite le côté sur lequel allait tomber la pièce.

Ces orang-outans pourraient presque se prendre pour des génies, mais il n’en est rien, tout cela n’est que mathématique.

Imaginez maintenant que sur ces 215 orang-outans, il y en 40 qui viennent du même zoo.

On serait alors sûrement intéressé de savoir s’il y a un “truc”.

Peut-être qu’ils mangent une nourriture particulière, peut-être qu’ils font un certain type d’exercice ou peut-être qu’ils ont lu un livre qui leur a permis de faire la différence.

Dans le monde de l’investissement, ce zoo, c’est Graham et Doddsville.

 

La valeur, la valeur, la valeur

Graham et Dodd sont à l’origine d’une méthode d’investissement qui a permis à ceux qui l’ont adoptée de devenir de superinvestisseurs.

Des investisseurs qui surperforment sur de longues périodes les performances du marché.

Cette méthode, c’est l’investissement dans la valeur.

Ces investisseurs sont Warren Buffett, Charlie Munger, Walter Schloss, Howard Marks et d’autres.

Ils ont tous réussi à surperformer le marché sur de longues périodes.

Jetons alors un coup d’oeil à cette méthode qui n’a l’air de ne faire que des heureux.

Comme on l’a dit, cela consiste à investir dans la valeur mais la valeur, qu’est-ce que c’est réellement ?

Les actifs

Si on devait résumer simplement en quoi cela consiste, ce serait acheter des actions qui valent 1 € au prix de 0,50 €.

Toute l’histoire sera donc de trouver le moyen d’estimer le plus justement possible la valeur d’une action.

Pour ça, on va arrêter de considérer une action comme une ligne dans un porte-feuille mais plutôt comme une entreprise.

Au final, une action c’est bien un morceau d’entreprise, une part de la propriété d’une compagnie.

Maintenant comment savoir combien vaut cette entreprise ?

Pour Mr Graham et Mr Dodd, la valeur se trouve à l’origine dans ce que possède une entreprise, ses actifs.

Imaginez par exemple que l’on souhaite acheter une boulangerie.

Alors je n’ai aucune idée de combien cela pourrait se vendre, mais imaginons que l’emplacement vaut 100 000 € et que tout ce que la boulangerie possède, ses machines, son four, ses ustensiles, etc… valent 50 000 €.

Nous savons aussi que ce business n’a aucune dette.

Super, rien à devoir à la banque…

Intuitivement, on comprend qui si nous arrivons à avoir cette boulangerie pour moins de 150 000 €, on fera une affaire.

En achetant cette boulangerie, on obtiendrait 150 000 € d’actifs et aucune dette.

Dans le pire des cas, même si le business tournait mal et que la boulangerie ne fonctionnait pas, on pourrait tout revendre et empocher 150 000 €.

Vous vous dites peut-être que le boulanger n’a aucune raison de vendre sa boulangerie à moins de 150 000 €, il lui suffirait de tout vendre lui-même.

Et pourtant, sur les marchés boursiers, il peut exister des entreprises qui se vendent à un prix inférieur à la valeur de leurs actifs.

Ce sont de vrais bonnes affaires.

C’est un peu comme si c’était les soldes et qu’on nous vendait des actions à -50 %.

Au début de sa carrière, Warren Buffett ne recherchait que ce genre d’opportunités.

Internet n’existait pas et il était beaucoup plus fastidieux à l’époque de faire ce travail de recherche et d’analyse.

Aujourd’hui, un screener peut nous faire ce travail et vous imaginez donc bien que ce genre d’opportunités aujourd’hui devient de plus en plus rare.

C’est pourquoi aujourd’hui, la valeur ce n’est plus uniquement les actifs qu’une compagnie possède.

Les bénéfices

Une entreprise, ce sont des actifs mais c’est surtout une capacité à faire des bénéfices.

Une société n’aurait aucune raison d’être si elle ne peut pas gagner de l’argent.

Les bénéfices seront donc un aspect capital pour savoir si une entreprise a de la valeur ou non.

Quelle est donc cette valeur ?

Il existe une méthode de calcul qui permet d’estimer cela.

Mais cela consiste en fait à se dire : combien suis-prêt à payer aujourd’hui, pour recevoir les bénéfices futurs de cette entreprise ?

Si on investit 1 000 € aujourd’hui, ce n’est pas pour recevoir 1 000 € dans 1 an.

On veut un retour sur investissement.

Une rentabilité qui nous permettrait de prendre le risque de placer notre argent.

La valeur de ces bénéfices sera donc la somme de tous les bénéfices futurs de cette entreprise en faisant attention à prendre en compte le temps qui se sera écoulé lorsque l’on percevra ces bénéfices.

Ce n’est pas aussi intimidant que cela peut paraître.

Une formule simple permet d’estime cela.

On ne rentrera pas dans le détail de ce calcul dans cet épisode mais si cela vous intéresse, il s’agit de la méthode d’évaluation DCF (Discounted Cash Flow).

Notre boulangerie de tout à l’heure vaudra donc bien plus cher si on s’aperçoit que depuis quelques années il s’agit d’une entreprise qui voit ses bénéfices augmenter années après années…

Par contre, si cette boulangerie perd chaque année de l’argent, vous imaginez bien que son prix de vente sera un prix au rabais.

Lorsque j’évalue la valeur d’une société, c’est l’aspect des bénéfices qui m’intéresse le plus.

J’aime savoir que les actions que je possède sont les actions d’une société qui gagne de l’argent et encore mieux, d’une société qui voit ses bénéfices augmenter année après année.

La croissance

Il y a enfin un dernier aspect qui entre en compte dans l’estimation de la valeur d’une entreprise.

C’est son potentiel de croissance.

C’est à dire sa capacité à grandir et à devenir de plus en plus profitable.

Il s’agit là de l’aspect le plus spéculatif de cette méthode, le plus sensible et le plus difficile à appréhender.

Comment savoir comment va évoluer une société dans 5, 10 ou 20 ans ?

On ne le peut pas.

On peut essayer, mais on fera au mieux, une estimation qui ne tombera pas très loin de la réalité.

C’est pour cette raison qu’il faut faire très attention à ne pas donner trop d’importance à ce critère.

Vous connaissez sûrement Tesla.

C’est une société extraordinaire qui change déjà le monde.

Les voitures électriques sont sûrement le futur du transport mais Tesla est une compagnie qui ne gagne pas d’argent.

Depuis qu’elle est publique, depuis qu’il est possible d’acheter ses actions sur les marchés, Tesla ne gagne pas d’argent.

Et pourtant, cette entreprise vaut plus de 33 milliards de dollars.

Cette valeur est soutenue principalement par les attentes des investisseurs vis-à-vis de sa futur croissance.

Cela a de la valeur.

Mais une valeur qu’il faut prendre avec précaution.

 

Pourquoi si peu d’habitants à Graham et Doddsville ?

Cette méthode est simple.

Elle repose sur des principes que tout le monde peut comprendre.

On recherche de la valeur dans les actifs, les bénéfices et une possibilité de croissance.

Une fois cette valeur estimée, il reste cependant une dernière étape : se protéger.

Notre estimation ne sera jamais exacte.

C’est une estimation.

On se réservera donc une marge de sécurité afin que, même en cas d’erreur ou d’évènement imprévu, on ne perdra pas d’argent.

Si on estime la valeur d’une action à 100 €, on peut se garder une marge de sécurité de 30 % par exemple et n’investir que si le prix de l’action est à 70 € ou moins.

En ayant une marge de sécurité, dans tous les cas où une action se vend à un prix inférieur à sa valeur, il y a possibilité d’investissement.

Une dernière question se pose quand même.

Si cette méthode est si efficace, pourquoi si peu de personnes investissent de cette manière ?

Lorsqu’on a posé la question à Warren Buffett, sa réponse a été : “Parce que personne ne veut devenir riche lentement”.

Cette méthode n’est pas sexy.

Elle demande de la patience, il faut parfois plusieurs années avant que le marché reconnaisse la valeur d’une action.

Et elle requiert une certaine maîtrise de soi.

Il y aura des moments où tout le monde cherchera à vendre ses actions : en tant qu’investisseur dans la valeur, on doit pouvoir avoir assez de sang froid pour repérer que c’est dans ces moments qu’apparaissent les meilleurs opportunités.

Mais il est difficile d’acheter quand tout le monde est effrayé et cherche à fuir les marchés.

Il faut avoir cette force d’esprit d’aller souvent à contre courant, pouvoir ne pas suivre les foules.

Mais si on arrive à rester fidèle aux principes de Mr Graham et Mr Dodd, à garder la tête froide même dans les périodes les plus difficiles, il y a de bonnes chances pour que l’on puisse faire partie de la famille des investisseurs de Graham et Doddsville.

 

Les 3 qualités qui ont permis à Warren Buffett de réussir

Les 3 qualités qui ont permis à Warren Buffett de réussir

C’est la personne de Warren Buffett qui m’a d’abord intéressé, plus que sa réussite.

Sa simplicité et sa générosité.

Il n’hésite pas à partager régulièrement ce qu’il sait en matière d’investissement mais de façon à ce que tout le monde puisse comprendre, très simplement.

S’il y avait une chose qu’il aimerait que les gens gardent en mémoire de lui un jour, ce serait qu’il a fait de son mieux pour être le meilleur professeur possible.

Il accorde davantage de valeur à ce qu’il transmet qu’à la richesse qu’il possède.

Et lorsqu’on s’intéresse à sa vie, on se rend compte que Warren Buffett est un riche qui ne vit pas du tout comme un riche…

Et c’est là probablement la clé de sa réussite.

 

Qui est Warren Buffett?

Avant de parler de Monsieur Buffett, parlons un peu de son histoire pour mieux le comprendre.

Warren est quelqu’un qui a grandi et qui vit aujourd’hui encore à Omaha, aux Etats-Unis.

Il a acheté sa première action à l’âge de 12 ans.

Et il a su dès son plus jeune âge qu’il voulait devenir riche.

Pas pour les Lamborghini ou le luxe, non, il a compris assez tôt que ce n’est pas ce qui allait le rendre heureux.

Lui, ce qu’il voulait, c’était de la liberté, de l’indépendance et l’argent est un très bon moyen d’en avoir.

Il découvre son mentor, Benjamin Graham, à l’université.

C’est lui qui va tout lui apprendre en matière d’investissement.

Et encore aujourd’hui, ce sont les principes de Graham qu’il utilise pour investir.

Cette méthode consiste à voir une action comme une entreprise et à l’acheter à un prix inférieur à ce qu’elle vaut réellement.

C’est de l’investissement dans la valeur.

À l’époque, Warren comme son mentor, ne recherchaient la valeur d’une entreprise uniquement dans ce qu’elle possédait, ses actifs.

Et ça, quelque soit l’entreprise.

Souvent il s’agissait d’entreprises au bord du dépôt de bilan, des entreprises qui n’avaient parfois plus d’avenir.

Mais lorsque Warren croise la route de Charlie Munger en 1959, Charlie lui fera voir les choses autrement :

“Il est bien plus intéressant d’acheter une compagnie extraordinaire à un prix correct qu’une compagnie correct à un prix extraordinaire.”

C’était ce que Charlie à encourager Warren à faire : rechercher de la valeur ailleurs que dans ses actifs mais à regarder aussi le dirigeant de la compagnie, la croissance potentielle, l’avantage compétitif ou l’image de l’entreprise.

Warren a donc pris ce virage et est aujourd’hui la 4ème richesse mondiale.

Mais les principes de son mentor sont encore d’actualité aujourd’hui et même si sa manière de voir les choses ont évolué, ce qu’il a appris en tant que jeune étudiant de Benjamin Graham lui sont d’une valeur inestimable encore aujourd’hui.

 

De la sobriété dans son style de vie

Maintenant qu’on connaît un peu mieux l’homme qui se cache derrière l’investisseur, venons maintenant à ce qui, à mon avis, a fait son succès.

Warren Buffett est un homme intelligent mais il a surtout des qualités qui lui ont permis d’arriver là où il en est aujourd’hui.

Des qualités que l’on peut tous développer et qui peuvent nous aider même au-delà de l’univers de l’investissement.

La première de ces qualités est la sobriété.

C’est la première chose qui m’a marqué lorsque j’ai vu pour la première fois un reportage sur sa vie.

Warren Buffett vit comme monsieur tout le monde.

Il vit dans la même maison depuis 1958.

Maison qu’il a acheté pour 31 500 $.

La voiture qu’il conduit depuis des années est une Cadillac.

Bon, il s’est fait plaisir récemment et en a acheté une nouvelle en 2014 à 45 000 $.

Mais pas de yacht en vue, pas de voiture de luxe ou de villas à plusieurs millions de dollars.

Ce n’est pas ce qu’il possède qui le rend heureux mais plutôt ce qu’il construit, ce qu’il partage et le temps passé avec les personnes qu’il estime.

Warren répète souvent que si on n’arrive pas à être heureux avec quelques milliers de dollars, ce n’est pas avec quelques millions qu’on le sera.

Vous me direz que c’est facile à dire pour quelqu’un qui possède des milliards…

Mais ces milliards ne sont effectivement pas dépensé dans un matérialisme qui n’aurait pas de sens.

Est-ce un détail ?

Nombre de millionnaires vivent et profitent pleinement de leur argent, pourquoi est-ce que ce ne serait pas possible de faire la même chose ?

Parce que pour devenir financièrement indépendant, il faut savoir réussir à ne pas dépenser l’argent que l’on a.

Et bien souvent, on dépense de l’argent que l’on n’a pas, en prenant celui de la banque par exemple.

La sobriété ce n’est pas se priver, mais c’est se contenter de l’essentiel sans chercher le superflu.

Des études ont démontré qu’on a tendance à adapter notre style de vie à notre salaire.

Je gagne plus d’argent, je dépense plus d’argent.

Je gagne encore plus, je dépense encore plus.

Bien souvent, c’est du superflu qu’on a tendance à combler dans ces  cas là.

On se trouve des besoins qui n’existaient pas quelques années plus tôt.

La sobriété a donc deux facettes  qui me semblent essentiels :

  • D’abord, elle permet de se rendre compte qu’on n’a pas besoin d’être riche pour vivre riche. Les choses qui comptent réellement, les choses qui ont de la valeur dans notre vie, si on y fait attention, ce ne sont pas généralement des choses qui demandent des millions.
  • Ensuite, la sobriété est le meilleur moyen d’atteindre l’indépendance financière. Et cette indépendance financière est surtout là pour nous permettre d’avoir plus d’indépendance et de temps. Cette liberté que l’on cherche à obtenir ne peut pas être acquise si on a des besoin qui nous ruinent tous les mois.

 

La fidélité à ses principes et ses méthodes

Vers la fin des années 90, lorsque les entreprises technologiques explosaient et que les marchés  atteignaient des sommets records, tout le monde voulait sa part du gâteau.

Tout le monde voulait investir dans ces entreprises voyant là des profits faciles à se faire.

Warren Buffett ne faisait cependant pas partie de ces personnes.

Il a longtemps resté éloigné des entreprises technologiques parce qu’il ne les comprenait pas.

Lorsque la bulle a éclaté durant les années 2000, Warren ne faisait donc pas partie des  victimes de cette folie.

Ce qui guide Warren, ce qui lui donne une ligne directrice ce sont ses principes et sa méthode d’investissement.

Il leurs est resté fidèle quelque soit la situation.

Le gain facile peut se trouver partout, dernièrement, c’était dans les crypto-monnaies avec le bitcoin.

Mais sans une ligne directrice, on sera là comme un poulet sans tête à courir vers la moindre opportunité qui brille.

Warren a  des principes de vie et d’investissement forts.

Il est capitaliste mais n’est pas matérialiste.

Ses investissements sont dans des sociétés qui apportent de la valeur à toutes les parties prenantes (investisseurs, clients, employés,…)

Toujours, ce qu’il recherche c’est de la valeur à prix intéressant.

Il ne spécule jamais.

Sa méthode d’investissement n’a que très peu changé au cours de sa vie.

C’est cette constance qui fait son succès.

Quelque soit la stratégie, il est nécessaire d’avoir de la constance sinon les résultats ne seront pas là.

Sans des principes forts, le gain pour le gain ne nous fera pas tenir dans le temps.

Faire de l’investissement une pratique de vie, une pratique basée sur des principes solides et en accord avec ce que l’on croit, c’est quelque chose de primordiale pour réellement réussir et pas seulement faire des “coups”.

 

La patience

Le dernier trait de caractère que Warren Buffett possède est peut-être le plus important.

C’est la patience.

Sa capacité à voir sur le long terme tout en prenant plaisir dans le processus.

En étant humain, on a un biais qui nous pousse à chercher la satisfaction immédiate.

On recherche à avoir des résultats tout de suite et sans attendre.

C’est pour cette raison qu’il est si difficile d’épargner, d’aller à la salle de sport ou de manger sainement.

Ce sont des efforts qui n’apportent pas un résultat immédiat.

Mais les résultats les plus intéressants s’obtiennent avec cette vision de long terme.

Encore plus dans l’investissement.

La magie des intérêts composés est de plus en plus puissante chaque année d’investissement.

Tant de personnes ont beaucoup de mal avec cette approche et c’est pourquoi lorsqu’on parle de la bourse, c’est souvent le trading qui vient en premier.

Le trading, c’est acheter et revendre des actions sur une courte période.

Les résultats que l’on obtient sont quasi immédiats et apportent donc une satisfaction plus grande que s’il fallait attendre plusieurs années.

Malheureusement, le trading est souvent un jeu où l’on perd de l’argent et même dans les cas où on arrive à être gagnant, les résultats obtenus sont loin des résultats de l’investissement à long terme.

Warren Buffett est devenu millionaire à 30 ans.

Mais il avait commencé à investir presque 20 ans auparavant.

Aujourd’hui il a 88 ans et il continue à investir.

Il faut de la patience pour investir, oui, mais pas seulement.

Il faut pouvoir apprécier ce moment d’attente.

Un jeune garçon a posé la question à Warren à la réunion annuelle de Berkshire Hathaway il y a quelques jours :

“Comment fait-il pour maîtriser aussi bien la gratification retardée ?”

En d’autres termes, comment faire pour se libérer de notre biais qui nous pousse à aller vers la gratification immédiate ?

La réponse de Warren a été claire : si nous ne trouvons pas le moyen de profiter du processus, du chemin qui mène vers le résultat, cela va être très compliqué.

Warren investit encore aujourd’hui parce que c’est ce qu’il aime faire.

Être patient est bien plus intéressant lorsqu’on sait que l’on va s’amuser.

 

 

Les 4 clés pour un bon investissement

Les 4 clés pour un bon investissement

La finance, ce n’est pas mon univers.

Je ne suis pas les news financières chaque jour.

Je regarde le prix de mes actions le moins souvent possible.

Et j’évite d’analyser les graphiques des cours des actions.

Pour moi, ce ne sont pas des choses importantes quand il faut investir.

Ce qui compte réellement ce sont 4 éléments.

 

L’investissement à la Warren Buffett

La première fois que je me suis intéressé à la bourse, je n’y ai pas compris grand chose.

En fait, je n’étais pas rentré par la bonne porte.

J’essayais de comprendre le jargon ou les manières d’analyser les courbes des cours.

Ça ne m’a pas parlé, ça manquait de sens et de concret.

Il a fallu alors quelques années avant que je découvre la manière d’investir de Warren Buffett.

Warren, lui, était plus clair.

Pour lui, une action est une société.

Pour faire de bons investissements, il “suffit” d’acheter les actions de bonnes sociétés.

Et cela s’arrête à là.

Mais qu’est-ce qu’une bonne société ?

Pour trouver cela, il utilise 4 clés qui lui permettent de trouver l’investissement idéal.

 

Le sens

Le premier élément est le sens.

Quand on fait un investissement, on doit le comprendre.

Il doit être dans notre cercle de compétence.

La bourse, c’est immense.

Il existe des milliers d’actions et il est impossible de toutes les connaître.

Warren Buffett lui-même met de côté 90 % des actions.

Pour moi, par exemple, il n’est pas envisageable que je m’intéresse aux actions de l’industrie pharmaceutique.

Je prends parfois du paracétamol mais cela ne suffit pour que je me sente compétent pour comprendre ce que fait une société pharmaceutique.

À l’opposé, j’utilise beaucoup les nouvelles technologies, c’est donc un endroit qui a davantage de sens pour moi.

On doit rester dans notre cercle de compétence.

Et vous en avez nécessairement un.

Regardez ce que vous aimez, ce qui vous passionne, ce dans quoi vous dépensez votre argent : votre cercle de compétence n’est sûrement pas loin.

Si la photographie par exemple a une place importante dans votre vie, il y a des chances que vous ayez des connaissances dans ce domaine.

Votre prochain investissement sera donc sûrement dans une compagnie qui a un lien avec la photographie.

À l’épreuve du temps

Pourquoi est-ce important que notre investissement ait du sens pour nous ?

Parce que nous allons faire des investissements que nous allons garder plusieurs mois voire plusieurs années.

Et sur des périodes de temps aussi longues, les entreprises changent.

Peut-être qu’elle va créer de nouveaux produits, peut-être qu’elle va se diversifier, peut-être même qu’elle va changer complètement de business modèle.

Ces éléments peuvent avoir une répercussion sur notre investissement.

Voilà pourquoi il est essentiel de comprendre dans quoi nous avons mis notre argent afin de réagir de la bonne manière.

Au delà de ça, la mission qui anime la compagnie doit également nous parler.

Nous allons investir pendant de longues années et s’il n’y a que le gain qui nous attire, notre pratique de l’investissement sera superficielle.

À la moindre tempête, à la moindre crise, on risque de tout laisser tomber.

Mais si notre argent se trouve avec des entreprises qui nous tiennent à coeur et dont on soutient les actions, investir prend alors une toute autre dimension.

 

Le capitaine

La deuxième clé importante dans notre processus d’investissement est le dirigeant : celui qui mène le bateau.

C’est lui qui a une part du destin de l’entreprise entre ses mains.

Et vous vous souvenez, on n’investit pas dans des actions mais dans des sociétés.

Si la société se porte bien, l’action elle aussi se portera bien.

Le dirigeant a donc un rôle important pour nos investissements.

Comment savoir alors qu’un dirigeant est de qualité ?

Parce que, bien sûr, on ne sera jamais face à face avec le PDG de telle société, comment juger alors de sa compétence ?

Un élément important est sa capacité à allouer efficacement l’argent de la société.

Est-ce que l’argent alloué à tel ou tel projet à un bon retour sur investissement ?

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas si difficile que ça de le savoir.

Sans trop entrer dans les détails, en regardant les chiffres de la société, le ‘Retour sur fonds propres’ (ou ‘Return on equity’ en anglais) est un bon indicateur de la performance du dirigeant.

Deuxième chose, notre dirigeant doit être digne de confiance.

Et là à nouveau, difficile de se faire une idée sans pouvoir le rencontrer.

Mais grâce à la magie d’Internet, il est possible aujourd’hui de savoir beaucoup de choses depuis chez soi.

Et là, c’est à nous de faire nos petites recherches.

En tapant le nom du dirigeant sur Google, on peut parfois en apprendre beaucoup.

On peut alors voir si cette personne a été impliqué dans des scandales…

Ou si au contraire, elle a réussit à résoudre des situations qui étaient critiques pour la société.

Un bon indicateur pour cela également est la transparence dont le dirigeant fait preuve.

Quelqu’un digne de confiance n’aura pas peur de faire face à ses erreurs.

Si vous voyez de l’honnêteté, de la transparence et une faculté à prendre complètement ses responsabilités, c’est bon signe.

C’est le moment donc d’utiliser toutes nos compétences de stalker à bon escient.

 

Un avantage compétitif

La  troisième clé pour faire un bon investissement est de chercher des sociétés qui possèdent un avantage compétitif.

Un exemple et ce sera plus clair.

Facebook a un avantage compétitif énorme par exemple : il possède une communauté de 2,3 milliard d’utilisateurs.

Est-ce que vous imaginez à quel point cela serait difficile pour un concurrent de faire sa place ?

Quelqu’un qui voudrait lancer son propre réseau social aurait beaucoup de mal.

Quel serait l’intérêt pour un utilisateur de Facebook de changer de réseau social  alors que tous ses amis sont déjà sur Facebook ?

C’est ça un avantage compétitif.

Warren Buffett aime voir  ça comme une sorte de muraille qui protègerait une société de ses concurrents.

Sans cette muraille, n’importe qui pourrait venir récupérer les bénéfices d’une société.

Imaginez une crêperie par exemple : c’est la seule de toute la ville.

C’est un succès, tout le monde aime les crêpes et la petite crêperie fait un tabac.

Voyant cela, Mr Dupont se dit qu’il pourrait lui aussi démarrer sa petite crêperie.

Que se passe-t-il ?

Notre première crêperie perd des clients et donc de l’argent puisque Mr Dupont s’est installé.

Cela fonctionne de la même manière pour une société qui se trouve en bourse.

Si elle ne possède pas un avantage compétitif, une muraille, elle risque de perdre des bénéfices…

Et donc de voir le prix de ses actions chuter.

Un dernier exemple : vous connaissez Coca-Cola ?

Oui, tout le monde a déjà bu un Coca.

Je suis sûr que vous avez même le logo blanc sur fond rouge en tête.

C’est également un avantage compétitif : l’image forte que certaines compagnies arrivent à créer.

 

La marge de sécurité

La dernière clé est la marge de sécurité.

Pour le mentor de Warren Buffett, Benjamin Graham, c’est la chose la plus importante dans un investissement.

Aucun investissement, aussi bon soit-il, ne vaut un prix  infini.

Nous devons être capable de payer sa valeur réelle moins une marge de sécurité.

Prenons un exemple.

Imaginons qu’on estime la valeur de notre prochain investissement à 200 €.

C’est sa valeur réelle.

On estime qu’aujourd’hui, en payant 200 €, on devrait être capable d’obtenir une certaine performance de la part de cette action.

Oui mais imaginons que l’on se soit trompé.

Les bénéfices prévus sont peut-être inférieurs à ce qui étaient prévu…

La croissance attendue est peut-être moins importante que ce que l’on avait envisagé…

Bref, cela ne se passe pas comme prévu.

Notre investissement se révèle pas si  bon que ça finalement.

On aurait pu éviter cette situation avec une marge de sécurité.

Si on estime qu’en payant 200 € notre performance sera satisfaisante, dans le cas où tout se passe bien…

On peut se dire alors qu’en payant un peu moins de 200 €, on se protège d’un quelconque imprévu.

Et même si tout se passe  comme prévu, notre performance sera alors meilleure que ce qu’on avait envisagé.

Reprenons notre exemple de tout à l’heure.

On suppose qu’en investissant 200 € dans l’action Neptune, l’année prochaine on pourrait voir le prix de celle-ci grimper à 220 €, soit une performance de 10 %.

Oui mais comme on aime prendre nos précautions et s’assurer une marge de sécurité, on décide que cette marge sera de 20 %, soit 40 €.

On devra donc payer notre action Neptune au prix de 160 € si on souhaite toujours avoir une performance de 10 % et garder une marge de sécurité de 20%.

Au final, l’année d’après, le prix de l’action sera de 205 €.

Sans marge de sécurité, notre performance aurait été de 2,5 %.

Avec notre marge de sécurité, elle est de 28 %.

Alors bien sûr, plus  il y a de risques, plus la marge de sécurité doit être importante.

Mais  elle doit toujours exister : un investissement avec un risque 0 n’existe pas.

 

Conclusion

Pour récapituler, les 4 éléments qui comptent réellement quand on investit sont :

  • Le sens, réussir à comprendre son investissement et soutenir la mission que poursuit la société
  • Le dirigeant, la  personne qui mène la société doit être quelqu’un d’intègre et de compétent
  • L’avantage compétitif, une muraille doit pouvoir  protéger la société des autres concurrents
  • La marge de sécurité, c’est elle qui nous protège en cas d’imprévu

Si on arrive à trouver une action qui réponde à ces 4 critères, il y a de bonnes chances que notre futur investissement soit le bon.

La bourse, est-ce vraiment risqué ?

La bourse, est-ce vraiment risqué ?

Les français n’aiment pas la bourse.

Il suffit de regarder ce qu’ils en disent pour comprendre pourquoi :

– C’est trop risqué.

– C’est une arnaque !

– Je n’ai pas envie de perdre mon argent.

La bourse est donc assimilée à une sorte de grand casino un peu incompréhensible.

Et pourtant, c’est le meilleur placement qui existe à long terme.

 

Une réputation justifiée ?

Depuis la crise de 2008, le nombre d’investisseurs en bourse a diminué de moitié en France.

Ce sont ces évènements qui refroidissent les investisseurs.

Ces moments où on voit que l’argent que l’on a investi a perdu la moitié de sa valeur…

Ou ces moments où l’on ne comprend pas ce qu’il se passe, pourquoi il y a une chute des prix des actions.

À la fin, on se dit que tout ça, c’est peut-être un casino et qu’il serait préférable de ne pas y mettre les pieds.

Cela se comprend.

Et c’est ce que j’ai cru également pendant plusieurs années.

Je pensais que la bourse était une machine incompréhensible, faite pour des professionnels ayant fait des études en finances et qui ne cherchaient au final que le gain.

Je me suis alors détourné de cet univers pendant longtemps.

Jusqu’au moment où j’ai vu la bourse autrement.

Ce moment où je découvre que depuis que la bourse existe, elle crée de la richesse pour ceux qui y participent sur de longues périodes.

Lorsqu’on prend de la hauteur et qu’on regarde les résultats sur le long terme, on s’aperçoit que c’est le meilleur moyen d’investir son argent.

Alors, bien sûr, il y aura des moments difficiles…

Mais ces moments difficiles ne doivent pas effacer les périodes où la bourse crée de la richesse pour chacun.

 

La femme qui a surpris l’Amérique

L’histoire de Grace Groner est fascinante et permet de comprendre plus facilement la puissance de la bourse sur le long terme.

Grace Gorner est une femme qui est décédée en 2010 à l’âge de 100 ans.

Elle vivait à Lake Forest, aux Etats-Unis.

Sa vie était celle d’une secrétaire qui menait une vie simple.

Elle passait son temps à marcher depuis le jour où elle s’était faite voler sa voiture.

Vivre simplement c’est ce qu’elle a fait durant toute sa vie.

Elle n’avait ni mari, ni enfants mais avait beaucoup d’amis.

C’est lorsqu’elle a eu 25 ans qu’elle a pris une décision qui allait la rendre célèbre 75 ans plus tard.

À 25 ans donc, elle se fait embaucher à Abbott, entreprise pour qui elle travaillera pendant 43 ans.

Mais surtout, elle décide d’acheter 3 actions d’Abbott.

3 actions et pas une de plus.

Cela lui coûtera 180 $.

Elle n’y touchera plus jamais.

Elle n’achètera pas davantage d’actions, ni ne vendra quoi que ce soit.

Les dividendes que ses actions versaient, étaient systématiquement réinvestis.

75 ans plus tard, elle détient 100 000 actions qui ont une valeur totale de 7 millions de dollars.

Et pourtant, Mme Groner a connu de nombreuses crises…

9 très exactement.

En comptant bien sûr la crise de 2008 et l’éclatement de la bulle Internet pendant les années 2000.

Comment est-ce possible ?

Comment se fait-il qu’une dame qui ne connait rien à la bourse termine sa vie en étant millionaire sans que personne ne le sache avant sa mort ?

La réponse n’a rien de bien sorcier : Grace Groner a investi pour le long terme.

Et en ayant cette vision de long terme, il est possible d’avoir des résultats extraordinaires en bourse.

Est-ce que cela veut dire qu’il ne faut acheter qu’une action et attendre qu’elle se valorise ?

Bien sûr que non, il y a des risques à ne posséder qu’une seule action.

Mme Groner a eu la chance de choisir la bonne société mais elle aurait pu aussi bien choisir une société qui aurait fait faillite 10 ou 20 ans après.

Elle aurait alors tout perdu.

Elle a donc eu de la chance sur ce coup là.

Est-ce que cela veut dire qu’il faut attendre la mort avant de pouvoir être riche ?

En effet, cela ne vous aura pas échapper, Grace Groner n’a jamais pu profiter de ses 7 millions de dollars.

Cet argent est allé à une institution qui lui tenait à coeur : le Lake Forest College.

Malgré tout, il est tout à fait possible d’investir et de profiter à un moment de ses investissements.

Mais la leçon à retenir de cette histoire est que sur le long terme, les risques de crises financières ont peu d’impact.

Le risque tout court a peu d’impact si on investit pour plusieurs années.

Il ne faut donc pas se demander si la bourse est risquée mais plutôt sur quel horizon de temps je suis prêt à investir.

 

Quel est le risque de ne PAS investir en bourse ?

Mais si on retournait la question dans l’autre sens ?

En moyenne, la bourse rapporte 10 % par an…

Si on sait un minimum ce que l’on fait et qu’on arrive à être patient.

Mais supposons que l’on n’a aucune patience et que la crainte du risque trotte toujours dans notre tête et nous bloque?

Y a-t-il un risque de ne pas investir ?

C’est ce que fait une grande partie des français.

Paradoxalement, même si nous faisons parti, nous les français, des investisseurs en bourse les plus frileux…

Nous sommes quand même parmi les plus gros épargnants.

14 % de ce que l’on gagne est épargné, 11 % en Europe.

Où se trouve cet argent ?

Sur un compte courant.

Aucun risque de le perdre ainsi.

Mais à le laisser dormir cet argent, on est en réalité en train de le perdre.

Comment ?

À cause de l’inflation.

L’inflation nous fait perdre chaque année 2 % de  pouvoir d’achat.

Cela veut dire que tous les ans, notre argent perd 2 % de sa valeur.

Et ce risque là, on ne le voit pas…

Parce qu’il est discret, léger et invisible lorsque l’on regarde notre compte en banque.

Si vous avez laissé 1000 € sur votre compte, l’année prochaine, vous retrouverez vos 1000 €…

Sauf que ces 1000 € vaudront moins que l’année précédente.

La notion est subtile et on pourra en reparler dans un prochain podcast…

Mais c’est de là que vient le risque.

Si on n’arrive pas à investir notre argent à au moins 2 % de rentabilité, on est en train de perdre de l’argent.

Oui, quand on investit dans un livret A, on est en train de perdre notre argent.

Les 0,75 % promis ne permettent pas de compenser l’inflation.

L’équation est alors simple : soit on investit, soit on perd de l’argent.

 

Et l’immobilier ?

L’immobilier peut être une bonne alternative.

Pour beaucoup, c’est plus simple et plus rentable que la bourse.

Un bien a l’avantage d’être concret : on sait et on voit ce que l’on achète.

Certains se disent que dans le pire des cas, un bien on peut y vivre…

Des actions, si cela nous rapporte pas, on ne peut rien en faire.

Tout n’est pas faux.

Mais il y a quand même quelques idées reçues dans ce que je viens de dire.

D’abord, une étude : celle de la London Business School et du Credit Suisse qui ont analysé plusieurs actifs sur la période 1900 à 2018.

Je vous mets le lien dans la description de ce podcast.

Cette étude nous montre que les actifs qui ont été les plus rentables sur cette période ont été les actions.

Alors bien sûr, il est facile de trouver des gens qui ont perdu beaucoup d’argent en bourse…

Ou des personnes qui ont très bien réussi dans l’immobilier.

Mais dire que l’immobilier est plus rentable que la bourse est tout simplement faux.

Ensuite, l’immobilier est-ce vraiment plus simple ?

J’ai déjà investi en immobilier et même si le processus en lui-même n’a rien de compliqué, il demande quand même une bonne dose d’énergie et de temps.

Acheter un bien immobilier requiert de faire des visites et de traiter avec de nombreux intermédiaires comme les agents immobiliers, les notaires, les vendeurs, les artisans, etc…

Une action, aujourd’hui, cela s’achète en quelques clics, depuis le confort de son canapé, chez soi.

Cela demandera quand même une recherche préalable et c’est sûrement là-dessus que beaucoup de monde s’arrête.

Mais à mon avis, cela dépend de chacun.

Je trouve pour ma part qu’investir en bourse est beaucoup plus simple et accessible que l’immobilier.

Je n’oublie pas quand même que l’immobilier a un avantage que la bourse n’a pas.

Il est possible d’investir l’argent de la banque en immobilier.

Et la banque peut parfois être généreuse si on sait s’y prendre.

C’est un effet de levier énorme.

En bourse, cela existe aussi mais il est très peu recommandé de l’utiliser, cela peut être beaucoup plus dangereux.

Investir en immobilier peut alors parfois donner l’impression de se créer de la richesse rapidement.

Mais ce n’est qu’une impression.

 

Investir ou ne pas investir ?

La  bourse est une machine.

Et comme toute machine, c’est ce qu’on en fait qui importe.

Si on n’y prend pas garde, on peut se blesser et perdre de l’argent.

Mais si on apprend à l’utiliser, au final, on en ressort gagnant.

Le risque ne vient pas tant de la bourse mais plutôt de l’investisseur.

Celui qui saura se former un minimum, être patient et garder la tête froide aura de bonnes chances d’éviter les risques de l’investissement.

Mais attention, dans l’histoire, il serait peut être plus risqué de ne rien faire que de passer à l’action…

[Invité] Est-il possible d’investir en bourse en étant étudiant ?

[Invité] Est-il possible d’investir en bourse en étant étudiant ?

J’ai eu le plaisir d’écrire un article invité pour le blog d’Alexandre La bourse à long terme.

Cet article est écrit sous la forme d’une lettre à moi-même…

Et j’essaie de me donner les conseils que j’aurais aimé recevoir en tant qu’étudiant il y a 10 ans.

Pour lire l’article, c’est ici : Est-il possible d’investir en bourse en étant étudiant ?

 

 

Mon 1er investissement et mes premières erreurs

Mon 1er investissement et mes premières erreurs

Je pense que j’ai commencé à investir en Bourse il y a 4 ans…

Je ne m’en souviens plus très bien.

Mais je me souviens que cela m’avait presque dégoûté de la Bourse…

Tout est de ma faute et cela a eu au moins le mérite de m’apprendre des choses.

 

All weather portfolio

La stratégie qui avait attiré mon attention était celle du All weather portfolio c’est à dire un portefeuilles qui résiste à toutes les variations du marché.

La promesse : 10 % de performance tous les ans sans baisse drastique de la valeur du portefeuilles.

À l’époque, je ne savais pas ce que c’était un tracker

Et je pense que je me serais tourné plutôt vers un tracker au lieu de m’embêter comme je l’ai fait pendant 2 ans.

Oui… parce que j’ai appliqué cette stratégie pendant 2 ans.

Cela consiste à avoir 4 types d’actifs dans son portefeuilles : des actions, de l’or, des obligations court terme et des obligations à long terme.

Ces actifs étaient censé être décorellées c’est à dire qu’il n’était pas possible que les cours des 4 actifs connaissent une baisse en même temps.

Par conséquent, j’aurais dû avoir un portefeuilles équilibré, solide face aux baisses du marché et performant puisqu’il était censé avoir une performance de 10 %.

Après 2 ans, mon portefeuille était toujours au même point…

 

Mes erreurs

Ne voyant aucun résultat au bout de 2 ans, j’ai arrêté d’appliquer cette stratégie.

Est-ce une mauvaise stratégie ?

Probablement pas, elle est recommandée par Ray Dalio, l’un des plus grands investisseurs au monde.

D’où vient le problème alors ?

Et bien je ne sais pas… Et c’est ça le problème.

J’ai essayé d’appliquer une stratégie avec laquelle je n’était pas assez à l’aise.

Je comprenais l’idée mais ce n’était pas suffisant.

Je savais à peine ce que c’était que des actions ou des obligations mais j’appliquais une stratégie qui impliquait d’en avoir…

Même si cette méthode demandait peu de temps à appliquer et qu’au final, je n’ai perdu que quelques euros, je considère que j’aurais pu utiliser mon temps et mon argent plus efficacement.

Il y a un coût d’opportunité dans tout investissement, et ça, on l’oublie trop souvent.

 

Ce que j’ai appris

1 an après avoir arrêté d’appliquer cette stratégie (All weather portfolio), j’ai découvert l’investissement dans la valeur.

J’ai découvert que Warren Buffett investissait en achetant des actions qui valaient plus que ce qu’il payait.

Là, cette fois-ci, je ne referai plus la même erreur : j’ai décidé d’apprendre cette méthode avant d’investir dans quoi que ce soit.

J’ai lu plusieurs livres avant d’investir le moindre euros.

Mais au-delà du fait qu’il est important de se former avant de faire un investissement, cet épisode m’a été bénéfique pour autre chose.

J’ai appris que : La Bourse, c’est nous qui la compliquons.

Charlie Munger, l’associé de Warren Buffett, il y a quelques mois, racontait l’histoire d’une femme des années 30.

Le mari de cette femme était l’un des clients du père de Charlie Munger.

Il se souvient donc que cette femme hérita de 300 000 $ à la mort de son mari, après avoir revendu leur entreprise de savon.

Cette femme décida alors de diviser cette somme en 5 et d’acheter 5 actions.

Elle n’a jamais revendu ses actions ni acheter de nouvelles.

20 ans plus tard, ses actions valaient plus d’un million et demi de dollars.

La Bourse, cela peut être aussi simple que cela.

L’essentiel est de comprendre notre investissement, de comprendre ce que l’on fait.

Et de se créer une stratégie qui nous parle et que l’on maîtrise.

En passant, la mienne n’est toujours pas au point

Mais je la construis, bout par bout, afin qu’elle soit la plus adaptée possible à ma vision de l’investissement.

7 bonnes raisons d’investir en Bourse

7 bonnes raisons d’investir en Bourse

“La Bourse c’est compliqué ! Je n’y comprends rien…”

“Pour investir en Bourse, il faut avoir un gros capital…”

Holà, on va arrêter tout de suite les clichés et s’attaquer plutôt aux bonnes raisons d’investir en Bourse.

Prêt à démolir toutes ces fausses croyances ?

 

1. L’investissement le plus passif

Un des points importants quand on fait un investissement, c’est de réussir à le rendre le plus passif possible.

C’est à dire faire en sorte que les rendements obtenus soient liés le moins possible à notre temps.

Et là, la Bourse est la grande gagnante.

Un investissement en Bourse demande à faire des recherches et à faire quelques clics…

C’est tout.

Aucun intermédiaire, aucune négociation, aucun rendez-vous à la banque ou chez le notaire, aucune rénovation, aucun locataire à gérer… rien.

On achète de bonnes actions et on attend.

 

2. Facile d’accès

Ne commencez pas à me jeter des tomates…

Oui, oui, je vous assure que la Bourse peut être facile d’accès.

Pour quelqu’un qui voudrait consacrer le minimum de temps à cette pratique, il lui suffirait d’acheter un tracker et il aurait la performance du marché en entier.

Après avoir ouvert son compte-titres ou son PEA, il suffirait alors de faire une recherche de trackers et de passer un ordre pour en obtenir…

En quelques minutes cela peut se faire.

Le principal blocage est psychologique : investir en Bourse n’est pas dans notre culture en France contrairement aux Etats-Unis.

 

3. Un petit capital est suffisant pour commencer

Quelle est autre méthode d’investissement permet de commencer avec moins de 100 € ?

Je n’en connais pas (à part de l’investissement sur soi).

En Bourse, un très petit capital permet déjà d’investir…

Cela nous permet de voir comment cet univers fonctionne et comment il est simple d’acheter une action.

Après chacun consacrera la somme qu’il est capable de mettre de côté tous les mois à ses investissements.

Mais si quelqu’un me dit qu’il n’investit pas parce qu’il n’a pas d’argent…

Je ne pourrai pas le croire.

 

4. La puissance des intérêts composés

Comme j’aime à le dire, la Bourse est une machine à intérêts composés.

Et comme Einstein le disait, c’est l’une des plus grandes forces de l’univers.

Les intérêts composés, c’est l’effet papillon ou l’effet boule de neige…

Une fois entamé, il prend de l’ampleur et arrive le moment où on ne peut plus l’arrêter.

C’est la force qui fait qu’un petit capital peut devenir grand avec de la patience.

C’est ce qui permet de transformer 1 000 € en plus de 100 000 € en 33 ans si on a une performance annuelle de 15 %.

 

5. La solution contre l’inflation

Si vous pensez épargner et profiter de cette somme dans 10, 20 ou 30 ans, vous faites fausse route.

L’inflation sera passée par là et vous aurez perdu une grande partie de votre pouvoir d’achat.

Si on ne fait pas travailler notre argent à un taux supérieur à 2 %, on est en train de perdre de l’argent.

Et on a de la chance, la Bourse fait travailler notre argent à un taux bien supérieur à 2 % (en moyenne).

Une épargne est importante pour les dépenses imprévues.

Ensuite, il faut vite faire travailler cet argent pour nous.

 

6. Une tendance haussière depuis plus d’un siècle

Quelqu’un vous a dit que la Bourse était risquée ?

Elle est risquée pour celui qui a une vision de quelques jours ou quelques mois…

Elle est risquée pour celui qui n’arrive pas à se contrôler et vend tout à la moindre baisse de marché…

Par contre, pour celui qui voit sur le long terme, la Bourse est le placement idéal.

Voici l’évolution de l’indice S&P 500, l’indice qui regroupe les 500 plus grosses sociétés américaines…

Et ça depuis… 1871 !

 

7. Le meilleur moyen de gagner de l’argent selon Forbes

Forbes est un magazine américain qui traite du business.

Dans cet article, il s’est posé la question : “Comment les 400 plus grandes fortunes du monde gagnent leur argent ?

L’immobilier est arrivé en 3ème position.

Les technologies en 2ème position.

Et en 1ère position vient l’investissement.

“Hey, mais on n’est loin d’être des milliardaires, à quoi cela sert de regarder une liste comme celle-ci ?”

Si on veut apprendre à pêcher, la meilleure des solutions est d’aller voir un pêcheur, voir comment il fait.

Et bien la c’est la même chose.

Si l’on souhaite gagner de l’argent, regardons comment les meilleurs ont réussi à le faire.

Vaut-il mieux investir passivement ou activement ?

Vaut-il mieux investir passivement ou activement ?

Warren Buffett conseille à ceux qui veulent placer leur argent d’investir dans les trackers

Mais lui ne le fait pas et sélectionne avec précaution ses actions.

D’un côté on a la méthode passive qui ne demande presqu’aucun effort…

Et de l’autre, il y a la méthode active, qui nous demande à nous intéresser à la vie des actions.

Laquelle choisir ?

 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

Warren Buffett conseille un investissement passif à tous ceux qui ont de l’argent à mettre de côté.

La raison à cela est qu’il estime qu’il est difficile de faire mieux que le marché

Et investir passivement, grâce aux trackers, c’est avoir la performance du marché (8% – 10 % par an).

Pourquoi se fatiguer à vouloir faire mieux, en sachant que nos chances de succès sont faibles ?

La grande majorité des fonds d’investissement font moins bien que le marché, aucun intérêt donc de leur confier notre argent.

Les trackers semblent avoir tous les avantages :

  • Peu de frais
  • Bonne performance
  • Demande peu d’efforts

Et c’est effectivement un très bonne solution pour celui qui ne veut pas apprendre à investir.

Il vaut mieux placer son argent sur des trackers que de le laisser dormir sur son compte épargne

Tout le monde investit dans les trackers alors ?

Et bien non, ce n’est pas aussi simple que ça.

Il y a quand même des intérêts à apprendre à investir et à choisir ses actions de manière active.

 

En route pour la liberté financière

Le premier argument pour la gestion active est la performance : on gère activement ses actions pour avoir une meilleure performance que la gestion passive, sinon cela n’aurait que peu d’intérêt.

” Oui mais tu nous as dit que la plupart des fonds d’investissement font moins bien que le marché…

Et ce sont des professionnels, alors comment, nous, petits investisseurs amateurs, pouvons espérer faire mieux ? ”

Il est possible de faire mieux parce qu’on n’a pas les contraintes que ces professionnels ont.

Ainsi, il est tout à fait faisable, pour quelqu’un qui a acquis des notions en investissement, d’obtenir une performance de 15 %.

” Oui mais en investissant passivement, il est possible d’avoir du 10 % non ? Y’a pas une grande différence… ”

Prenons alors un exemple, on va dire qu’on investit 10 000 € sur du très long terme, une période de 35 ans paraît pas mal.

Qu’est-ce que cela nous donne pour chacune des approches ?

La méthode passive (10 %) : 10 000 x 1,1^35 = 281 024 €

La méthode active (15 %) : 10 000 x 1,15^35 = 1 331 755 €

Non, non, il n’y a pas d’erreur.

La méthode active nous permet d’avoir près de 5 fois plus que la méthode passive à cause d’un principe très puissant dans l’investissement en Bourse : les intérêts composés.

Si c’est la liberté financière que l’on recherche, c’est indéniablement par une approche active qu’il faut passer.

 

Une question d’objectif

Alors ? Méthode active ou méthode passive ?

Tout dépend de nos objectifs et de nos priorités.

Si on ne souhaite consacrer quasiment aucun temps au processus d’investissement et si une performance correcte nous satisfait, on se tournera alors vers une approche passive.

Par contre, si on a l’ambition d’atteindre la liberté financière et qu’on est prêt à apprendre à investir, c’est l’approche active qui conviendra le mieux.

Dites moi si vous avez une préférence : investissement passif ou investissement actif ?

Documentaire : Becoming Warren Buffett

Documentaire : Becoming Warren Buffett

Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous un documentaire.

Je l’ai vu il y a 1 an et je l’ai trouvé très inspirant, que l’on soit investisseur ou pas.

Ce documentaire nous parle de la vie de Warren Buffett, ses valeurs, son parcours, ses investissements.

Il est en anglais sous-titré anglais, mais il reste très accessible.

Dites moi si vous l’avez regardé et ce que vous en avez pensé.