Catégorie : Défi 24 livres

Buffett : The Making of an American Capitalist

Buffett : The Making of an American Capitalist

Mon défi de lire 24 livres en 12 mois est toujours d’actualité.

J’ai pris malheureusement un peu de retard dans ce projet…

Mais on va retrousser les manches et reprendre aujourd’hui avec une biographie de Warren Buffett.

Voici donc 5 éléments importants que j’ai pu retirer de cette lecture.

 

Ignorer la majorité des actions

Certaines personnes ont une opinion sur toutes les actions…

Buffett non.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela signifie qu’il est inutile de se compliquer la tâche plus que nécessaire…

Nous n’avons pas besoin d’analyser toutes les actions du marché pour trouver celle qui performera le mieux.

Ce qui est important c’est d’analyser les actions qui nous intéressent, celle qui nous parlent, celles qui se trouvent dans notre cercle de compétence.

Quand j’ai commencé à investir, je m’intéressais à toutes les compagnies qui semblaient sous-valorisées…

Le problème c’est qu’en commençant à faire quelques recherches ensuite, je me rendait compte que j’avais du  mal à comprendre la compagnie, ce qu’elle faisait où comment elle faisait du profit.

C’est au final une perte de temps.

Il est mieux de se concentrer sur un domaine et d’y performer.

 

Comprendre les nombres qu’on utilise

Buffett a une règle : s’il ne comprend pas un nombre, il ne l’utilise pas.

Qu’est-ce qu’il veut dire par là ?

Qu’il est nécessaire de toujours donner du sens aux nombres qu’on analyse.

Si ce nombre arrive à ne plus signifier quoi que ce soit, il faut l’abandonner.

C’est pour cette raison qu’il n’utilise pas d’ordinateur dans son processus d’investissement.

Sans arriver jusque là, je pense qu’il est important de mettre du sens dans nos analyses.

L’investissement ne se résume pas à une formule mathématique…

C’est un processus où l’on essaie de comprendre toutes les facettes d’une entreprise afin de voir si un investissement est envisageable.

Raison pour laquelle j’aime décomposer un ratio ou même décortiquer le vrai sens d’une donnée (le résultat net par exemple)…

Ainsi, tout prend sens et il est plus simple de se forger un avis solide sur telle ou telle compagnie.

 

Qu’est-ce que le risque ?

En Bourse, le risque est associé à la volatilité.

C’est à dire que plus le cours d’une action a tendance à varier, plus celle-ci est risquée.

La définition du risque pour Buffett est cependant différente : elle se résume à payer une action plus que ce qu’elle vaudrait.

Imaginez que l’on achète un appartement.

C’est exactement la même chose : il n’y a pas de biens risqués et de biens sans risques.

Si on arrive à acheter un bien qui nous rapportera plus que ce qu’on a dépensé pour l’acquérir, on est gagnant…

Quelque soit le bien.

Ce n’est pas plus compliqué que cela.

C’est pour cette raison que l’on doit porter attention à la valeur de notre investissement.

C’est ainsi que l’on pourra diminuer notre risque au maximum.

 

Une autre vision de l’investissement

Imaginez que vous êtes à nouveau au lycée.

On vous propose alors de gagner 10 % des futurs revenus mensuels d’un de vos camarades de classe.

Lequel allez-vous choisir ?

Certains prendront le 1er de la classe mais ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire…

En effet, nombreux sont ceux qui ont réussi professionnellement sans être bon à l’école.

L’élève choisi devra donc avoir plusieurs qualités : intègre, compétent, dynamique, etc…

Des qualités qui auront de la valeur sur le marché du travail plus tard.

Quand on investit, c’est la même chose.

On ne va pas simplement regarder la compagnie qui fait le plus de profits…

On regardera ses dettes, la puissance de sa marque, ses dirigeants…

Afin de pouvoir choisir celle qui sera la plus rentable pour nous.

Quand vous choisissez votre camarade de classe, vous essayez de trouver celui qui aura le plus de chance de succès…

Pour une société, on va essayer de trouver celle qui a le plus de chance de se développer et de gagner de l’argent au fil du temps.

 

Investir pour les bonnes raisons

Warren Buffett est un milliardaire heureux.

Mais sa vie n’est pas celle que l’on pourrait imaginer.

Il ne satisfait aucune compulsion consumériste en étant milliardaire…

Il profite juste d’un “environnement plus intéressant”.

Pour lui, l’argent ne peut pas changer notre santé ni faire en sorte que davantage de personnes nous aiment.

Sa fortune est une conséquence de ses efforts mais cela n’a jamais été un but en soi.

Cela nous pose une question fondamentale : pourquoi investit-on ?

L’argent ne peut pas être une finalité mais doit servir à un objectif de vie.

Quel est cet objectif de vie ?

Aujourd’hui, Warren Buffett est le philantropiste le plus généreux qui existe.

Uniquement en 2017, il a donné plus de 2 milliards de dollars.

Et il compte donner 99 % de sa fortune à sa mort.

Il semble évident que Warren a trouvé depuis bien longtemps la raison pour laquelle il investit.

A nous maintenant de trouver la nôtre.

L’éducation d’un investisseur dans la valeur

L’éducation d’un investisseur dans la valeur

Voici le transcript de la vidéo ci-dessus :

Quand Guy Spier et Monish Pabrai décident de payer 650 100$ pour un dîner avec Warren Buffett, ils avaient pour ambition de simplement le remercier en personne.

Même si cet argent allait à une association, c’était à l’époque une somme énorme pour Guy Spier.

Mais encore aujourd’hui, il considère que ce dîner a été une affaire comparé à toute la valeur que Warren Buffett leur a donnée ce soir là.

La valeur : c’est ce mot qui revient le plus souvent.

La question est donc pourquoi ces investisseurs comme Monish Pabrai, Guy Spier ou Warren Buffett sont tellement à la recherche de valeur ?

Mais surtout qu’est-ce que ce type d’investissement peut vous apprendre et vous apporter ?

 

Exprimer sa gratitude

Quand Guy Spier a découvert que la gratitude pouvait avoir un effet important sur sa vie, il décide de prendre une décision.

Il fait le choix d’écrire des notes manuscrites afin de remercier les personnes qui lui apportent de la valeur.

Il veut le faire le plus possible. Alors toutes les occasions sont bonnes pour exprimer sa gratitude : un repas, une conversation qu’il a trouvé enrichissante, un anniversaire, une conférence.

Il veut que cela devienne une habitude.

Pendant plusieurs années, il écrit des petits mots de remerciement.

Avec le recul, aujourd’hui, il pense que cette pratique a eu un effet boule de neige sur sa vie entière.

C’est grâce à ce petit geste qui ne lui coutait presque rien qu’il a pu rencontrer Monish Pabrai suite à une conférence.

Monish lui a dit par la suite, que Guy était la seule personne à lui avoir écrit un mot de remerciement ce jour là et que cela lui était resté.

Aussi, c’est grâce à cette rencontre avec Monish Pabrai que Guy Spier a changé sa vision de l’investissement et qu’il a pu ensuite partager ce dîner avec Warren Buffett.

Cette pratique, écrire des notes manuscrites, était à la base pour lui-même.

Il voulait prendre davantage conscience de la valeur que certaines personnes lui apportent.

Au final, cela lui a apporté beaucoup plus.

La gratitude est donc quelque chose de très puissant.

Si on cherche à apporter de la valeur et à exprimer notre gratitude, le résultat ne peut qu’être positif.

 

Devenir un outsider

Il y a une règle :

Si vous faites la même chose que tout le monde, vous aurez les mêmes résultats que tout le monde.

Pour avoir de meilleurs résultats, il est donc important d’avoir une approche différente.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la stratégie d’investissement de Warren Buffett, l’investissement dans la valeur, n’est pas très répandue.

La principale raison est que cette stratégie demande d’avoir une vision à long terme, ce qui est difficile pour la plupart des acteurs du marché.

Ensuite, il est important d’avoir une vision anti-conformiste.

On doit se diriger là où les autres ne sont pas.

De cette manière, on a plus de chance de trouver des opportunités.

Si tout le monde est en train d’acheter, peut-être que c’est le moment de vendre. Si tout le monde est en train de vendre, il est peut-être temps d’acheter.

Si tout le monde s’écarte d’une certaine société, peut-être que cela mérite qu’on y jette un œil.

Ce sont dans ces moments qui ressemblent à des mouvements de foule sur les marchés que les gens réagissent le plus irrationnellement.

Et nous, nous devons être assez rationnels pour profiter de ces moments où les autres ont une mauvaise perception des choses.

Enfin, Guy Spier insiste sur l’importance d’être aligné avec ce que l’on fait.

Lorsque tout le monde recherche le profit pour le profit, Guy quant à lui, ne fait pas un investissement s’il n’y a pas un rapport gagnant/gagnant.

Il veut que l’entreprise dans laquelle il investit rende la société meilleure.

Une compagnie de cigarettes, par exemple, ne fera jamais partie de ses investissements même si celle-ci est très profitable.

Ce n’est pas illégal d’investir dans la cigarette mais il y a un problème de cohérence si ce n’est pas quelque chose que l’on supporte.

 

Créer l’environnement idéal

À l’origine, Guy Spier vivait à New-York.

Le centre du monde financier se trouve dans cette ville et il semble normal d’y vivre lorsqu’on est un investisseur professionnel.

Cependant, Guy s’est rendu compte d’une chose.

Wall Street est un monde à part et ce n’est pas un monde auquel il veut faire parti.

Par ailleurs, Warren Buffett, l’un des plus grands investisseurs qui existent, vit dans sa ville de naissance : Omaha.

Et cette ville n’a rien à voir avec la finance.

Ce n’est pas un hasard et il s’agit même d’un choix délibéré.

C’est une manière pour Warren Buffett de s’éloigner de la frénésie de Wall Street.

Guy s’aperçoit alors qu’il lui faut également un environnement adapté.

Il lui faut un endroit qui lui permettra de se couper de l’influence que les marchés peuvent avoir sur lui.

Un endroit qui lui permettra d’investir sereinement et, en même temps, qui lui donnera l’occasion d’avoir une vie de qualité pour toute sa famille.

Il décide alors de déménager à Zurich.

Guy y avait déjà vécu et avait passé de très bons moments.

L’autre élément important est la pièce dans laquelle il travaille.

En visitant le bureau de Warren Buffett, quelques années après son fameux dîner avec lui, Guy s’est aperçu que cette pièce ne contenait que très peu de choses.

Tout ce qui s’y trouvait semblait être essentiel.

Il décide à ce moment de se consacrer une pièce qui sera faite pour éviter les distractions.

Guy a donc passé beaucoup de temps pour se créer l’environnement parfait.

Ce n’est pas un point à négliger si l’on souhaite être le plus efficace possible.

 

Déguster sa propre cuisine

Dans le monde de l’investissement, si l’on ne souhaite pas investir soi-même, on peut donner notre argent à quelqu’un qui le fera pour nous.

Ces personnes se trouvent généralement dans des fonds d’investissement.

Et ce fond prendra une certaine somme chaque mois pour le service qu’il vous rend, c’est à dire investir votre argent.

Normal vous me direz.

Cependant, la problématique qu’il y a avec ça c’est que peu importe le résultat de ce fond d’investissement, vous paierez quand même leurs services.

La réelle motivation de ce fond n’est donc pas d’avoir une bonne performance, mais d’avoir davantage de clients.

Aujourd’hui, Guy propose à ses clients qui souhaitent placer leur argent avec lui, de ne payer aucun frais de service.

Les clients ne payent quelque chose que lorsque leur argent rapporte plus de 6%.

Guy Spier aligne donc ses intérêts avec celui de ses clients.

Si ses clients n’ont pas une bonne performance, il ne sera pas payé.

Par conséquent, cela revient à dire que Guy fait de l’argent AVEC eux et non pas SUR eux.

Ainsi, pour Guy, c’est devenu un principe.

Quelque soit le domaine, si un vendeur a un intérêt personnel dans la vente, il ne faut pas acheter.

Parce que l’intérêt du vendeur sera dans ce cas de réussir la vente et non pas de vous faire acheter quelque chose qui vous apporte de la valeur.

  

Sagesse

Selon Guy Spier :

Si ton but dans la vie est de devenir riche, il est plutôt difficile de faire mieux que l’investissement dans la valeur. »

Guy a probablement raison, si Warren Buffett est milliardaire aujourd’hui c’est grâce à cette méthode d’investissement.

Mais au-delà de ça, j’avais envie qu’on aborde un point ensemble qui tient Guy particulièrement à cœur.

Il s’agit de la recherche de vraie valeur.

Au-delà de l’argent, d’une carrière ou d’un statut social, il faut qu’on reste à la recherche de vraie valeur.

Avoir une stratégie d’investissement est une très bonne chose mais si cela apporte de l’argent pour de l’argent sans apporter une vraie valeur à soi-même ou aux autres, cela n’a pas beaucoup d’intérêt.

L’investissement dans la valeur est donc bien plus qu’une stratégie qui va nous permettre d’être riche.

C’est une manière d’être aligné avec nous-même tout en faisant travailler notre argent.

C’est une manière d’aborder les choses qui nous poussent à rechercher un sens qui irait au-delà de l’argent.

 

Conclusion

Si je dois retirer 5 choses de cette lecture du livre de Guy Spier ‘Education of a value investor’ :

  1. La gratitude, il ne faut pas que l’on hésite à l’exprimer, cela peut faire effet boule de neige sur notre vie.
  2. Devenir un outsider, quelqu’un qui ne suit pas les mouvements de foule, c’est quelque chose d’important. C’est comme ça qu’on peut profiter d’opportunités.
  3. Notre environnement nous conditionne et nous permet d’être plus efficace dans ce que l’on fait. Il faut que l’on prenne du temps pour l’adapter au mieux à nos besoins.
  4. On doit être aligné avec ce que l’on fait, se demander continuellement si on est en train d’apporter de la valeur.
  5. L’importance d’être à la recherche de vraie valeur. Chercher la valeur réelle d’entreprises est une très bonne chose, à nous ensuite d’élargir cela à tous les autres champs de notre vie.
L’investisseur Dhandho

L’investisseur Dhandho

Voici le transcript de la vidéo ci-dessus :

Quel est le point commun entre Richard Bronson, le président de Virgin, Warren Buffett, un des hommes les plus riches de ce monde et les immigrants Patel, qui sont arrivés aux Etats-Unis en 1972 et qui dirigent maintenant plus de la moitié des hôtels de ce pays ?

La réponse est qu’ils doivent tous leur succès à ce principe : le Dhandho.

  

Faibles risques et hauts rendements ?

Avant de vous parler de ce qu’est le Dhandho, laissez-moi vous raconter l’histoire des Patel, qui sont arrivés aux Etats-Unis avec juste quelques milliers de dollars.

C’est en 1972 que papa Patel, le chef de famille arrive aux Etats-Unis.

Sa famille n’a presque rien et doit très rapidement commencer à travailler pour se loger et se nourrir.

Durant cette période, papa Patel tombe sur un petit hôtel qui est à vendre.

hotel

Il voit alors tout de suite une opportunité : avec l’aide d’une banque, il pourrait s’acheter cet hôtel, sa famille pourrait y loger et y travailler.

Quel était le risque pour la famille Patel d’acquérir un hôtel ?

Si l’affaire ne fonctionnait pas, les Patel n’auraient perdu que la somme qu’ils avaient investie, c’est à dire quelques milliers de dollars.

Qu’est-ce qu’ils auraient pu gagner ?

Un logement pour toute la famille, un travail pour chacun et un salaire qui puisse leur permettre de vivre correctement.

Aujourd’hui, les Patel représentent 0,2 % de la population aux Etats-Unis mais possèdent plus de la moitié des hôtels du pays.

Cela représente plus de 40 milliards de dollars d’actifs.

Comment les Patel ont pu réaliser cela ?

En minimisant leur risque et en maximisant leurs chances de réussite.

Monish Pabrai, l’auteur du livre « The Dhandho Investor », résume cela en nous expliquant que le Dhandho c’est simplement un pari où : « Pile vous gagnez, face vous ne perdez pas grand chose. »

 

Richard Branson ou l’entrepreneur Dhandho

À l’origine, Virgin, la compagnie de Richard Branson, est un label musical.

Ce que cette compagnie faisait, c’était vendre des CD de musique.

virgin-music

Mais le jour où Richard Branson reçoit sur son bureau un business plan pour une compagnie aérienne, cela pique son intérêt.

Branson n’y connaît rien aux compagnies aériennes mais il lui est déjà arrivé d’être déçu par des compagnies.

Il ne lui en a pas fallu plus pour s’intéresser à cette industrie.

Mais on ne monte pas du jour au lendemain une compagnie aérienne et son entourage le lui a bien fait comprendre.

Un avion coûte des millions et si cela ne fonctionne pas, ce sont des sommes d’argent énormes de perdu.

Comment Richard Branson a-t-il minimisé ses risques tout en maximisant ses chances de réussite ?

Il a tout simplement passé un coup de fil à Boeing afin de savoir s’il serait possible de louer un avion inutilisé.

Cette idée toute simple lui a permis de minimiser grandement ses risques.

Si la compagnie aérienne rencontrait le succès, Virgin pourrait investir davantage afin de la développer.

Si celle-ci échouait, Richard Branson et sa compagnie auraient perdu de l’argent mais une somme totalement négligeable face à l’opportunité de lancer cette compagnie.

Et Richard Branson ne s’est pas arrêté là.

Virgin est un groupe qui s’est lancé dans la téléphonie, la grande distribution, le ferroviaire, les hôtels, etc…

virgin-train

Et Richard Branson l’a bien compris : innover n’est pas la bonne chose à faire, il est plus intéressant pour lui de faire comme les autres.

S’il pense pouvoir apporter de la valeur à une industrie qui existe déjà, il va le faire avec le minimum de risques possible.

Il ne va pas s’embêter à inventer quoi que ce soit, il y a beaucoup moins de risques à s’introduire dans une industrie déjà bien établie.

Cette stratégie a fait son succès.

Richard Branson est devenu un entrepreneur imitateur.

 

Chercher l’incertitude

Il y a 2 moments où les opportunités se présentent : lorsque le risque est élevé ou lorsque l’incertitude est élevée. Et ce sont deux choses différentes.

Un investisseur Dhandho veut prendre le minimum de risques. Ce qu’on veut, c’est ne pas perdre d’argent.

Ce qu’on va rechercher alors c’est l’incertitude qui peut entourer une entreprise parce que c’est elle qui va créer l’opportunité.

L’incertitude qui va nous intéresser est celle qui va toucher une entreprise ou une industrie sur le court terme : cela peut être une affaire comme celle qu’a vécu Facebook lorsqu’elle a perdu des données de ses utilisateurs par exemple.

Dans le même temps, on doit s’assurer que le risque de perdre notre argent sur le long terme est faible.

Et pour ça, on peut analyser l’historique de l’entreprise, voir comment elle se débrouille au fil des années, voir si elle possède un avantage compétitif qui protègera ses revenus (voir la vidéo qui en parle ici), etc…

Mais surtout, on fera en sorte d’acheter cette entreprise avec une marge de sécurité afin de se protéger.

C’est à dire que si on estime la valeur d’une action d’entreprise à 10€, une marge de sécurité de 50 % voudra dire qu’on est prêt à acheter cette action à la moitié de son prix, donc 5€.

Pour l’investisseur Dhandho, c’est la combinaison gagnante : rechercher les opportunités qui présentent peu de risques mais beaucoup d’incertitude.

Plus l’incertitude sera élevée, plus l’opportunité sera intéressante.

 

Les actions, les actifs ultimes ?

Les actifs sont des acquisitions qui rapportent de l’argent.

Cela peut être de l’immobilier, des actions, des obligations, des entreprises, de l’or, etc…

Pour Monish Pabrai, sur le long terme, les meilleurs actifs sont les actions.

Et il faut vraiment voir les actions comme des entreprises qui tournent et rapportent déjà de l’argent.

Acheter une action a plusieurs avantages par rapport à la création d’entreprise : il est très facile d’en acheter ou d’en vendre, on peut être propriétaire avec un capital de départ très faible, et ces actions peuvent être gardées toute la vie ou juste quelques minutes.

Pour créer une entreprise, même une petite, cela demande beaucoup d’argent et de temps.

Voilà pourquoi pour Monish Pabrai :

Avoir des parts de quelques entreprises est le meilleur moyen de créer de la richesse.

 

Aller à contre-courant

Comme on l’a dit plus tôt, les meilleures opportunités sont généralement frappées par la négativité.

Elles sont la cible d’incertitudes et de doutes.

Même si vous savez que ce sont des opportunités, il est difficile de prendre la décision d’acheter un actif dont le prix est en train de chuter.

Pour être un investisseur Dhandho, un des points importants et de cultiver son anticonformisme. Il faut apprendre à aller à contre-courant.

Acheter quand tout le monde vend est très difficile psychologiquement.

Mais dépasser cette barrière psychologique est important pour pouvoir investir gagnant.

 

Conclusion

 Si je dois résumer, voici 5 choses qui me paraissent importantes dans ce livre :

  1. Il est possible d’investir avec peu de risques et le maximum de rendement, c’est l’investissement Dhandho.
  2. L’innovation est l’ennemi de l’investissement, il ne faut pas avoir peur de choisir des imitateurs mais des imitateurs qui minimisent leur risque et apportent de la valeur.
  3. L’incertitude apporte des opportunités. On doit se concentrer sur le long terme quand tout le monde se concentre sur le court terme.
  4. Les actions sont des actifs parfaits : facile à acheter, facile à vendre, demande peu de capital, représentent des entreprises qui tournent déjà très bien.
  5. Aller à contre-courant est primordial, acheter quand tout le monde vend et vendre quand tout le monde achète.

Mon défi : lire et présenter 24 livres en 12 mois

Mon défi : lire et présenter 24 livres en 12 mois

Comment se présente ce défi ?

Mon défi commence le 1er novembre 2018.

À partir de cette date, je commencerai à lire l’un des 24 livres de la liste (voir ci-dessous) et à la suite de cette lecture, je le présenterai en vidéo sur Youtube.

Je présenterai à chaque fois 5 points importants que j’ai relevés dans le livre.

Le but de ces vidéos est d’apprendre des choses qui vont VOUS aider dans vos investissements et de vous donner éventuellement envie de lire le livre.

La vidéo sortira un vendredi et vous pourrez la retrouver sur ma chaîne Youtube.

Une fois la vidéo sortie, vous pourrez y avoir accès depuis cette page, via l’article qui lui est consacré ou via la chaîne Youtube.

Le défi se terminera le 1er novembre 2019.

 

Pourquoi ce défi ?

Parce que c’est un bon moyen pour moi de continuer à apprendre.

Parce que c’est un bon moyen pour vous de découvrir des principes, philosophies, techniques, méthodes d’investissement  sans vous lancer dans la lecture de ces livres.

Parce qu’avoir mon défi affiché sur un blog me force à avoir une certaine discipline.

 

Comment les livres ont-il été choisis ?

Ce sont des livres qui sont souvent recommandés lorsqu’on s’intéresse à l’investissement en bourse.

Des livres qui sont orientés sur la méthode d’investissement de Warren Buffett, Charlie Munger, et d’autres grands investisseurs (L’investissement dans la valeur).

Des livres qui ont inspirés de nombreuses personnes : les retours des lecteurs sur Amazon (aux Etats-Unis) sont nombreux.

De nombreux livres sont anglais parce qu’ils n’ont tout simplement pas encore été traduits.

 

La liste des livres

  1. The Dhandho Investor – Monish Pabrai (Anglais)

 2. Principles – Ray Dalio (Anglais)

 3. The education of a value investor – Guy Spier (Anglais)

 4. The five rules for successful stock investing – Pat Dorsey (Anglais)

 5. Security Analysis – Benjamin Graham

 6. Business Adventures – John Brooks (Anglais)

 7. The Outsiders – William Thorndike (Anglais)

 8. Titan – The life of John D. Rockfeller – Ron Chernow (Anglais)

 9. La chose la plus importante – Howard Marks

 10. The little book that still beats the market – Joel Greenblatt (Anglais)

 11. Actions ordinaires et profits extraordinaires – Philip Fisher

 12. Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse – Peter Lynch

 13. Thinking, fast and slow – Daniel Kahneman (Anglais)

 14. Secrets pour gagner en bourse à la hausse et à la baisse – Stan Weinstein

 15. Poor Charlie’s Almanack – Charlie Munger (Anglais)

 16. University of Berkshire Hathaway – Daniel Pecaut (Anglais)

 17. L’effet boule de neige – Alice Shroeder

 18. L’investisseur intelligent – Benjamin Graham

 20. The little book of common sense investing – John Bogle

 21. Amazon : La boutique à tout vendre – Brad Stone

 22. Rule #1 – Phil Town (Anglais)

 23. Conscious capitalism – Robert Mackey (Anglais)

 24. Le  capital au XXIè siècle – Thomas Piketty

 

PS : Les liens ci-dessus sont des liens affiliés. J’obtiens une commission si vous utilisez ces liens et vous ne payez pas plus cher. Vous être libre, bien sûr, de ne pas passer par ces liens si ces livres vous intéressent.